UNE FEMME ABANDONNÉE
La prairie pendant Éhirer=Ese expédition du P. Lacombe. —Campement du lhoir, — Gémissements dans La nuit. Les malheurs’ d'unelfemme:” ‘Le Deux êtres humains sauvés.
Le ministère des missionnaires parmi les tribus saut vages du Nord-Ouest leur imposait autrefois des | occupations multiples et variées, plus pénibles les unes que les autres. L'une des plus imiportantes-et des plus difficiles était d'accompagner les-chasseurs à travers les prairies. Elle était dév vlue tantôt à lun, tantôt à l'autre, deux. fois dans le cours d’une aunée,'et l'on appelait . tite partie du ministère “ aller à la prairie. ”
Ces- expéditions étaient généralement composées de plusieurs centaines dè chasseurs, accompagnés de leurs femmes et de leurs. enfants, et entrainaient.toutes lés Miséres, et toutes les péripéties de la vie des camps.
Mon vieil ami, Je J”. Lacombe, à souv ent accompagnu: : des expéditions de. cette nature, et © ’est .daus Fune
LS — 212 — ol .
‘d'elles que s'est’ passé le fait providentiel que nous
«llons raconter.
C'était en février de je ne sais plus quelle année. Le missionnaire avait quitté Saint- Albert pour aller rejoin- . dre un grand® “parti. de- -Chasseurs--Cris,-qui- -se-dirigeait-—* vers les. prairies du Sud, Il voyageait en ruine à
chiens, avec un brave Cris, devenu chrétien, et qui, sous
- le nom d’ Alexis, est connu dans l'Ouest: comme l’un des
plus “gränds chasseurs des rairies, et. l’un des lus P
dévoués amis des missionnaires, + .
Après plusieurs jours de marche, et quelques centaines de milles parcourus, ils étaient arrivés dans le voisinage de k-riviére à la Biche, et ils espéraient 3 y trouver quelques traces du- passage: -de l'expédition des
Cris.
Le voyage dans la Prairie à cette saison de l'année :n'est pas gai. Le ciel est gris, et. de soleil est bienloin.
Ses ray uns obliques sont pâles et ne réchauffent guère.
Toute blanche de neige, la plaine interminable, mono-
tune, silencieuse, -est comme une morte ‘ensevelie dans
4 Ts
un blanc sualre,
Pendant de longues heutes- de voyageur chemine,
sous” St 'iigiietie, sans apercevoir un | signé de, vie, un.
sentiér battu, un simple véstige révélant’ des être vivants ; et PHorizon est toujours le même, et la pie
ete ;
tou jours | sans tache se pr olonge dans toutes les directions jusqu’à l'immense coupole du ciel terne.
Bientôt la soif se fait sentir, la fatigue ie gagne, et le” : besoin de sommeil se manifeste. Mais s’il mage de La 7Tieige pois” étancher sa soif IT sait par expérience, qui en sera malade de fièvre, et que la soif le t ourmentera davantage. S'il se repose, l'engourdissemènt va s’emparer dé &es membres, et ‘il ne pourra plus repartir : ss il s'endort, il ne-se réveillera plus, car le froid le tuera. Une rivière!. Voilà loasis après laquellé il soupire ‘dans êet. immense désert -de neige. Car c'est là seulement qu il pourra trouver Peau pure dont iL. a “besoin | poux.son repas; et du bois pour allumer ui -feu et’ -téchauffer ses membres engourdis. ‘ -. à | Ïl-marche toujours, inspectant Fhorizon, et "chere * chant quelque ligne sombre, dessinée par les esearpe- * ments d'une rivière ou par, les cines grises de- quelques ‘hautes futäies… + .
Mis la vue? prolongée. de la. plaine sans ‘borné l'incline ‘ à la révérie; et la mélaeolie de sa pensée lui. 1, cmpose le. silence. | | ‘ & L'illimité du vide n'a pas d'écho; et l'on y prend | + l'habitude” de se taire parce que les paroles tombent : dans un ‘abime ‘d'espace qui, ne les renvoie pas. Dans cet infini sans voix la j joie s'évanouit comme la : parole. Et cependant c’est une tristesse qui a des charmes, et qui devient en quelque ‘sorte un besoin. Quand
LE on en a pris le pli, là joie bruÿante fatigue, et Ton rede-: mañde l'ennui vague, défini de la, solitude muette. À toûtes ces s impressi ressions que nous analÿsons nos
“eux voyageurs étaient. depuis longtémps habitués, Is.
