DR RE PAR PRET A A TRE
Le Prince Rodolphe avec toute sa suite suivit la proces. sion avec piété et recueillement. “hevenus à la chapelle des Pères, il s’agenouilla sur un prie dieu qu’on AYaUN disposé pour lui, pour le chant des litanies et le salut du S. te
Il était près de 6 heures lorsque nous rentrâmes Casse Nova, et cette journée qui, dans le programme, devait Le “is sacrée au repos, fut une des plus fatiguantes, de l’aveu de tous
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Jésus à m'est di Vei partons le sait, ç mon.
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DE QUÉBEO A JÉRUSALEM 277
La mosquée d'Omar; Mosquée d’El-Aksa ; l’église de la Présentation de la Ste Vierge ; le berceau de Jésus ; le pont desâmes; la porte Dorée.—L’Eglise de Ste Anne.—La Piscine probatique.—La Maisou de Simou le Pharisieu.—Eglise de la Flagellation ; celle de l’'Ecce-Homo.
Jérusalem, jeudi, 31 Mars.—Je vais ce matin dire la messe à l’église StSauveur. Cette église, qui tient lieu d'église paroissiale pour les latins de la Ville-Sainte, possède trois autels privilégiés, ces autels étant enrichis des indulgences attachées aux autels de même noms au S. Cénacle, lorsque celui-ci appartenait au culte catholique, ce sont: celui de la descente du Saint-Esprit, au milieu ; celui de l’institution de l'Eucharistie du côté de l’évangile ; et celui de l'apparition de Jésus à S. Thomas du côté de l'épitre. C’est à ce dernier qu'il m'est donné de célébrer.
Vers les 8 h., toujours accompagnés du Frère Liévin, nous partons pour aller visiter la Mosquée d'Omar, qui, comme on le sait, est bâtie sur l'emplacement même du temple de Salomon.
Comme on ne peut entrer dans ce temple avec sa chaussure, nous avons soin de confier nos pantoufles à un garçon qui en remplit un large panier et nous précède de quelques pas.
Il n’y a encore que quelques années, c'était chose presque impossible que d'obtenir l'entrée de cette mosquée, les princes mêmes n’y réussissaient qu'avec peine, mais aujourd’hui c’est chose des plus faciles. Sur demande de nos consuls respec. tifs, la permission est facilement obtenue, et un modique back-
chish aux gardiens suffit pour en défrayer les dépenses.
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278 DE QUÉBEO À JÉRUSALEM
En sortant de Casa-Nova on tourne à droite pour se rendre sur le parvis de la Basilique du S. Sépulcre, passant outre en suivant la même direction, on tourne à gauche dans la pre. mière rue que l’on rencontre. On suit là le mur de la 2e enceinte qui fermait la ville du temps de N.S. et dont on voit encore quelques restes à gauche. Tournant dans la Îère rue que l’on rencontre à droite, on passe devant le consulat prussien à gauche, puis à droite devant le palais du Pacha, au delà duquel on rencontre la rue qui vient de la porte de Damas, tournant à droite dans cette rue, on la suit jusqu’à ce qu'on rencontre à gauche un grand bazar qui nous mène droit en face de la porte Bab el-Cattanine qui doune accès sur le parvis de l’ancien temple de Salomon, où se trouve aujourd'hui la Mosquée d’Omar.
Cetemplacement formeune immense esplanade, portant vers son milieu la célèbre mosquée et parsemée ça et là de kiblehs, petites constructions composées d’une coupole supportée par des colonnes; les kiblehs servent de lieux de prières aux musulmans.
On sait que le temple de Salomon occupait le sommet du mont Moriah ; tout autour se trouvaient les parvis, qui avaien’ chacun une destination spéciale : et d’abord, du côté de l’ouest, par où nous entrons, c'était le parvis des gentils. C'était là que se tenaient les étrangers, les impurs, ceux qui avaient des difformités ; il leur était défendu, sous peine de mort, de s’avancer au delà. Ces parvis étaient comme des temples à ciel ouvert, bordés tout au tour de galeries et de portiques sous lesquels se retirait le peuple pour se mettre à couvert contre le mauvais temps.
