‹ De Québec à VictoriaChapitre 15 sur 67 · KL · texte numérisé non relu

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Aujourd’huï, la gare du Pacifique à Port Arthur est bien loin, en dehors de la ville, isolée, sans importance, au milieu des broussailles d’une espèce de savanne; les träins traversent lentement la ville, sans s’y arrêter, en

“longeant la grêve du grand lac; peusifs et tristes sur le

seuil de leurs portes, les hôteliers les regardent glisser lentement au son de la cloche de la locomotive ; et; quand ils sont passés, leurs regards -vont se perdre sur la vaste étendue du lac qui est déserte. Car les steamers de la compagnie, au lieu de venir accoster à leurs quais comme

- autrefois, se dirigent du large vers l'embouchure de la ”

Kaministiquia, et vont s'amarrer aux quais de Fort. William.

Aujourd’hui, tout le mouvement des affaires s'est déplacé. Trois élévateurs collossaux dressent leurs faites altiers au bord de. la petite rivière: où venaient

+ aborder jadis les canots d'écorce de la Compagnie de la

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baie d'Hudson,:et où de grands navires viennent main. tenant recevoir leurs chargements de blé. Un grand hôtel en pierre, d'architecture anglo- normande, fait suite à une gare de grande dimension. . Des ateliers immenses,

.un pont élevé reliant la gare aux quais de la rade par-

dessus la voie ferrée et” És trains en mouvement, de grandes boutiques 's 'aligoant le Tong des rnes noüvellement ouvertes, des manufactures, des hôtels, des villas,

‘toute une ville surgissant de terre avec des tramways

circulant dans la savanne — tel est l'aspect de la nouvelle

: mate, et qui éfaient partis de Laëhine ne s'aventu-.

cité i dot ja Compagnie du Pacifique : a décrété la création, Li ya deux ans. , ° £

C'est ici maintenant que se fait la jonction de la°° ligne des ‘steamers avec celle du chemin de fer;.et püur

“peu, que la Compagnie du Pacifique continue de le

vouloir, Fort-William deviendra hd ville itportante. C'est d'ici que parfaient jadis pour la nvière Rouge

ef de provisions-que les compagnies du. Nord-Ouest et

- respeëtifs, ét qui étaient soûvent accompagnés de quel

ques:missionfiaires. ee ei

Les grands canôts, qu'on apbelait Les ‘eanots. du

. raient pas plus loin ‘dans l'Ouest à cause “de | la difficulté

: la Grande Chute, les conduisait, après ‘un long et dif cile portage, ‘au lac des Mille-1 Istes. De là, Îs suivaient.

des pértages, ik retourriaient à Montréal par la route, que nous avoisindiquée, chargés des pelletéries entassés |

L aù Poste. pendant l'hiver." - .

Des' canots béancoup plus “légers, qu’o où -appelait

. canots du. N ord, étaient alors. ris. à-la' disposition des. voyageurs et des missionnaires, pour pénétrer par les” rivières et-les lacs jusqu'à la: baie d'Hudson au, Nord,

et jusqu'e au graud ‘lac Athäbaska, et : au delà dans

POuest.. o Mot D

Larrivière. Kamfhiséiquia, qu'ils femontaient jusqu

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“et les territoires du Nord- Ouest les convois d'hommes :

“de la Baie d’ Hudson destinaient à à leurs établissements” |

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