‹ De Québec à VictoriaChapitre 9 sur 67 · FERA · texte numérisé non relu

FERA

deÿ rochers et-des bois dans la direction du soleil * ‘ couchant. Enfin le 22 juillet 1793 la..(rrande Mer de . l'Ouest apparaissait À leurs regards, et Alexandre E MacKenzie écrivait son nom sur les rochers du rivage. 1 Les, misères qu'il endtrdins-te “pénible voyage altérèrent considérablement sa santé, jusqu'alors très robuste, et ce ne fut pas sans peine qu'il put faire et |

publier la relation de ses voyages. . ”

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1—Dans la préface d'Atalx; Châtéaubriand raconte qu'il avait . projeté de faire les déconvertes de ces deux fleuves qu'il appe- . + . ; lait le fleuve Bourhon et la rivière de l'Ouest. Mais avant qu'il , “eût pu organiser son voyage il apprit que Mackenzie l'avait - —devancé. , we Ÿ - °

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Heureusement, il avait près de lui un ami précieux, qui lui fut toujours fidèle, et qui pouvait l'assister dans un ouvrage, de ce genre. C'était M. Roderie Mackenzie," * qui avait une instruction brillante, et qui peudant ses

. longs hivers au fort Chippewean cultivait les Lettres.-

Il avait fait de ce fort, perdu darfs les lointaines”

!-olitudes du Lac des Buttes, une résidence luxueuse ; et il y avait installé une bibliothèque qui l'avait fait surnommer “ Lu petite Athènes des ré gions lyperbo- ‘réennes. ? -

On croit donc que M. Roderice Mackenzie collabora à cette relation des voyages de son ami Alexandie Mackenzie, qui-valut à.ce dernier le titre et la dévoïntion de chevalier commandeur de l'ordre de Saïint-Michelet Saint-George. Malgré ses succès, Sir Alexander Mac kenzie n’était pas à R tête, ni le plus ‘important bourgeois de la grande Compagnie, et des rivalités surgirent

entre Jui et son chef, Simon MacTavish.

Il en résulta une rupture éclatante, et la formation

TT . d'uné nouvelle” compagnie, “dont 8 “Alexander devint “le chef. : re,

‘Entre deux hommes aussi bien doués pour la lutte que l’étaient les deux chefs, la guerre ne pouvait manquer d'être ardente, et elle ‘se continua avec une

activité et un acharnement terribles jusqu’à la mort de’ M. MacTavish, arrivée inopinément en juillet 1804, Ce brillant chef de l'ancienne Compagnie était encore

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jeune, et avait ré ialisé une très belle fortune. Quand là mort vint l'arracher ÿ $es admirateurs il se. faisait construire un château] au Pied.de la Montagne à fñtréal, à l'endroit même ‘où Sir Hugh Allan a bâti depuis Ravenseraig. . - - M. MacTavish disparu, l'ancienne et’ la nouvelle Compagnie se. fusionnèrent, et les Bourgeois purent accroître leur prospérité et leur opulence, : Ceux qui deeuraient à Montréal y possédaient des résidences fastueuses, et y exerçaient une hospitalité princière, nn Us y occupaient dans la société une position à peu près. analogue à celle dont jouissent aujourd’ hui les magnats du Pacifique. \ > Cependant l'opulente Compagnie avait nne rivale puissante dans la Campagnie de la Baie d'Hudson, et la lutte commencée depus longtempss’ accentua de plus en plus. | .

La première coihptait parmi ‘ses Bourgeois les deux Mackenzie res RE qui chercha une houvelle

route pour atteindre .l na Pacifique, et découvrit le

| beau fleuve qui porte son nom Aayid Thompson, qui.” avait fait partie de la Compaguie na —Tinfortuné Benjamin Frobisher, dont nous rappellerons -la* mort. tragique — Dunican. Cameron, Peter ” Grant et.John MacDonald. Le. ' fa : Ce dernier était né dans les montagnes d'Ecosse et descendait de l'anèienne faille dout } les ancêtres furent

contemporains de Noé, dit-on. Suivant la-légende, ils auraient pas eu besoin d'entrer dans l’Arche pour être ‘ sauvés du déluge; ‘car ils possédaient un navire du même genre sur le lac Lhomond ; et comme ils n'avaient . pas recu l'ordre d'y renfermér les animaux du globe, ils Jaissèrent cette tâche désagréable à Noë, et réunirent dans leur navire autant de beaux hommes et de belles femmes qu'il pouvait en contenir, C'est ainsi. que les . MacDonald expliquent l'incontéstable supériorité de leur noble famille, | 2 Comme où. voit, la Compagnie du Nord- Ouest comp- “tait parmi ses membres plusieurs hommes rémarquables ; ais celle de la Baie d'Hudson était aussi fortement, organiste, et,elle rencontra Un püissant appui dans Lord Selkirk: FU .

ce ‘La. compétition entre les deux compagnies qui se -disputaient le -monopôle. de Ja traite dans l'extrême | Ouest de TAmérique Britannique. du Nord, engendra une véritable guerre. Les hostilités commencèrent par . des dénonciations, des poursuites, dès arrestations et : - des Saisies, set, elles finirentipar des expéditions armées « et des batailles d + De.déplorablés excès furent commis de paitet d'autre, et le malheureux Frobisher, fut victime d’un des attentats que l’on reproche à la Compagnie de la Baie d'Hudson. .

M.S. H. Wilcocke, qui parait avoir été un des plus

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