C'est dans le parvis des gentils que se tenaient les étrangers, les incirconcis, les gens difformes ou impurs qui venaient adorer le vrai Dieu. Devant les galeries ou portiques sous lesquels se retirait le peuple pour se mettre à l’abri du soleil ou de la pluie, se trouvaient les sièles monitoriales sur lesquelles montaient les lecteurs ou les docteurs pour instruire le peuple. Ces stèles, dont on a pu en retrouver quelques-unes, consistaient en monolithes sur lesquels était gravée la défense aux gentils de pénétrer dans les autres parvis sous peine de mort.
Avant de pénétrer sur le second parvis qui se trouvait à l’ouest, on va voir, en suivant le mur d’enceinte à gauche, des débris de ce qui fut autrefois la tour Autouia, qui faisait le
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palais de Pilate et dont l’entrée constituait ce forum ou lithostrotos où Jésus fut condamné à mort et chargé de la croix.
Vers le milieu du côté nord du mur d'enceinte se trouve un chemin pavé de larges dalles se dirigeant au sud ; on suit ce chemin jnsqn’à la rencontre d’un portique où le pavé s'élève de 6 marches, et l'on se trouve alors sur le second parvis, le parvis d'Israël.
Les seuls enfants d'Israël qui n'étaient point difformes de corps et qui n'avaient contracté aucune souillure légale pouvaient pénétrer dans cette seconde enceinte, les autres en étaient exclus sous peine de mort. Ce parvis était divisé en deux, un côté étant pour les hornmes et l’autre pour les femmes, il était aussi entouré de portiques que soutenait des colonnes de marbres précieux.
Le mur extérieur de ce second temple auquel était adossés les portiques, mesurait 45 pieds de hauteur. Comme le premier, Ce parvis était à ciel ouvert ; il avait quatres portes correspondant aux quatre points cardinaux. Toutes ces portes étaient d’airain.
C'est dans le parvis d'Israël que se faisaient les instruc- ‘ions, La lecture de la loi dont les docteurs donnaient l’explication au peuple. C'est ici, qu’à l’âge de 12 ans, Jésus fut retrouvé au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant. Il leur démontrait que toutes les prophéties concernant le Messie avaient eu leur accomplissement, que les signes de sa venue annoncés par les prophètes étaient évidents, et qu’à l'heure même ce Messie devait se trouver dans le monde. Il ne leur dit pas : ce rédempteur d'Israël que vous attendez depuis si longtemps avec tant d’impatience est celui-là même qui vous parle en ce moment, mais peu s’en faut. Cependant ces érudits, ces docteurs ne le comprirent pas. Ces hommes Charnels ne parurent même que peu étonnés de voir un enfant mettre ainsi en défaut leur érudition, à eux docteurs de la loi, au sujet de l'explication de l'écriture.
C’est ici, sur ce parvis, que Jésus chassa avec un fouet de cordes, les marchands et Les changeurs qui profanaient la maison de son Père,
C'est ici qu’il pardonna à la femme trouvée en adultère. “ Que celui d’entre vous qui est sans péché, lui jette la première pierre ”, dit.il à ceux qui l’accusaient,
280 DE QUÉBEO A JÉRUSALEM
C'est ici qu’il exalta le denier de la pauvre veuve qui avait donné plus que les riches, parce qu'elle avait pris de son né. . cessaire, lorsque les riches ne donnaient que de leur superflu,
C'est ici, qu’à maintes reprises, Notre Seigneur enseigna la doctrine du salut à tous ceux qui voulaient l'entendre.
C'est ici que les Juifs voulurent le lapider comme blas. phémateur.
Enfin c’est ici qu’il prédit aux Juifs que ces constructions qu'ils regardaient avec tant d'orgueil seraient si bien détruites qu'il n’en resterait pas pierre sur pierre.