\ marchaient donc .en silence, lun en: avant des chiens . jiour les guider, êt l'autre en arrière. | |
"Le soleil: venait- de s’enfoncer * sous l'hofifon, ét. M
nuit
sngit rapidement avais à bas les falaises de JR rivière eà d séinaient leurs ‘courbes dentélées.….
- Dei ji là peñte de£- ten jains indiquait son. voisinage, et ka. - puit torir bn tout” à fait quand is en atteiynirent. LE
“bords,
1, Mais alors- üs sentirènt pad neige. duidie sous” keurs. .
ù micds qe des chevaux" avaient passé par là, et dans rune petite Pinto de bois ils rencontrèrent tous, les véstiges d'un campenent récent, et décidèrent d i passer
: là nuit! RS
La première chose”: fire : était dy dlluinèr. un “bon. ten, et'Alexis sy. entendäit ; à cette ‘bésogne. Bientôt il, > découvrit Îe Loyer mêmé. du capemènf, ét en. en.
rémuant. les. cèndres. dl constata: qué le: feu ï fétait” pes encore éteint. L UN ee it et
4 6" Te, ællunij joyéusement, et quand 1 la fimme dissipe E obseurité, les’ Hangues des denx voyageurs se-délièrent.
La : >:
& — — Ah! L ere, je suis s bien content de fûire chautièr #,
Fe
ee R ‘ nm . sé
“dt Alexis. (Cette expression employée: par les Sauvages,
* et les: Métis signifie - catnpèr dens'un endrüit. où, Jon ae a diner-chaud.) x
| —Et moi aussi, ‘dit le missionnaire ; ‘Car- je. commeri-
ais à téhiner mes raquettes, ét je me sens un graûd.
vide à l'estomac. oo ee — Qui, j'ai - remarqué” qe vos jaribes faiblissaient
[Pères mais. vous allez: retrouver Os forces. dans. une ue
“bonne chautière de’ pemmiean, Nes —… 2 Crois- tu que. noûs . “puissions rejoindie nos gens.
vs
us Alexis? : a US hu, . ertainement, car is -ne peuvent, päs: ‘aller vite :
: -; avec dés femmes, des énfants et: des- bagages{ *
« li nuit:
., E6 fout: en continuant de- causer, Ton s'organise’ Dour. Où dételà les chiens. .. “On tira du traineau “>
\ "les | Prhvisions: és \nétensiles, Jés. convie; et. pêu- : 4 Er re Je marmite, sugpendue : audessus. du feu.
: *héuillait : et: ébañtait ce “petit air qui réjouit Toreille de e
. selni qui a. foi, gp suspendait auprès! du féu por, les”
ha rire-sécher. les: [vêtements roillés. pa} la neige, et: Ton. . ramassait ‘des “branches. pour en faire dés dits, sir ‘les- h
- qd on étendait. les cotiverties L a
"Enfin, on $owpa de’ bou appétite pis à: démi- couché :
| su son Ji de: brariches chacun commença à fürners TT? Les deux amis étaient - redevenus niet.
silence de” kä mature n était rompu que: è ipaï les craque- . É
cents “dés axbies, et les’ pétillements d dufeu. Li
. JT
Erin À Lis
Ar
. Le. grand |
ea & G— - Les chiens avaient également, pris leur. souper, et, couchés en rond sur.des branches, ils sonimeillaient, La nuit était très noire ; et sous. Ja tente “profonde dv. —— F Seigèur- Dieu ses serv itèurs av aient oublié d'allumer : les étoiles. Le. froid’ grandissait, eb dans l'air dévenu plus sec lesdeux fumeurs reganlnient inoniter lés boufées, blanclies de leurs tahimets, 7 ei Tout-à-coup up/tu faible gétnissement se fit entendre. Alexis dréssa l oreille ; ; mais in ’entendi plus: rien. Uüe demie-heure s'écoila; -et “le. sile de solennel,
mpertubable de la nuit se prolongé. 4, Mais. vuici qu un nouveau. gémissei ént ti LVersi
Pépaisseur. du bois, ét fit tressaïllir” les d ux ais, |
AS tu entend, Alesis ? L at
"Oui. ot CS ——— . CO
| Qu'ést-ce que cest? et :
2 Cest la phinte d'un lievn Te saisi par uribou:
= Tu crois ? he ct REC Le
ee. Oui.
