CONCLUSION
Nous. avons parcouru ensemble, ami lecteur, une: longue route. Nous avons visité maints peuples, noté leur caractère, vu leurs institutions, apprécié leur degré de civilisation, reconnu l'esprit de religion qui les auime et quelle influence cet esprit a pu produire relativement au bonheur matériel auquel tous aspirent, et vous n'êtes pas sans doute, sans ayoir tiré des conclusions de tout ce que vous avez vu, appris, entendu. Peut. être avez-vous, dans bien des cas, différé d'avec moi dans mes appréciations des hommes, des faits et des choses. Je ne veux cependant pas me séparer de. vous, sans vous. soumettre. le. résultat de mes études, et observations, présumant que vous. partagerez.mes, vues le, plus souvent, ou que si vous.en différez, vous admettrez au moins l'impartialité qui me guide.et l'esprit. droit:qui m'inspire.
Je confesse volontiers que les conclusions des voyageurs sont la plupart du temps déduites du particulier au général ; mais quand on les voit basées sur des exemples de temps et de lieux différents, etqu’on les reconnait de plus confirmées par la généralité des observateurs, on peut croire qu’elles s'écartent
du service des peu gâtés dans cette mendicité e, les serviteurs r bord. Arrivés s malles sur Le les des voisins, plus tôt sur le 8 que ce garçon | salaire ?-Qui ?
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peu du vrai, si toutefois elles en diffèrent. D'ailleurs nul auteur ne prétend rendre des oracles en cette matière ; et tout ce que chacun avauce a plus ou moins d'autorité, suivant la na nière dont il a traité sou sujet et le degré de foi qu'il a su attacher à sa narration.
Commençons donc par le caractère des différents peuples.
LOcvideñt est éminemment changeant, et l'Orient immuable, a-t-on cent ‘fois répété. J'admettrai volontiers cette vérité,
L'Arabe me parait un type moulé dans le bronze, qui semble n'être plus susceptible d'aucune modification. Un seul mot nous donne la clef de cet énigme. C'est le fatalisme qui fait le fond de sa religion. Lorsqu'on prétend que la volonté de l’homme, le libre arbitre, n’est à peu près pour rien dans les événements de ce monde ; que, quoiqu'on fasse, il n’arrivera que ce qui doit arriver ; à quoi bon s’agiter pour chauger sa position ? Aussi l’Arabe est-il éminemment nonchalant. La paresse, le far niente, constitue ses délices avant toutes les autres jouissances matérielles, Il en prendra volontiers une plus grande somme de ces jouissances, pourvu qu'elles ne lui coûtent que peu à acquérir. Chez lui, la justice même semble devoir se pliér à cette loi de la fatalité.
L’Arabe, depuis le fellah de la plaine jusqu’au bédouin du désert, est hospitalier. C’est un devoir sacré pour lui de recevoir tout étranger qui se présente, Le voyageur séra absolument chez lui dans sa demeure ou sous sa tente, il partagera la table de son hôte et n'aura rien à craindre pour la nuit. Cependant on a su la direction que prenait l'étranger. Les enfants dé la maison sont allés se poster en embuscade sur la route. Au moment où le voyageur passe près d’eux, une balle lui sifle autour des oreilles, et le poignard à la main, on tombe sur son bagage, pendant qu'il s’efforce, lui,de se mettre en sureté par la fuite. Un: enfant de 14, 15 ans rapportera à la maison la valise où la sacoche du dépouillé, comme trophée du coup de main, “ Voyez s’il promet, dira le pèreen montrant l'enfant aux autres de lai maison, il n’a que quatorze ans!” Le devoir de l’hospi. talité était acquitté, restait au bédouin la tâche du brigand ; ainsi procède l’Arabel Du reste, il est intelligent, bon ouvrier, et religieux, Il a sans cesse le nom de Dieu à la bouche, et sans aucun respect humain, il fera ses prostrations du côté de la Mecque, sans que les regards des assistants ne puissent Vatfgeter en aucune façon.