Le parvis d'Israël avec celui des prêtres et le temple proprement dit s'élevaient sur la plate-forme qui couronne le som. met du mont Moriah. Cette plate-forme, aplanie au ciseau en certains endroits et nivelée en d’autres au moyen de remplissages retenus par des murs de soutènement, mesurait à l'O. 510 pieds, à l'E. 480, au N. aussi 480 er au S. 390. Eile s'élève d'environ 6 pieds au dessus du niveau de la grande esplanade et en certains endroits jusqu’à 18 pieds, et les murs de soutènement dont on peut voir encore quelques restes sont des constructions cyclopéennes, certaines pierres ne mesurant pas moins de 12 à 15 pieds de longueur sur une hauteur de 24 à 30 pouces et une largeur à peu près égale. Cest là que se trouvaient les chambres du trésor du temple, le lieu du lavage des holocaustes et les tables des immolations.
Enfin la troisième cour ou parvis qui entouraient le Temple était le parvis des prêtres, ainsi nommé parce que les prêtres seuls et les lévites pouvaient y pénétrer,
Il était situé en face du Saint, du côté de l'Orient, et comme les deux au'"es était à ciel ouvert.
C'est dans le rarvis des prêtres que se trouvaient l'autel des holocautes et la mer d’airain ; c’est-à-dire que les victimes après avoir été immolées dans le parvis d'Israël étaient apportées sur l’autel des holocaustes pour y être consumées.
L’autel des holocaustes, que Salomon avait fait construire en face du vestibule du temple, avait 30 pieds carrés sur 15 pieds de hauteur ; sa plate forme qui était de bronze était soutenue par
un massif de pierres brutes formant un plan incliné. Si vaste que fût cet autel, il ne suffit pas cependant lors de la dédicace du Temple au grand nombre de victimes que l’on immola ; on fut obligé d'employer le milieu du parvis des prêtres en guise d’autel. Il n’y eut pas moins alors de 22,000 bœufs et de 120,000 brebis d’immolés.
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étai |: HU On sait que l’autel des holocaustes était seulement pour (1 Î à
les victimes d’expiation, celles que l'on faisait entièrement consumer par le feu, tandis que dans les victimes pacifiques, ii HA certaines parties seulement étaient brûlées et le reste servait à 15 | : la nourriture des prêtres et des lévites ou à celle de ceux qui les avaient offertes. Cet autel était construit immédiatement
en face des deux colonnes symboliques que Salomon avait fait
ériger devant le vestibule $u Temple. Ces colonnes mesuraient
6 pieds de diamètre sur 24 pieds de hauteur, Tune portait | | | lenom de Lachin (sagesse) et l’autre celui de Booz (force), if FEU c'est-à dire qu'elles marquaient la beauté et la solidité de l’édi- î fice.
C'était là que se trouvait aussi la mer d’airain, qui était un vaste bassin de 15 pieds de diamètre sur 7 pieds de profon- 4 deur, supporté par 12 bœufs fondus en bronze. C'est dans la 4
mer d’airain que les prêtres se purifiaient avant d'entrer dans | le Temple. à
L'emplacement de l'autel des holocaustes est aujourd’hui |. occupé par une petite construction élégante et fort riche que | 1] les musulmans désignent sous le nom de Tribunal de David. ne C'est une petite coupole décagone supportée sur un beau pavé 1 4 en marbre par 17 colonnes rangées sur deux cercles. Ces co i4 à lonnes ont des chapiteaux de tous les ordres et des marbres de 1} à
toutes sortes,
Les musulmans prétendent que c'était là que David ren- Le 4 EU dait la justice au peuple, que Dieu y avait fait descendre du ciel jusqu’à terre une chaîne que le témoin devait tenir à la main, et que s’il lui arrivait de dévier de la vérité, l'anneau que tenait le parjure se détachait aussitôt du reste.
Eufin après le parvis des prêtres, venait le temple proprement dit, ce Temple dont David prépara les matériaux et que son fils Salomon eut la gloire d’ériger au vrai Dieu, ce temple dans lequel Dieu manifesta sa présence à plusieurs reprises et que remplace aujourd’hui la mosquée d'Omar que nous allons visiter.