un remarqué lots CE Une lainte plus forte- “et plus Ron Alexis de finir sa phrase FE —<h parait que. ton Bièvre | a la vie du, hé? 2. — — Ce est pas un lièvre.”
— Qu est- ce que c'est alors ?
TA en
—C ést. un | revenant. D
ie — Les mine
pen TT ,
frons le cadavre. de queue sauvage” SUS- :
pendu dans un axbre. Il a besoin, de quelque chose, et.
: il vient nous. le demander.
— Si c’est. Le voix humaine, “c'est, un homme vivant et noi pis un-)mort, 5 : ——
Mais Alexis hocha là tête et il prêta Toile avec un +
air peu rassuré, un . ", ne - Les. gémiséeiments : avaient cessé, et le D. Lacombe : broposa de faire, la. prière du soir; . Quand ils” eurent
récité leur chapelèt, ils s'étendirent sur leurs Bts. pour ‘
\ dormir: Lo ee \ : | Is- allaient fermenl'œil lorsque les plaintes recom- |
‘ “mencèrent plus: distinctes et plus Himentables que raupa-
. avant: | .
Le. missionnaire ge e leva, - | 2 Alexis dit-il, lève- toi. al ya " quelque ui qi: a “peut-être besoin de nos ; Il faut aller voir.
- Mais Alexis, très. courageux en face d” un viv ant,” LOS se croyait pas de taille à lutter contre. un, mort, et din ne! voulut pas aller demander aù revenant dl raison. de sa : plainte | PU NT SLT tre 4 e U
— Eh! bien, -dit ele P. Lacombe, d'iri seul. Ma .
CES
une ‘ moe sos a , : sos
. h re . D e = . LU — 913 —
- dé yuelqué. danger je tappellerai à À mon secours.
les plaintes étaient venues. L’obscurité était profonde
© tins-toi prêt avec ion. fusil, et si je: me trouve, en face
issommaire | marcha. alors dans‘la direction: d'où
et cest à. tâtons qu'il s'avançait- lentémént, De temps”.
à autre les gémissements. cessaient, puis : recommen
çaient, tellement Jugubres que malgré. sa détermination
:. énergique lé missionnaire en frissonnait d horreur. | un effrayant, c'est qu'il ne voyait absolunient rien. -Toutkcoup, il séntit soûs ses pieds, non plus de la | neige; mais des cendres: et en même temps une voix “lamentable: gémit lugubrerhesit tout près de Jui.
JE se pericha, et tendit ‘ses mains en avant pour‘
touché être vivant qui. était. évidemment à à ses pièds. .:
TE ohjet: qu'il touclia était, une peau. de buffle, “mais sous
cétte : peau il sentit quelqu” un se mouvoir,
re trouva un reste de feu qu'il ranima, La flamme jaillit;
‘Alors il remua les. cendres - encore chaudes, -ef- il Ye .
ét, relevs ant H. peau de bufflé il trouva. une- ferme demi-
nue essai un enfant coritre sa poitrine. .
L ï Nu re - : " « U ‘ s >
On comprend! d'étonnement ai missionnaire.
:— Qui'es-tu ? Et me faistu ici?: detnardart-il.
— Je suis une femme. abañdnnée, .et jen ne puis lus ‘marcher, j'ai les pieds gelés.. UT
toc
rs
Le missionnaire se releva, fit-quelques pas dans la. - diréction de son compagnon, et Lu crie . - de venir La
Td'éniporter ine couverte. — . ‘ 7.
-- Qüand Alexis. comprit: qu 'i n avait” pas. aire: à un
rev enant il tetrouva tont son ‘dévoûment et son cou
rage. La femme Fat étendue “dans la ‘couverte avec.
