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un ruisseau jusqu'au tac de Ja Pluie, puis, la rivière du lac de la Pluie jusqu'au lac des Bois: Un nouveau portage leur permettait d’atteindré la rivière Winnipeg qu'ils descendaient j jusqu au laë du même nom. : © Alors, suivant. durs. destinations respectives, les canots therchaient l'embonchire de la rivière Rouge, perdue La + dans des j jones, et la remontaient jusqu’à Saint-Boniface — où bien, ils poursuivaient leur course vers le Nord- * Quest en cotoyant le lac Winnipeg, le Inc Manitoba, et la Saskatchewan. | L FU . Pendant que je note ces souvenirs des voyages d'autrefois, ét due je m'extasie sur les changements. opérés. depuis “quelques années, nous avons quitté Fort- William, et nous roulons à grande vitesse vers la {frontière du Manitoba. " ot 17 Le ‘chemin de: ‘fer longe la’ Kaministiquia, puis, remonte les rivières Mattawan et ‘Wabigoon à travers un pays sauvage et qui ne paraît guère colonisable. . Quelques stations ont des noms étranges: Une d'elles : s'appelle Murillo, je ne ‘sais pourquoi, ét une äütre Le Bonheur ! C'est à ce dernier endroit, peut-être que
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vivait. homme heureux de certain conte oriental
: Ta: toi. puissant | et immensément, riche se trouvait. l'mélhéutetx, et comme tout le monde. il aspirait au
| ‘ bonheur. € Hééunit ses devins, et les ‘consulte. ‘ Après quelques jongleries, ils lui fépondiren£ qu'ir éésserait dé
°!, souffrir - s'il. pouvaif révêtin la cheinise- d'un: homme
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heureux. Alors il envoya des milliers de ses serviteurs
à la recherche d’un homme heureux, avec ordre, s’il le :
tfouvaient, de lui enlever sa chemise et de la lui
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apporter. : ù Les serviteurs partirent et cheréhèrent bien longtemps. Enfin, ils trouvèrent \n homme heureux, (le ‘ conte ne dit pas où, mais ce doit être À la station Bonheur), Hélas ! le grand roi n’ ‘en fut pas plus avancé ; car Yhomme; heureux n “avait pas de chemise !” Une. autre station porte unaNOM que je n'hésite pas à vroclamer g clorieux et qui est ‘bien, vénéré dans toute cette partie du pays : ce n'est pas le nom du soldat heureux qui traversa ces solitudes en 1870, et qui est sdevenu le aénéral Wolseley, c'est celui de Monseigneur °Taché, archevêque de Saint-Boniface, Que de voyages ardus et périlleux il a fait dans ces. contrées lursqu’elles étaient encore complètement sau-, vages! Que de fois il lui à fallu, dans l'intérêt de ses missions et pour.la diffusion de l'Evangile, parcourir ces forêts, traverser ces les, remonter ces rivières, franchir ces ingntagnes, malcré les intempéries de * saisons et les dangers qu'offre toujours un pays inhabité !
Chose singulière, le chemin de fer suit généralement 7
la même voie que suivait alors Je courageux missionnaire. Seulement il fallait soixante jours à ce deïnier. pour franchir la distance. rate la: locomotive parcourt maintenant en trois Jours !
EN
* Mais l’homme de Dieu apprnait aux âmes à franchir
‘une: distance bien plus consid rable encore — celle qui sépare le ciel de la terre!
Toute la région que nous traversons pendant la nuit
n'offre aucun avantage au colon ; mais elle pourrait
bien être kiche en minérais de fer, de cuivre et de mica,
:si l'on en. croit certains rapports.
Quand nous awivons au lac des Bois et au Portagedu-Bat, il fait jour. Une jolie petite ville est ici en voie de progrès rapide, grâäbe à à de nombreuses scieries, et à l'exploitation des mines d'or trouvées à quinze où vingt niilles de là. * Des centaines de travailleurs y sont employés, et une grande usine a été-construité pour broyer le minérai d'or et en extraire le précieux métal. h
Un nouvean compagnon de voyage vient ici noûs. joindre. C'est le R. P. Beaudin, curé, du Portage-du- Rat, où il compte six à sept cents catholiques, et où il
‘vient de bâtir une église, sous le vocable de Sainte-