Le Temple de Salomon fut commencé l’an 1012 avant J.-C. | On mit sept années à le construire, IL dura 406 aux, et fut z | détruit par Nabuchodonosor qui emmena le peupl: Juif en ll captivité à Babylone. Après 70 ans de captivité, Zorobabel (| ramena dans la terre d'Israël les captifs de Babylone et reconstruisit le Temple. C'est ce dernier Temple que Titus vint dé-
282 ; DE QUÉOEO À JÉRUSALEM
truire en mme temps que la ville, 37 ans après la mort du Christ, tel que le Sanveur l'avait lui-même prédit. Pillé & profané par Antiochus Epiphane, 166 ans avant J.-C. il fut pu. rifié deux ans plus tard par Judas Macchabée. Hérode le Grand, 17 ans avant JC. fit subir an Temple des répara ions et des embellissemsnts si considérables qu’on avait peine à y retrouver l’ancienne construction de Zorobabel.
L'an 134 de notre ère, l’empereur Adrien fit ériger sur les débris de l’ancien Temple à Jéhovah un temple à Jupiter, que Ste Hélène et son fils Constantin firent disparaître en 327,
Julien l’Apostat, voulant donner un démenti à la prophétie du Sauveur qu'il ne resterait pas pierre sur pierre du Temple de Zorobabel, vint lui-même donner la confirmation la plus évidente à cet oracle. Voulant donc réédifier le Temple, il fit enlever les fondations de l’ancien pour y asseoir de nou. velles murailles ; mais aussitôt des globes de feu, des flammes que les historiens appellent intelligentes sortaient de ces fondations et venaient exterminer les ouvriers qui étaient au tra. vail. On dut renoncer à la construction, et le sommet du Moriah servit ensuite à recevoir les immondices de la ville.
Après la conquêie de la Judée par les Arabes, le Kalife Oinar, l'an 636, fit déblayer l'emplacement de l’ancien temple et y érigea une mosquée qui porta son nom et fut remplacée par celle que l’on y voit encore aujourd’hui.
Les croisés en 1099 s'emparèrent de la mosquée d'Omar, après avoir massacré les 10,000 musulmans qui sy étaient réfugiés. Godfroi de Bouillon la convertit en église qu'il fit desservir par les chanoines de S. Augustin, Au départ des croisés en 1187, l’église redevint une mosquée comme ci-devant et prit de nouveau le caractère qu’elle a conservé jusqu’à ce jour.
La mosquée d'Oinar est une construction très riche, remarquable par sa légèreté, son élégance, la b:anté de ses marbres et les soins d'entretien qu’on lui prodigue. Elle forme un octogone régulier de 165 pieds de diamètre. Elle se ter mine par une vaste coupole, légèrement étranglée à la base et couverte en ploinb jusqu'à la naissance de la flèche qui porte l'immense croissant doré qui domine toute cette partie de la ville.
Le Temple de Salomon, que remplace aujourd'hui la mosquée d'Omar, formait un parallélogramme de 90 pieds de long
sur 30 de bule de à avec un tuaires E
Les | pour y oi 60 pieds 4 d'or. Ce branches, proposibi( revêtu d'
Le $, rés. Les se trou vai bois préc Elle mesi ouverte p turait tou d'or qui s l'Arche é posées Mc Une table levait au chérubin ayant la f:
se rejoign l'autre côt
Les c| âdire jusc en 599 av.
