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: TT loupe à vapeür, qui peuvent remonter la rivière jusqu une distance-de dix milles. |
Voilà le tableau pittoresque et varié que nous adnirons, Mais que dire du cadre, qui est plus mervuilleux encore .que Je tableau ? Comment décrire ces montagnes qui en forment les: Moulures, les seulptures, ut Les ciselures ? ° . Les unes ressemblent, à des palais de wlace, et les autres à dés châteaux-forts avec leurs donjons, leurs, créneaux ct leurs tourelles. Le.
Celles-ci ont la tête voilée comme les femmes morcs-
“ques, Est-ce cuquetterie ou pudeur ? Celles-là dominent
-ku'région des-nuages, et lancent leurs ‘têtes Ftesplendis-
saintes dans la limpidité d'un cieP serein Fduelques- unes ont d’abondantes chevelurgs, d' arbres T'éSINEux ; uñ grand : -mombre: sont, auves. Presque
toutes dont inclinée VéEs VPEst. Lors de. lgur formation,
elles ont évidemmelt obéi à une futce d impulsion qui
les a fait pencher de notre côté. Chest nous qui venais, maintenant vers elles. ‘
Je ne puis me défendre d’une viv e admiration se
les. montagnes, de même ‘que pour les sommités
‘humaines,
des esprits cultivés. À * | N
Seulement, dans Les sommets ‘humains je distingue. Les millionnaires, et même les grands et les puissants” CR . . » A ne laissent assez froids, s'ils ne sont pas en même temps
Mais j'admire ceux qui'ont gravi les sommets intel lectuels de À science, des arts, de la gloire li i “ire,
d'admire ceux qui sont parvenus sur les ‘sommets ” ‘ spirituels, Ja vertn,: ‘la perfection, ces Thabdrs que le. ie] illumine. Mais qu'ils sont rares en ce monde :
K n’y a pas de ces distinctions à faire dans les gran-,
.deurs de Ja nature. Tontes ses çimes vraiment élevées
ont une majesté qui m'en impose ; et ce qui me plait, dans les Dbeautés-et les hauteurs de ‘k hature, c'est “quelles prodiunent à tous et tous les jours le re ment de leurs merveilles. ee |
Il ya icides glaciers, des cimes majestueuses ile forêts, des lacs, des rivières, des grottes, des ads des torrents, des rayins, des feuillages verts, des Hein épanouies, et toutes ces choses étalent leurs hauts
. pour tot le monde ; celles qui ont des voix chantent, . murmurent, donnent des concerts vraiment populaires, et les aitres font écho. T1 en est qui poussent des arvla-
uations pour le premier venu, fût-il un simple conteiller municipal !
Quelle différence avec es lacs de confection humaine, les jets d’eau, les fontaines et autres beautés artificielle, qui ne déploient leurs charmes que par ordre de Sir \.ou pour fêter le passage de quelque Altessë ! sr 7
Oh: ‘quelle est belle ha nature quand on voit Dieu au del, comine à travers un voile! C'est un pobiie" ré: “fiense et sublime ; et cé n'est” pas ture fiction, c'est
fr ct
‘la plus admirable des réalités. Mais pour animer cette réalité il faut une âme et cette Âme n'est autre que
Dieu, Les poètes qui ont cherché cette âme sont ceux qui :
ont le mienx compris la nature et-qui l'ont plus admi- n rablement chantée. Les plus belles inspirations de Chateaubriand, Lamartime, Victor Hugo, de e Ieprade, sont nées de cette source pure.
Le naturalisme vrai est là, ét nulsn'a surpassé. le prophête-roi en ce genre. Ceux qui croient avoir inventé : le naturalisme sont d'ofgueillenx ignorants. David. et même Job, sont d'xdmirables poètes naturalistes. à à leur , manière — qui est la bonne.
Les naturalistes du j jour en Europe sont inçonsteita=
7——Hlement-de renruiquablés talents ; “mais en refusant de «4
voir Dieu dans la nature ils h dépouillent de son plus
wrand charme. - us « — Je retonnais qu'ils V'analysent et la dissèquent avec une rare habilité; mais la vie qu'ils Jui gommuniquent dans leurs, wfires n'a d'autre source que les sens, et là” nature qu ‘ls nous peignent est toute sensualité, comme
eux-mêmes !
Mais pendant que j'oublie que je suis en.voiture et . non dans ma chaire dè professeur, mos chevaux ont | “bien marché. Nous avons atteint l'autre versant dela .:
: ‘ si 989 —
montagne, perdu de vue le village âe. Banif et Phêtel, et lérouvert des aspects nouveaux, une autre e partie de. la rivière de PÂrr, dans un autre cadre de montagnes. Sur le flanc d’une colline escarpée, dont nous SUiVOnS J'épine dorsale, le capt. Harper nous montre d’ étranges À formations géologiques, qui ressemblent de ‘loin à des ruines de müraille, Mais de près on les prendrait plintôt pour des femmes-pétrifiées. - ‘ Sont-ce quelques femmes de Loth, puuies pour leur curinsité ? Qui sait ? ? ya de ces femmes-là duns tons les pays du monde.
__ Panff a d'autres curiosités naturelles dignes de mention, et fort intéressantes à visiter — les sources d'eau”. chaûde, dont la température s'élève à 105 degrés —: le Bassin, qu'on croirait fait de lave et qui: déborde id'eau tiède sortant de la montagne, .et limpide comme une topaze — là Grotte d'Azur de formation : identique, et qui ressemble à celle de Capri. . mot Il y a-encore le Lac du Diable qui eët à. une distance de près de dix milles, et qui est ainsi nommé, J'imagine, pufce qu'il baigné un sombre donjon de pierre : qui rappelle Enfer de Milton. .
‘Le capt. Harper nous y a conduits dans Paprès-mii * C'est encore une ravissante proménade, dont la.tempr-. rature s'est chargée de varier les paysages. Car nous avons’ eu alternativement du soleil, de. la pluié, du
brouillärd, de lk neige et encore du soleil. te
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