‹ De plusieurs phosphores métalliquesChapitre 4 sur 6 · PHOSPHURE D’ÉTAIN · texte numérisé non relu

PHOSPHURE D’ÉTAIN

L’appareil dont j’ai donné précédemment la description m’a servi à former plusieurs autres phosphures métalliques. En remplaçant la nacelle de zinc par une contenant de l’étain, le phosphore se combine à l’étain fondu sans éclat, et après refroidissement on a un lingot de la forme de la nacelle offrant à. sa surface une cristallisation enchevêtrée présentant une grande facilité de clivage. Ce lingot rompu présente alors intérieurement de beaux cristaux. Ce sont des prismes obliques à base rhombe. Il y a trois clivages obliques; si l’on regarde les faces de clivage comme parallèles aux faces de la forme primitive, on aurait pour angle de la base sur les faces du prisme environ 101°, et pour angle aigu des faces du prisme environ 58°.

Le phosphure d’étain soumis à l’action de la chaleur fond et perd son phosphore que l’on voit brûler à la surface en se dégageant petit à petit de sa combinaison. L’acide sulfurique n’a pas d’action sur ce corps; mais il est attaqué par le chlore et l’acide nitrique. Il est facilement réduit par l’hydrogène; aussi,dans sa préparation, il faut diminuer le feu après la distillation du phosphore.

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