Le Ture qui partage la même cr2yance, joint à tous ces defauts une arrogance qui le porte à dédaigner l’Arabe et à le regarder comme bien au dessous de lui. Avec une éducation moyenne, que le plus souvent il aura été chercher en Europe, il se croira bien supérieur à tous ces occidentaux. Si l’Angleterre, la France, l'Autriche, etc., ne laissent pas s'écrouler cet empire vermoulu du Bosphore, c'est qu’elles craignent, qu’elles redoutent de s'attaquer à la Sublime-Porte.
Personne n’a oublié le Timeo Danaos et dona fcrentes, du poète (je crains les Grecs même lorsqu'ils apportent des présents). Le Giec de nos jours n'a pas perdu le'fond de son ancien caractère. Léger, fourbe, turbulent, vindicatif il faut toujours être sur ses gardes avec lui. Les hérésies n’ont jamais eu de plus puissants propagateurs que les Grecs, parce que l’obéissance à l'autorité reconnue, la soumission pure et simple aux chefs, l’accomplissement désintéressé du devoir, vont mal à sa turbulence, qui lui fait toujours entrevoir quelque avantage du trouble, du changement, de l'agitation.
Lorsqu'au XVIe siècle l'Angleterre perdit son titre de Terre des saints, on peut dire que ce titre passa avec droit à l'Italie. Nul pays n'a fourni plus grand nombre de sujets à notre ca. lendrier. [L'Italien est ardent, vif, prompt, changeant, léger, versatile, et par suite propre aux grandes vertus et aux grands vices. Les François d'Assise, les Marguerite de Cortone, les Ligori, etc., ont montré ce que pouvait le chaud caractère italien dans une À ne sincèrement convertie. Et les brigands qui sont encore si nombreux et si puissants dans le midi, et
Garibaldi, et Le gouverueinent actuel, nous disent ce que peut
le vice une fois enraciné dans cette terre.
L’Italien est emporté, excessif, éminemment propre aux grandes actions. Le juste milieu, l’humble médiocrité semble ne pas convenir à sa nature. Il faut que dun côté ou de l’autre, il donne dans les excès. Le matin il encombrera les églises, assiégera les confessionnaux; et le soir les désordres les plus révoltants éclateront en pleines rues. Sa foi vive et agissante cède souvent à sa mutabilité de caractère, et lui fait parfois traduire ses actes religieux dans des modes qui répugnent à nos allures et à nos coutumes. Il menacera le saint qu'il prie, si la grâce qu'il lui demande ne vient pas au gré de ses désirs, Voyez cet ouvrier. Il sollicite une grâce de 8, Jauvier, Quatre petits cierges sont allumés autour de sa statue
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en cire, de la longueur du doigt. La grâce ne vient pas; il éteint un cierge et continue sa prière. La faveur sollicitée se fait encore attendre, il éteint un second cierge; puis le 3e et le 4e. Mais la grâce n’est pas encore venue. Prenant alors la statue et la tenant suspendue par un fil au dessus de son puits, il s'adresse de nouveau au saint patron, en tenant une paire de ciseaux d’une main menagçante : “Tiens, dit-il au saint, si demain tu ne m'as pas exaucé, tu iras voir le fond du puits.” Ainsi parle:t-il ; et la grâce vient-elle ? il ne s’en émeut en aucune façon; ‘ Mais c'est ce que je demandais, dit:il. ” Absolument comme si le saint eût eu quelque obligation de se rendre à sa demande.
L’Italien est très sensible à la flatterie, il est avide d’honneurs, il prise hautement la considération. C'est presque toujours d’un air dédaigneux qu'il vous accueille en premier lieu, Vous vous présentez avec votre celebret dans une sacristie ; c’est d’un air manifestement mécontent qu’on le parcourra ; la mine, le geste, Le ton semblent vous dire: voici encore un importun. Mais exhibez-vous alors ia plus maigre recommandation, aussitôt tout change : il faut un plus bel ornement ; les clercs sont gourmandés pour ne pas se montrer assez empressés auprès de vous, etc. Voilà l'Italien.
