‹ De Québec à VictoriaChapitre 10 sur 67 · GH · texte numérisé non relu

GH

féconds publicistes de ce temps-là, a fait de cet événe- -

ment une narration que M: Masson reproduit dans le: second yolume de son ouvrage. Elle est sans doute un jeu chargée, et trahit ‘Tanimosité dé l'auteur contre la ' Compagnie de la Baie d'Hudson; mais “les faits princi- “aux en "sont vrais, ‘el Yon ne peut imaginer, sans Pavoir

‘lue céimbien cétte histoire est lamentable. Fait prison-

nier par "M. Williams, alors gouverneur d’Assiniboia, il.

avait été envoyé à York- Factory, et il y. était détenu.

Mais il réussit à ‘s'évader, avec deux voyageurs — .

Tr cotte et Lépine —et ils marchèrent pendant deux mois dans la direction d'un poste de la Compagité du

Nord-Ouest, . -

Après avoir enduré dés fatigues et des misères inénarrables, après s’être nourri pendant plusieurs jours de peau d’orignal et de cette mousse quon appelle, tripe de roche, ils étarent parvenus nr deux j jours dè 1hârche d'un ta blisseméent de la Compagnie, au bord du lac Bourbon, ou ‘des’ Cèdres ; mais Frobisher ne put-aller plus ‘loin, et ses deux compagnons l'ÿe ‘avandonnèrent, à sa demande,

pour aller chercher dù secours au Fort,

.Jisie quittérent le 20 noverübre 1819 sans autre °

mourriture qu'un.moreœeau de peau de buftle desséehée.. -C est tout ce qu ‘îs avaient, et ils n'emportèrent pour

se nourrir “eux-mêmes ‘pendant le voyagé que deus puires de, focussins |! !

Hélas ! ce'ue fut qu an bout de quatre ‘jours qu'ils —

RS

"-soû travail, les Bourgeois furent ñoyés dans la nouvelle : organisation devenue anglaise : : The Lords of the lakes :

atteignirént le Fort, après avoir mangé leurs souliers : et quand les hommes qu'ils envoyèrent au secours de Frobisher arrivèrent au lac Bourbon, ils ne trouvèrent plus qu un cadavre, et constatèrent qu'il avait mangé son Morceau de peau. de bufile,'et. Je talon d’un de ses

os

souliers | ou, une

La mort de Frobisher n'était pas de néture à: ralentir

‘les hostilités entre’les deux Compagnies, et celle du

Nord-Ouest aurait fini par triompher de sa rivale de la

Baie d'Hudson. Mais pendant qu’elle potrsuivait la

Intte ‘avée activité et intelligence au Nord-Ouest, ses

agents eh. Angleterre, qi contrôlaient la majorité des actions, s'entendaient avec les adversaires, et signaient un traité d'union qui mettait fin virtuellement à ‘la Compagnie du Nord-Ouest. Le -

Le trafic de TOuest converge de" nouveau vers la Baie d Hudson 1,-et, come dit M. Mässon en terminant

and. forests häd passed away !

On était en 1822. Il y avait deux ans que les deùx plus brillantes personnifications des deux compagnies avaient quitté. la scène de ce monde. Sir Alexander

Mackenzie était allé mourir dans ses’chères montagnes -d'Ecosse en mars 1820, et Lord Selkirk s'était .éteintsf : quelques semaines après. dans le midi de la F rance.

- ‘ - + ' Lu : < :

, Le ce L , . a° ; U F . . #7 ee # - 1° © :

Ca - ‘ 1 di . .

Ds s * “ s “ à ° : . —— . ‘ . L 0 « = M o) La , . . . vai à < * ‘ : - .

“ 4 v h : ou à i* ‘ - : ‘ - . . . L ° a = ° & . : « “ D “ a

Page 1