“Son enfant, et, tranéportée auprès ‘du feu, qu Alexis eut : %e: soin d'attiser de son mieux. : .
Il fie de nouveau chauffer. les eau, et prépa i manger jour da malherireuse: femme: © Deson côté le” P. Lacombe Jui fit une coûche 2 aussi | .… tonfortable, qu'il put, auprès. du fén, et il défit des . Rmberux ‘dé fourrures qui enveloppaient ses “pieds, .
: espérant ( qiil pourrait pere, encore les réchauffer ‘ét les sauver, : CA ee ee © Mais il était trop. tard La décomposition était. aëx. | “'iièneg, et “Yamputation était ‘inévitable. E ‘Quelle chose. lamentablé, hélas ! “C'était” une e femme : | le Yingt- ans, ét qui paraissait en avoir cinquante, tant . la souffrance. l'avait aceablée : | | Quand: elle eut mangé: un -peu, et repris ; quelque fôre ce, le F. Lacombe lui fit raconter son histoire, . : . | TRÉRE ny. ‘avait * pas ericore ‘deux: ans qu'elle” était mariée, et elle faisait partie: de. l'expédition de chasse | AVEC son:mari Mais-lé- iñisérable avait cessé de r aimer,
et il la maltraitait honiblement.. LL
La veille encore ü Pavait ontfageusement hattne : ut dans son extiême douleur elle avait résolu de se suicider.
—. De grand inatin, elle avait quitéé-Je-camp-pour- Hg
plus revenir, après en avoir averti sou mari, Mais loin
de: la retenir il lui avait dit : va-ten, de ne veux’ plus te voiret je vais en prendre une autre |
Elle . avait marché bien loin dans . la prairie, détermuinée à se laisser. geler pour- en finir avec la vie; et bientôt elle ‘avait senti qué ses pieds deven aieñt. La aduel-" “lement insensililes, “ Mais alors son: enfant : s'êt tait mis". ä pleurer, et quand elle avait vu Le pauvre ptit être cherchant encore un: reste de :vie- dans ce sein que le: Froid env ahissait, Tindestractible sentiment de” la mater- -nités était véy eillé en elle.
““Sima: vie m 'appatient, et si je pris en disposer, avait-elle pensé: la vie de ce petit être n’est pas À moi, ct je nai pas le droit de la Ii énlever, Je Veux me. tuer, mais je ne veux Pas tuer mon enfant !° ”
- + Et àlors Pinfortunée avait rebroussé ‘chemin. Toute. la nuit elle avait marché douloureusement, et lente. ment, av ec ses pieds gelés, © © -
“Mais en dépit de ses efforts, elle nav ait pu parvenir au camp que. le lendemain et elle l'avait trouvé désert | hélas! Dee nee ee
Tout. le monde en-éfait parti ;. et elle n'avait pas ent l force de marcheï Plus: loin. Alors elle s'était tainée
péniblement j jusque sur les cendres encore chatttles-du
Vus | EL
—22— : |: ; foyer éteint; et elle s s'était dit! “. &. ici qe je vais “mourir; mais si le Maître: de là Vie veut sakver- mon ns 1 mtetrenvene qqn 1 pr pr rendre ft aut-ue-mon - ee corps ne-soit enfièrement. gelé "+ 7 : :
‘Ets lointain quesoit-le ciel et- si gran ets si élevé que soit le Très-Hant, il avait: pere. dañs un po de iairie de notre infime ‘planète ces" deux êtres” his |
: rables : ñ avait t'entendu le gémissement dec cette imère,
Nas q allait-on. faire - maintenant” pour. les’ afracher à le mort? Comment transporter cette femnie impo- . tonte .et sori enfant? Et comnent fejoindre avec ce doùble fardeau le. parti des éhissèurs* qui- “contintait sa - {ours se Po | : Le P. Lacombe était perplexe en face de ce Li roblème, et 1} demanda l'avis d’Alexis. D D EL !— Econtéz, Père, dit Alexis. Vous allez vous coucher. et dormir tranquille. - - Moi, je vais entretenir le ” feu,'et crganiser pendant la, nuit notre course de, demain, -
Laissez-moi. faire. | . D Epuisé de fatigue, le miséionnairé se e jeta. sur soit lit de branches, ets ’endormit d’un profond sommeil. Une
yves | fuis seulement, il ouvrit, les SA ee AL ET - ment “acablé quil à ne. vit que comme en. rêve une ‘ femme étendue auprès. d'un ‘bon feu, et un sauvage qui” - travaillait, Te SN | Lie “Quand il s'éveille tout agit, il faisait grand jour, et
il trouva Alexis sur pied, de bonne humeur et' content . de sa nuit, Son brave compagnon . m'évait pas fermé 3 7 Pœil’ Ilavuit entreteñn..lé. feu, -et-transformé-le- +ntie-
rs
“neau en une espèce de’ caiole pour y installer la fénune | auvage et son/eufant. .