Très avide de posséder, l'argent a un pouvoir magique sur l'Italien. On oublie même sa dignité personnelle pour se faire mendiant dans l’occasion. Avez-vous à descendre de voiture à la porte d'un hôtel, d’une église, d'un palais, un passant, souvent bien mis, vous ouvrira la portière, vous aidera à descendre, mais il tendra aussitôt la main. Toutes les petites impossibilités dans le commerce ordinaire de la vie disparaissent devant la pièce de monnaie; la rudesse et le dédain se changent aussitôt en servile obséquiosité.
Traversons maintenant les Alpes, «t venons en au pays de nos ancètres.
Plus nous étudions les français, et plus nous avons peine à retrouver chez eux les types de nos ancêtres. Chose assez singulière, nous nous trouvons beaucoup plus rapprochés des belges que des français. Partis d'un même point, nous avons, pour ainsi dire, divergé chacun de notre côté, à une égale distance ; tandis que la souche poursuivant sa croissance, n’a plus connu de frein et a, en plus d’un point, dépassé le but,
L'esprit chevaleresque, la bravoure militaire, le sentiment des grandes choses, l'appréciation du beau et du grand se retrouvent encore aussi vifs que jamais chez le français ; mais dans une foule de circonstances, les éminentes qualités qui le distinguaient plus particulièrement sont disparues, pour ne laisser à leur place que l’apparence, le simulacre de ces vertus civiles. Cette exquise urbanité que tous lui reconnaissaient, a fait place à d'hypocrites démonstrations de politesse, On vous demandera mille pardons pour un incident ne comportant aucune faute ; on payera de chaleureux remerciements le serviteur qui vous rend ses services, etc, ‘‘ Poli, la français, me disait un belge ; oui, pendant trois jours !” N'est-ce pas là un échantillon taillé dans le vif ? Avec toutes ces démonstrations exagérées de politesse au premier abord, vous ne trouverez personne plus que lui capable de se montrer rude, exigeant et brutal dans l’occasion.
Mais ce qui gâte surtout le français, c'est cette idée de supériorité sur tous les autres, qu’il entretient de lui-même. La France, dans son opinion, est le centre, le type, le modèle du monde entier. Rien n’est bien, n’est convenable que ce qui se fait chez eux. Il faut que tous les autres peuples aillent leur emprunter leur manière d'agir. Et. cette sotte prétention est soutenue à un tel point, qu’elle se fait jour dans les plus petites circonstances, et vient gâter ce caractère jovial, spirituel. fin, délicat, caustique, qui le rendait si aimable, et lui fait souvent cammettre d'énormes balourdises, Il se croit autorisé à faire en tont et partout la leçon à tout le monde. “ Mais ce n'est pas comme cela qu’on dit.... ce n’est pas de cette manière
. qu'il faut faire.... Comment vous ne saves pas ? .... Il n’y
a pas jusqu'à leur argot qu'ils nous feraient une obligation d'aller leur emprunter. C'est le maître qui a à faire la leçon à tout le monde, et qui n’en doit recevoir de personne. Cepen-
dant lui aussi a parfois à apprendre. Et ce qui rend sort igno- }
rance encore plus révoltante, c’est cette arrogance qu’il ne craïnt pas d'afficher.
On se rappelle ce militaire qui me répétait que le canal' de Panama rapprocherait Québec de Paris ! Un homme réputé instruit ne demandait.il pas ingénuement si le Canada appartenait encore à la France ? Et ce journaliste qui au moyen d'un pont unissait le Détroit avecHalifax Et si nous voulions chercher la cause qui a pu influer
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DS QUÉBEO A JÉRUSALEM 707
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ns s’0C su cuper de ce que pourra être le retour du len-
En disant que le sentiment religieux est affaibli en Fran <a arts dire que ce soit général. Oh! non; il y pre up de religion en France, et nous pourrions aller apprendre des âmes pieuses françai QT rh rs notre raideur, de notre froideur, on duë à :
gieux. Mais malheureusement l’impiéte a fait là d’: f s jé ravages, et en plus d’un endroit a vicié le caractère ai de Il suffirait de jeter les yeux sur l’état d'abjection où le Fee nement actuel a amené la France, pouren trouver une te La F ange, veut être grande sans Dleu, et elle s’en va rats à en s’affaiblissant; qu’elle poursuive sa course, et bi ae roulera dans l’abyme. : Été?
