UN DUEL ETRANGE
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Un contraste. — Le silence de la -prairie. —Les guerres in- ‘
diennes d'autrefois. — Combats singuliers. Un duel au jeu: oo ' -
- Quand j je iegarde défiler sous ma fenêtre les interminables ondulations de la prairie, mornes et sans vie comme les tertres monotones d’un innnense cimètière, je me surprends à regretter le temps où.des millions de “bisons cheminaient ou galoppaient dans ces plaines.
Quel mouvement ils donnaient. lors à à ces “horizons ! ! Et iuels spectacles. devaient être ces grandes chasses ‘dont nous avons dit quelques. mots ! |
Mais il ny avait pas. seulement alors des chasses
‘mérvéilleuses pour animer le paysage. Ily avait des, ‘ Suerres entre les diverses tribus nomades qui se disputaient les pays de chasse, et l'on-imagine, facilement les
pittoresques tableaux que la plaine devait offrir quand
deux races ennemies s'ÿ rencontraiènt.
Je ne suis ni‘un sauvage, ni un sporésmun ; ape | er:
je .Somprends qu'à leurs yeux la: civilisation va gà
Êr
ot — ; SE ‘ Te: n et cumplètement cu beau pays ; et nous le traversons. pré-
vie et le mouvement qui lui sont propres
cisénient dans cette époque de tr ansition où o civilisation
a détruit la vie d'uutrefois, et ne l'a’ ‘pas. encore remplacé - -— sauf en qugiues endroits raies — par. le’ genre de
ce
Elle: a cparqué sur des Résert cë, les tribus nomades ui sillonñaient la M rairie, ‘et 16 silencè a fait jilace a. jeurs br uyants élats: Seul:le sifflement de la Jocorotire.
tr succédé," Sur “ynelqjues - ‘points. “perdus. de. innnènse…
* encaissé das 1 la plaine ; tantôt. ils rampañent jusque au
sulitude,aux mrugissements des buffles poursiis is us
des chasseurs. \
C'est. un 6} dsode-de là vie d'autre fois que je: yeux consigner ici, à que le P. Lâcombe m'a raconté. À a Deux Sau vi ages s'ei allaient. au hasard ‘à. travers DT P rairie sans hoiaés, 1 un était un guerrier Gris; l'autrd \ Étui un Pièds-Noirs, ‘ / L .
Toux deux étaient: vélus. ‘de: peaux de- “êtes; dt armés ‘ ‘jusqu ax dents, d'arcs et de” ‘flèches, de: coutelas et de Jusils. | ‘ En
Sans. apercevoir, ils « s'avauc ucaiènt lus. che à
axée l6S pré “cntions infinies qui deyiennent un chez les élireurs ét les espions de ces ‘tibus. a: © Li Cris était le Sechérehe - du camp dés’ Pieds: +
Noibs, 4 le P Hs Noirs aurait voulu surprerdre le camp ,
‘des Cris.” À
“Tantôt ils sstüivaient Les siniosités ‘d’un ruisseau. À. ‘ Le ‘ . A
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