l'Arche d’ elc., pour té on ne Saint des-$
Le gr mois, pou le peuple; du sang d chés du pi C'est à cet
DE QUÉBEC A JRUSALEM 283
sur 30 de large et 45 de hauteur. Il était précédé d’un vesti-
AT ou bule de 30 pieds de long et de 165 de largeur. Une cloison ; PRIE avec un voile Ce pourpre le divisait du N. au S. en deux sanc- h ris tuaires bieu distincts, savoir : le Saint et le Saint des Saints. f ara ions Les prètres, deux fois par jour, entraient dans le Saint le: eine à y pour y offrir de l’encens au Seigneur. Gette partie mesurait h 60 pieds de long sur 30 de large. Tout l’intérieur était revêtu RU r sur lés d'or. C'est là que se trouvaient : le Chandelier d’or à sept h iter, que branches, la table d’or sur laquelle étaient déposés Les pains de | me 1 327. proposition et l'autel des parfums qui était de bois de cèdre LR nn | Î in: Û 'Drophée revêtu d’or. th Ë ierre du Le Saint des-Saints formait un sanctuaire de 30 pieds car à rmation rés. Les murs en étaient revêtus de lames d'or. C’est là que nl Temple, gætrouvait l'Arche d'alliance, qui consistait en un coffre de | .. 1 de nou. bois précieux recouvert de lames d’or en dedans et en dehors. ri | flammes Elle mesurait 4 pieds de long sur 2 pieds de haut. Œlle était É k. ces fon- ouverte par le haut et une espèce de guirlande d’or la cein- ” 1 tb au tra. turait tout autour. Aux quatre coins étaient quatre anneaux 1 mine du d'or qui servaient à y passer des bâtons pour la porter. Dans (1 ville. l'Arche étaient renfermés les tables de la loi qu'y avait dé- 1 à
posées Moïse, la Verge d'Aaron et le vase contenant la manne, Une table d’or qu’on nommait le propitiitoire ou l’oracle s'é- on. levait au dessus de l'Arche, et à chaque côté se trouvait un (| 4 chérubin en bois d’olivier revêtu d’or, de 15 pieds de hauteur,
ayant la face tournée du côté de r'entrée, Leurs ailes déployées
se rejoignaient au milieu pour couvrir le propitiatoire et de
l'autre côté elles touchaient le mur latéral.
e Kalife n temple mplacée
d'Omar, aient ré-
qu'il ft part des
Les choses demeurèrent sr cet état durant 406 ans, c’estdire jusqu’à la destructien nu Temple par Nabncaodonosor
en 599 avant J. CG. Le propüèie Jérémie retira alors du Temple
l'Arche d'alliance, le Tabernacie avec l'autel des encinsemeus
etc., pour aller les cacher sur le mont Ného, et après la captivi- | je té on ne put retrouver ces objets précieux, de sorte que le
Saint des-Saints dans le temple de Zorobabel demeura vide,
Le grand prêtre seul, une fois l’année, le 10e jour du 7e 1
mois, pouvait entrer dans le Saint-des-Saints sour y prier pour
le peuple, offrir l’encens qui devait couvrir le propitiatoire, et j'l
du sang du veau et du bouc qu'il avait immolés pour les pé- {il
Æ chés du peuple, faire les aspersions prescrites pour l’expiation. | | MR l’est à cette occasion, aussi que le bouc é:nissaire, était pré- fil
te partie
la mosde long
senté devant l’autel, chargé des péchés de tout le peuple et envoyé ensuite dans le désert.
Le grand-prêtre ne pouvait pénétrer dans le Saint-des. Saints qu’une fois l’année, et après des préparations convenables, ‘ de crainte, dit le Seigneur, dans le Lévitique, qu'il ne meurt, parce que j'apparaîtrai dans la nuée sur le propiiia. toire.”
Le grand-prêtre devait alors être revêtu d’une tunique de lin, ceint d'un cordon de lin, la tête couverte d’une tiare de lin, parce que ces vêtements sont saints, dit le Seigneur. Avec quel respect ne devons-nous pas nous approcher de l'autel, nous qui n'avons pas seulement des figures et des symboles dans nos tabernacles, mais la toute puissante majesté du Dieu trois fois saint qui y fait sa demeure !
Examinovs maintenant ce que nous trouvons dans la mos. quée d'Omar à la place de ces objets si saints dont la forme et les dimensions avaient été fixées par Dieu même.
Sous la colonnade même du tribunal de David, nousre. trouvons l’Arabe chargé du panier renfermant nos pantoufles, Nous l’en débarrassons en lui remettant nos bottes à leur place, Un offlcier musulman veille à ce que nous fassions réellement l'échange de nos chaussures et offre, moyennant une légère rémunération, des babouches à ceux dont les pantoufles trop lourdes, pouvaient passer pour des chaussures ordinaires.
La vaste mosquée n’est pas précédée d’un vestibule comme l'était le temple de Jéhovah. Nous pénétrons dans l’intérieur par la porte de l'Orient. Deux rangées ou cercles de colonnes entremèlées de piliers supportent la coupole et partagent tout l'intérieur en trois enceintes concentriques. Une douce lumière, tamisée par les verres coloriés des chassis et les grillages en fayence que ceux-ci portent à l'extérieur. répand sur tous les marbres des pavés, colonnes, lambris aux couleurs variées, un ton moelleux des plus agréables. Nous y trouvons aussi une fraîcheur qui nous plait beiucoup après nous être fait en quelque sorte rôtir par les rayons du soleil que nous renvoyaient de toutes parts les parvis dallés que nous venions de parcourir.