Eu, France, le bien et le mal sont en face, en bataille r gée. Autant les, incrédules s’enhardissent dans leurs suc autant les bonus chrétiens s'affermissent dans la boune voi | Si d un côté on déclare. la, guerre à Dieu, on affiche lai ve pensée; de. l'autre on se rapproche de l'autel, on ne te s nullement de montrer sa foi. Paris, avee tous ses athée pe impies, ses gens sans foi, possède avant toute autre ville fat : grand ombre d’âmes pieuses, de chrétiens fervents, di LÉ mot de.saints véritables. aie Cependant qu’on n’aille pas juger la France par Paris, Pari est. la capitale: de, la, France, oui; mais c’est aussi la rt ae toute l'Europe, Les dévoyés, les conspirateurs, la Ant d tous,les pays circonvoisins viennent chercher refuge à Pa “a souvent en telle quantité, qu’ils Lui impriment. un cara su tout particulier, mais qui ne peut être le reflet de celui à va France entière. On.a coustaté qu'un grand nombre des ad mo de la Commune en 1871, n'étaient pas d’origine française
Mais.ce qu’on trouve d’agréable en France et ce qui m'’ particulièrement frappé, c’est le beau langage qu’on : sde partout, La plupart des provinces ont. un patois He fs mais parle-t-on français, on le fait avec une justesse d’ex de sion, une facilité de diction.qu'on est loin de rencontrer Qc nous. On a tant de moyens de s'instruire là, que tout Le pit
pour ainsi dire, en prend sa part, Et n'est-ce pas cette instruction qui fait de l'ouvrier français un type pour toutes les autres nationalités ? En France, la délimitation entre l'artiste et l’ouvrier est à peine sensible. Le goût épuré par l'instructruction possède le véritable sentiment du beau, Les choses les plus ordinaires, les ustensiles les plus communs, prennent sous la main de l’ouvrier une tournure élégante qui dénote l'artiste sous le couvert de l'artisan. Ce sentiment du beau, du recherché, de l’agréable, est tellement général, qu’on en retrouve la trace dans tous les coins et en toute circonstance. Voyez ces marchandes de fleurs, avec quel art elles forment leurs bouquets et savent les disposer! Il n’y a pas jusqu’au boucher qui, en face de son étal, ne nous montre le rafiné dans la disposition et la distribution de ses différentes pièces de viande ......
Traversons maintenant la Manche.
Il est étonnant de trouver deux pays si rapprochés que l'Angleterre et la France et différant si grandement l’un de l’autre,
L’Angleterre ne ressembie à aucun autre pays du monde, Là se trouve un caractère, un tempérament et des mœurs complètement adoptés à ses besoins matériels et moraux. Autant le français est gai, spirituel, léger ; autant l'anglais est grave, froid, rigide. Vous serez surpris de ne pas trouver chez le français des qualités dont toutes les apparences donnaient l’assurance ;et vous serez étonnés d’en trouver chez l’anglais que vous étiez loin de soupçonner, Son air froid et sévère vous montre partout l'homme d'affaire, qui ne fait rien sans calcul, et vous inspire par là même une grande confiance dans son intégrité et son amour de la justice. Le français est le type du bel esprit ; l'anglais est le type de l’homme d’affaires. Sans s'enthousiasmer, sans se faire illusion, il calcule froidement toutes les éventualités de ses entreprises, et une fois lancé, avec une volonté ferme et inébranluble, et une confiance en lui même qui ne le fait douter de rien, il consommera sa ruine, ou
atteindra le succès.