[Le déjeuner fnt bientôt pris, : ct Jon se mit ‘èn route,
Sur un. siège confortable, : ‘ avec. dossier" de peau, qu "Alexis avait. fabriqué pendant sa nuit ct RxE sur ke
br uineau, Ja. malheureuse. mère et SO enfant furent.‘
Le installés ; ‘et, comme la. charge se trouvait très lourdé .
pour les chiens, Alexis leur vint en ‘aide en marchant devant eux, et en tirant de. toutes.ses forces nne longue -
corde attachée à la caïriole. Le- P.: “Lacombe suivait,
poussant le ‘traineau. dans les endroits difficiles, at ke
-maintendit en équilibre. -
. Le voyage fut long et pénible ; ; Inais enfin le imissiun-
naivé et : son serviteur y apportérént fant de cour age et. d'efforts qu ‘ls rejoignirent le camp des Gris, vers le soir.
\ Les chefs de l'expédition! furent étonnés, et quelque Le
‘en honteux, quand le prêtre leur: montra Ja malheureuse victime de leur abandon, et leur reprocha leur : conduite. “Mais ils rejetérènt la faute sur le mari, qui,
suivant leurs” éontumes, était le maître absolu de st
femme. . « | Chiot fut sans 15 pudeur et paya d ‘audace :
ue. Je ne veux plus de cette femme, dit-il au Père,
et tu auntis à Lien mienx fait de da laisser. où elle était
.e !, à ‘ . — 923 —— ri J
“à ct
en ai une autre maintenant, et tu peux fai ire de celle- kt.
à .que tu voudras. | Per S. 2.
7 TE bien FRONT 1e Paie tres in. Tinséable L chien: . Tu es" pire; tar Jes chiens traitent mieux leurs * femelles ; et tu aurais dû au moins Songér à ton enfuut, : comme Jes animaux s 'oééupent de leurs: petits. Tu peux : réntrer dans ta tente et cacher ton déshénneur, - Je tonékai parmi les. tiens quelqu’ un qui : a plus de eur, - ét qui prendra-soin- de ta femme et de ton enfant” ;Le missionnaire ne tarda pas. à trouver en effet ung «fille qui eut pitié de la mallieureuse “alandonnée, dt qui se chargcn d'en, prendre” soin. RS L'amputätion des. pieds” fat inévitable, et Von imagine | Cf acilement quelle voie douloureuse ée fut pour elle que
| cette série. d'étapes qui termina l'expédition.”
Elle ne mourut pas “dependant, < ‘eàr Dieu lui servait
à la “mission dë
“dés j jours meilleurs, Elle guérit, devint Saint- Albert, CF : rèçut le baptême. “Elle y vécut Jong- - temps encote,- en. fervente n éophyte, pendant que, sa: : *péite fille était recueillie par les sœurs de la Chañtrés at
couvent. de Saint-Albert, et ÿ recevait une édugation | chrétienne et des soins x raiment 6 maternels, nt |
A | Le . Le:
, it ' L ‘ Ÿ J h | l k . , t ‘4 ü FA L s u ‘ : ‘ ° o “ “ Te ‘ ‘ no a » * D ‘ ; | ‘ .. 5 i à a: = U 4.
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| “unatique histoire, aucün. qui. ait Gté plus reyretté qi .
à dans ginsieuirs ‘pages des. rapportés que ke gouverngnt
* pathie î éprouvait pour des B lances et eynelle cunhiante