Les colonnes entremêlées aux piliers pour former les enceintes concentriques sont des monolithes de marbre des plus beaux et des plus riches. Elles sont d'ordre et de hauteur différents, ce qui indique qu’elles proviennent de temples plus
anciens aux aut portent pole n'a rapproc Sur de verse couleur Vo célèbre
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DE QUÉREO A JÉRUSALUM 285
anciens. Un grillage en fer, très ornemerté, les relie les unes auxautres. Ces deux cercles de piliers et de colonnes supportent des plafonds à caissons du meilleur goût, car la coupole n’a ses points d'appui que sur les piliers du cercle le plus rapproché du centre.
Sur les panneaux du pourtour se lisent un grand nombre de versets du coran entremêlés d’arabesque capricieuses aux couleurs variées parsemées de filets dorés.
Voyons maintenant plus en détail ce que renferme cette célèbre mosquée.
Au centre, sous la coupole, entouré d’un grillage en bois artistement travaillé, se voit le rocher nu, à surface inégale et irrégulière, s’élevant de 3 à 4 pieds au dessus du pavement, Ce grillage est destiné à empêcher que le rocher, la Sakhra comme l’appellent les musulmans, ne soit profané par les pieds des visiteurs. (C'était là qu'était le Saint des Saints où reposait l’Arche d'alliance dans le Temple de Salomon.
C'est là, sur ce rocher, qu’Abraham, après avoir disposé le bucher suivant l’ordre de Dieu, leva le glaive pour immoler son fils Isaac, lorsqu'un ange vint lui retenir le bras. C’est là qu’Ornan avait son aire pour y faire le foulage de son grain, et sur laquelle David coupable, mais pénitent, érigea un autel pour
y offrir des victimes que le feu du ciel vint consumer, gage certain du pardon qu’il avait obtenu,
Au dessus de la Sakhra est suspendu un khémeh ou tente de soie verte et rouge. D’après les musulmans, c’est sous cette tente que reposait Eve, lorsque Adam, après l'avoir cherchée vendant 100 ans, la retrouva sur une montagne près de la Mecque.
Mais édifions nous un peu en faisant le tour de la Sakhra et en examinant bien tout ce qui s’offrira à nos regards.
Voici d’abord à l'extrémité O. les empreintes de 5 énormes doigts enfoncés dans le rocher,
Un jour, nous disent les musulmans, Mahomet voulant traiter directement avec Dieu d’affaires importantes, monta sur el:Borak, superbe jument dont lui avait fait présent l’archange Gabriel, Mais à peine est-il parti, que voilà aussitôt le rocher qui se remue, s’agite et se met en frais de le suivre. Dieu ne voulant pas priver la terre d’une si précieuse relique, dépêcha
aussitÜt l’archange Gabriel pour la retenir dans sa fuite, L'en-
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286 DE QUÉBEC À JÉKUSALEM
voyé céleste saisit donc le rocher à l'endroit où nous voyons l'empreinte de ses doigts et le fixa entre le ciel et la terre, là où il se trouve encore, car bien que les yeux des mortels voient ce rocher ne faire qu'une masse commune avec la montagne qui le porte, il n’en est pas moins vrai qu’effectivement il est suspendu en l'air.
A l'angle $. O.,sur une table de marbre sculptée, se voit le bouclier de Hamzeh, oncle et fidèle compagnon de Mahomet, On ne peut voir ce bouclier qu’à travers un grillage épais et solide.
Piue "9, c'est une cage en fer à double étage où se voit en haut !'einn'einte d’un pied de Mahomet dans un morceau de marbre, ei ::: bas, deux poils de sa barbe renfermés dans un étui reposant dans une urne d’argent d'environ trois pieds de hauteur.
