CT PEN
re SE ir #et-er
PR oem peinte NUÀ RER PRICE EE TT ENS
batteries masquées, et sous les efforts combinés de la ville et des troupes du général Zaragossa.
Cette victoire — si c’en est une — gonfla tellement d’orgueil le parti juariste qu’il se garda bien d’y retourner depuis, de crainte sans doute de subir le sort de la grenouille de La Fontaine.
Non loin du fort, commence. la pente de la Malinche, montagne aride, dont la cime cache un volcan éteint et qui recèle dans ses flancs des cavernes, où les dignes Cartouches et les braves Mandrins mexicains allaient se reposer de leurs fatigues à la barbe des autorités, cacher leurs riches trésors et méditer de nouveaux vols et de nouveaux assassinats.
La superstition populaire croyait ces lieux maudits, hantés par les démons et par les esprits : la police du Président se contentait de rire sous cape, en s’appropriant sa part du butin, et le cratère éteint enfouissait parmi ses débris et ses scories ces tristes chauvessouris du crime et de la société. Pendant le court espace de temps qu'ont duré l'intervention et l'empire au Mexique, elles se sont envolées devant la lumière de la force et de la loi mise en pratique. Seule, la montagne restait là, avec sa masse grisâtre, tenant toujours suspendue au-dessus de la tête des Puéblains la terrible épée de Damoclès, qu'il n’a tenu qu’à eux de secouer du bout du doigt, pour faire retomber avec elle sur leurs épaules, tous les maux de l'anarchie.
Dans les environs de Puébla, à quelques milles de distance, se trouvent les débris de l’ancienne ville
LA
D Va
sacrée du Mexique, de Cholula, la demeure de Quetzalcoalt, l’homme blanc.
Nous résolûmes d’aller y déjeûñner un beau matin, et d’y faire sauter une bouteille de champagne frappé, en souvenir des bienfaits que le dieu de l’air avait répandus sur l’Anahuac.
Jadis Cholula comptait une population de 40,000 âmes, ce qui en faisait une des villes les plus considérables de l’empire Aztèque. Aujourd’hui réduite aux dimensions d’un misérable faubourg, à peine abrite-t-elle 16,000 habitants qui ont bien perdu des habitudes hospitalières de leurs ancêtres, si l’on en juge d’après l’éternel quien sabe — je ne sais pas — qu’ils opposent aux questions de l’étranger.
Parmi les ruines attrayantes qu’elle renferme, la plus curieuse est son immense /éocali, pyramide dont la longueur de la base a presque le double de celle de Chéops. L'intérieur servait de tombeaux, et sur sa plate-forme s’élevait l’autel de l’homme blanc.
Un grand nombre de ces pyramides, comme je l'ai déjà remarqué, sont disséminées sur toute l’étendue du Mexique, sans que la science puisse préciser d’une manière positive l’époque de leur origine. Néanmoins une curieuse légende se rattache à celle de Cholula. Elle est rapportée par M. Ampère dans ses ‘* Promenades en Amérique.”
—“* Lors de la grande inondation, le pays d’Anahuac était habité par di. géants. Tous ceux qui ne périrent
4 Le abées 2 CDN MORE PNR RE. D ere ANR
marre DE 7 ce TR
GRAS LES LA CU 7 2e ee a = ET GS TE SAT SERRE & = 7 à dE +. < : | TE Es , - : = age mn 2
A + + AO AE ho à nm
pas dans ce désastre furent changés en poissons, excepté sept géants, qui se réfugièrent dans les cavernes quand les eaux commencèrent à baisser. Un de ces géants, nommé Xelhua — prononcez Chelhuha — qui était architecte, éleva près de Cholula, en mémoire de la montagne de Tlaloc, qui avait servi d’asile à lui et à ses frères, une colonne artifirielle de forme pyramidale. Les dieux, voyant avec jalousie cet édifice dont la cime devait toucher aux nuages, irrités de l’audace de Xelhua, lancèrent des feux célestes contre la pyramide, d’où il arriva que beaucoup de constructeurs périrent, et que l’œuvre ne put être achevée. ’’—
Cette singulière légende confirme de plus en plus l’analogie extraordinaire que l’on trouve entre les traditions primitives de l’histoire du Mexique, et celles dont font mention les auteurs bibliques. Cela devient d’autant plus frappant, qu’à propos des téocalis mexicains, M. Girard fait remarquer que ce sont en général, des pyramides à degrés, ce qui leur donne une grande ressemblance ‘‘ avec l’architecture du monument de Babylone, dans lequel on croit reconnaître la Tour de Babel, et qui, d’après la savante description de M. Fresnel, se composait de huit parallélipipèdes rectangles en retrait l’un sur l’autre. ”?
Comme nous retournions tranquillement au pas de nos chevaux à travers les immenses plantations d’agave qui entourent Puébla, un Indien occupé à en extraire
du pulque (x) se leva en nous prodiguant les fastueux titres de ‘ Grandeurs et Illustrissimes Excellences, ’? et nous proposa d’acheter la plus singulière curiosité que j'aie bien certainement rencontrée. C'était un insecte connu des Mexicains sous le nom d’animal plante — e7 animal planta — sur le dos duquel pousse un véritable petit arbuste, avec ses couches ligneuses, ses feuilles et ses fleurs. Il appartient au genre des hémiptères, et autant que j’ai pu en juger, doit être de la même espèce que la ccada plebeia de Linnée.
Il est dans la nature humaine de faire beaucoup de bruit sur ce qu’elle ignore ou sur ce qu’elle n’a pas la patience d'étudier et de connaître par elle-même.
L’inoffensif animal qui nous occupe en ce moment, n’en a pas été plus £xempt que beaucoup d’autres de ces confrères, et bien des fables absurdes ont été dites sur son compte.
Un savant distingué, M. Leopoldo Rio de la Loza, membre de la Société mexicaine de géographie et de statistiques, après avoir prétendu que la partie réputée plante était une production anormale, une excroissance animale, causée par l’altération organique que subissait la larve, morte pendant sa transition à l’état
(1) Au Mexique le pulque remplace le vin : on l'extrait de la tige de l’agave de la manière que l’on entaille lérable au Canada. De la couleur du Jait, cette boisson possède des propriétés enivrantes : elle est désagréable lorsqu'on y goûte une première fois, mais ce premier dégoût surmonté on en prend vite l'habitude. Ce breuvage fort hygiénique, ne peut être conservé plus de trois jours.
Le bas peuple boit une espèce d’eau-de-vie de canne à sucre nommée #escal, qui n’est pas absolument mauvaise,
re
Re
Ge 4 De nee Le