On peut considérer l'anglais comme un type perfectionné de matérialisme. Il s’enthousiasmera pour les belles icrmes d'un cheval, d’une vache, d’uue brebis ; et demeurera froid devant les plus étonnantes productions du génie. Si parfois il prodigue ses écus pour des œuvres d'art, c'est qu’on l'aura per-
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suadé qu'elles sont d’un mérite exceptionnel. Aussi que de dupes, sous ce rapport, ne peut-on pas compter chez les fils de la fière Albion.
Ecartez l'anglais du réalisme, de l’objet matériel, il n’y a plus à compter avec lui. Voyez-le avec son libre arbitre, son droit d'examen en fait de dogmes. Dans son église, tous sont infaillibles ; la bible en mains, ils ne peuvent errer ; et vous ne pourrez pas trouver deux voisins d'accord en tout point. Cepen: dant ils vivent d'accord, ils ont l'air à s’harmoniser parfaitement, absolument comme si le surnaturel, le métaphysique était au-dessus de leur atteinte, et qu'il ne leur fût pas même permis d’y appliquer leur froid jugement.
Leurs poètes sont rares, leurs peintres encore plus ; c’est que le culte de l'idéal, la recherche du beau immatériel est au dessus de leur sphère d'action.
L’Angleterre est par excellence le pays des contrastes. On traine un luxe effréné, extravagant, à côté d’une misère sans mesures ; le paupérisme est la grande plaie de ce riche pays. Des Seigneurs ne sauront comment dépenser leurs écus sans nombre ; et à côté d’eux des misérables crèveront littéralement de faim. Une femme faible tient les rênes du gouvernement et assure à ses états plus de sécurité qu’on n’en pourrait trouver chez aucune autre nation du monde. L’Angleterre est un des plus petits états parmi ceux jouissant de l'indépendance ; et le soleil ne se couche jamais sur ses possessions ; ses vaisseaux couvrent toutes les mers, ses marins ont abordé à tous les rivages...
Si maintenant nous ramenons nos regards sur notre humble Province, sur notre jeune pays, et que nous nous mettions en parallèle avec ces états et ces pays divers du vieux monde, nous serons forcés de reconnaître que le lot qui nous est échu par la Providence, ne nous laisse rien à envier à tous ces étrangers.
Sous la tuteile de la plus grande puissance du monde, et la sauvegarde de nos lois que des traités nous garantissent, nous jouissons de plus de liberté, de plus de sécurité qu'aucun autre de ces peuples. L'absence de ces fortunes colossales qu’on rencontre ailleurs nous rapproche tous les uns des autres pour ne former qu’une seule famille de frères. Tous sur le même pied, nous n’avons pas à redouter la tyrannie des grands, ui l'op-
pression des puissants. s
Les taxes nous sont encore inconnues, et nous vivons dans une aisance que la plupart des autres peuples peuvent nous envier,
Quoique dépendants d’un gouvernement protestant, le libre exsrcice de notre religion ne souffre aucune atteinte. Fidèles à ses préceptes, nous observons ses prescriptions plus scrupuleusement peut-être qu'on ne le fait partout ailleurs. Et c'est là que repose et ne nous savons aller chercher la source ds notre bonheur. Que nous importe tout le reste, si Dieu est avec nous ? Avec lui nous ne manquons de rien, comme l'a proclamé le prophète : nihil deest timentibus eum, rien ne mauque à celui qui craint Dieu.
vivons dans euvent nous
otestant, le ane atteinte.
iptions plus ailleurs. Et er la source ste, si Dieu rien, comme eum, rien ne
Le départ.—",’Intercolonial.—Une entrevue.—Halifux.—L' Hibernian. — \ Océau.—Sauvé d'un danger.—Moville. —Liverpool.—Londres...sss sssosse
Nos compagnons de vaisseau.—Un darwiniste.—Tondres ; 8. Paul ; chemin de fer ; cas —T aversée de la Manche. —Dizpps.—Rouen.—Paris ; hôtel S-Sulpice ; le pourboire ; violation du dimanghe......s sesssssos ss sosermenseee