Au S. on nous montre l’étendard de Mahomet enroulé autour de sa lance, le drapeau d'Omar, déployé, puis la selle d’el-Borak qui n’est autre chose qu’un fragment d’une corniche en marbre blanc ayant quelque ressemblance avec une selle,
A l'angle S. E. s'ouvre une porte par laquelle on descend un escalier de 15 marches pour se trouver dans la crypte de la Sakhra, sous le rocher même. On nous montre là cette partie du rocher qu’on appelle la langue, parce qu’on prétend qu’elle répondit à Omar qui lui souhaitait la bienvenue, Puis, tout autour ce sont les endroits où ont prié les plus grands personnages, ici Salomon, ià David, là Elie, et enfin Mahomet. La place de ce dernier est indiquée par une excavation dans le plafond du rocher, c'est que le prophète, dans un transport de dévotion, se serait heurté là la tête et y aurait laissé l’empreinte de son turban.
Vers le milieu de la crypte, le plafond du rocher est percé d’un trou circulaire, et vis à-vis ce trou le pavé résonne d’un son creux indiquant qu’il y a là quelque vide. Il est tout probable qu'Ornan avait creusé là le puits nécessaire pour son aire, Mais pour les Musulmans, c’est là le puits des âmes, dans lequel elles se réunissent pour y adorer Dien dans la nuit de tous les dimanches et de tous les jeudis.
En face de la porte du N. on nous montre une :plaque de
jaspe dans laquelle on voit fixés 3 clous en or avec la moitié d’un quatrième. Ce sont là autant de siècles à s’écouler encore
avant la fin du monde, On comptait d’abord 19 clous, dont
un d jour ment derni au po O dit av
S exami enviro
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Pr à la ha les veii en pun
Sa Très H de dép seule l:
qui, CO calcitra ordonn tendarc
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DE QUÉBEO A JÉRUSALEM 287
un disparaissait à chaque siècle. Mais il arriva qu’un bon jour Satan impatient d'attendre si longtemps le grand événement, se mit à arracher les clous. Il allait les enlever jusqu’au dernier, lorsque l’archange Gabriel vint heureusement l’arrêter au point où nous les retrouvons aujourd’hui.
On nous montre encore près de la porte S. un coran qu’on dit avoir appartenu au khalife Omar.
Sortons maintenant de la mosquée par la porte du N. et examinons les objets qui se présentent à nos regards, dans les environs.
En suivant le mur à gauche, on trouve à droite deux Kiblehs ou lieux de prière, soutenus par des colonnes en marbre blanc. Le plus petit porte le nom de Fâtimeh, fille de Mañomet qui épousa son cousin Ali en 623. Leurs descendants ont régné en Egypte et en Mauritanie sous le nom de Fatimites. L'autre Kibleh est celui de l'ascension de Mahomet.
Près de la porte S., on peut voir sur le mur de la mosquée, à la hauteur d'environ 10 pieds, une plaque de marbre, dont les veines simulent deux oiseaux. Ce sont deux pies pétrifiées en punition de leur orgueil.
Salomon, disent les musulmans, ayant achevé son temple au Très Haut, tous les animaux lui apportèrent leur tribnt en signe de dépendance, le lion sa crinière, l'éléphant ses défenses, etc. ; seule La gent volatile, soulevée par les harangues de la pie, qui, comme on le sait, à la langue bien pendue, se montra ré. calcitrante, Et pour la punir, le grand roi, inspiré de Dieu, ordonna que les deux pies qui avaient levé les premières l’étendard de la révolte, demeureraient là fixées dans la pierre jusqu’au dernier des jours.
En face de la porte de la mosquée se trouve un ;ortique à quatre arcades, qu’on désigne par le nom de portique de la balance, par ce que les musulmans prétendent que c’est là que se pèsent les mérites et les péchés des âmes pour aller ensuite subir l'épreuve du pont de Sirath qu’on rencontre plus loin.
A l'O. de ce portique se voit une belle chaire en marbre sculpté où l’on prêche tous les vendredis.
Passant sous la quadruple arcade en se dirigeant au Sud, on descend un escalier de 21 marches, et on voit plus loin un large bassin ombragé de vieux cyprès et dans lequel on descend par quelques marches. Au milieu de ce bassin s’en trouve
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