‹ De Québec à VictoriaChapitre 24 sur 67 · UN DUEL ETRANGE · texte numérisé non relu

UN DUEL ETRANGE

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Un contraste. — Le silence de la -prairie. —Les guerres in- ‘

diennes d'autrefois. — Combats singuliers. Un duel au jeu: oo ' -

- Quand j je iegarde défiler sous ma fenêtre les interminables ondulations de la prairie, mornes et sans vie comme les tertres monotones d’un innnense cimètière, je me surprends à regretter le temps où.des millions de “bisons cheminaient ou galoppaient dans ces plaines.

Quel mouvement ils donnaient. lors à à ces “horizons ! ! Et iuels spectacles. devaient être ces grandes chasses ‘dont nous avons dit quelques. mots ! |

Mais il ny avait pas. seulement alors des chasses

‘mérvéilleuses pour animer le paysage. Ily avait des, ‘ Suerres entre les diverses tribus nomades qui se disputaient les pays de chasse, et l'on-imagine, facilement les

pittoresques tableaux que la plaine devait offrir quand

deux races ennemies s'ÿ rencontraiènt.

Je ne suis ni‘un sauvage, ni un sporésmun ; ape | er:

je .Somprends qu'à leurs yeux la: civilisation va gà

Êr

ot — ; SE ‘ Te: n et cumplètement cu beau pays ; et nous le traversons. pré-

vie et le mouvement qui lui sont propres

cisénient dans cette époque de tr ansition où o civilisation

a détruit la vie d'uutrefois, et ne l'a’ ‘pas. encore remplacé - -— sauf en qugiues endroits raies — par. le’ genre de

ce

Elle: a cparqué sur des Résert cë, les tribus nomades ui sillonñaient la M rairie, ‘et 16 silencè a fait jilace a. jeurs br uyants élats: Seul:le sifflement de la Jocorotire.

tr succédé," Sur “ynelqjues - ‘points. “perdus. de. innnènse…

* encaissé das 1 la plaine ; tantôt. ils rampañent jusque au

sulitude,aux mrugissements des buffles poursiis is us

des chasseurs. \

C'est. un 6} dsode-de là vie d'autre fois que je: yeux consigner ici, à que le P. Lâcombe m'a raconté. À a Deux Sau vi ages s'ei allaient. au hasard ‘à. travers DT P rairie sans hoiaés, 1 un était un guerrier Gris; l'autrd \ Étui un Pièds-Noirs, ‘ / L .

Toux deux étaient: vélus. ‘de: peaux de- “êtes; dt armés ‘ ‘jusqu ax dents, d'arcs et de” ‘flèches, de: coutelas et de Jusils. | ‘ En

Sans. apercevoir, ils « s'avauc ucaiènt lus. che à

axée l6S pré “cntions infinies qui deyiennent un chez les élireurs ét les espions de ces ‘tibus. a: © Li Cris était le Sechérehe - du camp dés’ Pieds: +

Noibs, 4 le P Hs Noirs aurait voulu surprerdre le camp ,

‘des Cris.” À

“Tantôt ils sstüivaient Les siniosités ‘d’un ruisseau. À. ‘ Le ‘ . A

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