‹ De Pascal à Chateaubriand [microform]. Les défenseurs français du christianisme de 1670 à 1802Chapitre 354 sur 390 · ou Harangue aux idéologues modernes », Paris · texte numérisé non relu

ou Harangue aux idéologues modernes », Paris

4. Il donne en 1803 un Mémoire couronné nar l'Institut ««.. . /> , . ...

5. On réimprime les conférences populaires de Bearier en 1801. 8. Ann. de la rel, t. VI, n<> 24.

Renaissan-

ce du spiri-

tualisme

Faiblesse

des apologies.

Le christianisme antirépublicain

Ne nous arrêtons pas à la Religion vengée de Remis (1) qu'on fait paraître en 1795. C'est léger, léger, et, en cherchant bien, l'on y trouve 5 lignes sur le Christ. La réfutation d^Helvétius (2) par Laharpe converti n'apporte non plus rien de neuf et VApologie de la religion (3) par l'évêque assermenté de Quimper, Aiidrein, assassiné par les chouans comme il rejoignait son diocèse, ne prouve que la foi d'un de ces prêtres « patriotes », flétris par leurs adversaires comme d'horribles mécréants. , * •»

Mais une apologie est d'un accent nouveau parce qu'elle fait face à un nouveau danger. Le paradoxe de Bayle sur l'évangile fauteur du despotisme a traversé le siècle, enrichi, remanie par les événements et par les hommes. Après la Vendée et la révolte dune partie du clergé contre la liberté naissante, il prend cette •forme grosse de conséquences redoutables pour l'avenir de la France : le christianisme est incompatible avec la République.

C'est à en croire le P. Lambert, le sentiment du rapporteur qui provoqua le décret du 3 ventôse sur la liberté des cultes (4). Il proteste avec désespoir contre un divorce si funeste, dans son Apologie de la religion chrétienne et catholique contre les blasphèmes et les calomnies de ses ennemis {b). On la représente à la tribune de l'assemblée nationale « comme une espèce de bete « féroce qui, née de la superstition et de l'imposture, laisse parce tout en traversant les nations et les siècles des traces sanglantes (c de ses fureurs ». On l'accuse d'être « servile par sa nature, <' auxiliaire du despotisme par son essence, de trafiquer partout « et en tout temps avec les despotes de la liberté du genre « humain » (6). On sait en effet que nos philosophes n'ont été m serviles ni tremblants devant le triumvirat Robespierre-Couthon- Saint-JusL L'esprit de la religion est douceur et charité. Elle désavoue ceux qui la défendent par les armes. Et Lambert blâme la Vendée : ^

1. Poème en 10 chants, Parme pet. fol. et 4». Il se réduit V«%*<*^^^- /"/"aiglon fait le bonheur de rhomme et de la société. V. Ann. de la rel. chrét\ t. VI.

^%. Réfutation du livre de l'Esprit prononcée au Lycée républicain ^Bn^ \e^ séances des 26 et 29 mars et 3 et 5 avril, Paris an V. 8» ; rééd. dans La philosophie du XVIII*' siècle 1805, et, depuis, dans toutes les éditions du Cours de

littérature.

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