‹ De Québec à VictoriaChapitre 59 sur 67 · LA RÉGION DES RANCITES · texte numérisé non relu

LA RÉGION DES RANCITES

Lethbridge +. Macleod.— Pincher(reek. Un ennitage nous |: ‘veau. — Pastorale. — Idyile et pays sages. La vie des ranches,

On. fait de Félevage un pen partont dans Ouest, 4 Le . , + l : :.

depuis Winnipeg jusqu'a Vancouver, et. ne crois pas

AN y'ait dans aucun péys dn monde une aussi vasté..

étendue d'incomparables pâturages. ou, Mais c'est plus particulièrement au pied des mqn-

tunes Rocheuses, et le long des nombreuses rivières ,

qui en descendent, que les grands élev eurs se Sont TOR pÉS, | |

La zône considérée la plus favorable. s'étend de Saskatchewan’ du Nord j jusqu à la frontière américaine,

“ur une Jargeur de plus de cinquante milles, et forme

*.nne superficie totale excédant dix mille milles earrés de ‘j'airie sillonnée de rufsseanx et de rivières.

Jusqu'à présent les touristes qui voulaient visiter la région des ranches, quittaient le chiemin de ferdu Paci. fique à Dunmore, se rendaient à Lethbridge var le

chemin de fer de la compagnie. Gult, allaient de Leth. - bridge à Macteod en diligence, et de là se dirigeaient vers C lily en station: unt de ranche en r'anche, Mais à l'avenir cette route sun plus ou moins abàndumée, et l’on visitera leg runches cu chemin de fer, de Culéary. À it Macleoil ct J'incher- Creek, Cè sera plus rapid, mais certainement moitié intéressant, Lethbridge est hâti an bord de la rivière Belley, sur une inmense houillèré en exjloitation, eb grâce au lit, © profond que la rivière s'est cieusé on entre dns Re tuine, c'est-à-dire sous terre, de plein pied, sans descendre d' ui pouce : eb quand on à marché une centaine de qu . dns les sombres couloirs de charbon on ak ville sur htue . | © Iva deux aûs à eine es häbitants de cette petite ville entretenaient le grandes espérances d'avenir. Car li compagnie Galt, qui avait déjà étendu son chemin de : fer jusqu'à Gr cat Falls, ins. lés Etats- Unis, se propusait’ de Je prolonger du côté ouest jusqu’à la Colombie en traversant les Roïheuses par la passe du Nid-de-

corbeau (Cronts nest pass), Mais la compagnie dt

s Tacifique en construisant la liyne de Macleod à pris les devants, et dans quelques tinnées elle atteindra Je district de Kootenay: par la passe, facile du Nid-de-corbeñu. .

us espérances de Lethbridge sont par là même fort e diminuéé

mais elles ne sont pas andanties, et $es progrès seront seulement moins rapides,

Le trajet en diligence de Lethbridue : à Macleods est : trés agréable dans la. belle saison, et la traversée des rivières x Belley et où Man .est si 1ttore sue. |

"sûr un à fonds de cailloux rouils.

D'où vient ce nom de Vicillard (ol Man) donné à k jolie rivière qüui arrose tant de pâtunges et qui abreuve tant de troupeaux ? |

Est-ce de quelque profil humain découpé par h witure dans le gi unit des’ montagnes d’où elle sort, comme il y en à un dans les Montagnes Blanches, ct un autre an

Saguenay? Est-ce de quélqu un des premiers habitants

de tette contrée? :

- Un croit généralement que les SU VALEX l'ont ainsi

nommée pour rappeler le Grand-Esprit qu'ils appellent

quelquefois le’ Vieux; comme la Pible Le nonune. aussi

l'Ancien!

Depuis plusieurs : années Macieod n'a guère grandi. * Lomme Lethlridge, cette ville a de grandes casernes et: in corps ‘nombreux. de la Police Montée.” lIusieurs des officiers que jai connus, et surtout le capitaine Dean, à-Lethbridge, le major Steele et le capitaine Macdo. nc, ,à Macçleod, sont iles hommes non- seulement

uniables mais istingués. . .

Entre Macieod gb Pincher-Creek; qui est. \ 30 milles plus à l'Ouest, il ù a aussi un servicè de diligence À

‘ travers la prairie.”

Ce nom de “Pinéher- Creek désigne à la fois une Hivière, et un: village agréablement situé-daus un pli des” premières ondulations des montagnes. C'est en méme:

temps un centre de la révion des ranches; et les

:gfundes routes (érails) qui ravounent de là dans toutes

© les directions ec nduisent à à des ctablissements dé ve

Le

genre, =" -8 Plusieurs Canadiens-frau GEL, y sont groupés, les un ventnt des Etats-Unis, et’ les autres de Madawaska, Nouveau-Brunätick En général, ils réussissent Lien, et quekjues-uus sont'en bonne voie de faire fortune. Cest là que le P, Lacombe rêve de mourir, et que ses mis lui ont tn petit logemÈnt attenant à la chapelle eathotiqué qu'il a nommé s ÊÉrmitage de Saint- Michel . Mais duelqués-uns de s63 confrè ères Relivieitx

soutiennent qu'il aimé uueux la vie nc made de ses chères ER

ouiilles sauvages, et que S'il meurt à Fernitage west

qu "1 mourra jeune, U | .

Pour notre part, nous ans qe le P, Lacombe .« fait un autre rêve: d "és de fonder un véritable ermitasrau, pied des tucheuses, sur le bord d’un beau lac que | nous’ avons visité ensemble.

L'endroit est fort pittoresque et charmant, et la fm dation nous ‘conviendrait beaucoup. ‘Les laïques y

sernient admis conte erinites, aussi hien.« 1ue- des prétres,

“et le réglement de la: ennmanauté se conposerait té

cet artide : “unique : il w'v a pas de règle! Le leuie-

vant-gouverneur Royal et moi avons pris l'engagement ‘le demander notre admission dans cet ermitage.

Il me semble que nous pourrions y mener une vie tranquille et heurense, sans trop d’austérités. D'un côté di lac, il y à les moutons sauvages des montagnes, ét de l'autre, il y a les moutons civilisés des plaine, appartenant au ranche d’un brave Canadien-frmeui..

M. Beauvais. Le lac lui-méme est très poisconneux, et

les poules de prairies voltigent autour. ‘Dans ce eun-

DE 4 , . : . . A “tions, une solitude à plusieurs, dans la pleine Hberté

des enfants de Dieu, ne me semblerait pas un sort mis

nible, et si le P. Lacombe tient à sun projet. x tiens

nr ©

aus.

À des distances plus on moins grandes de Piniche- Creek s'étendent les ranches Cuchrane, Alxrta: VW atdrur: & Buuvais, Levasseur, Larandeür, Clarkson, ct. bit

“autres. Dans la direction de Calgarv, Ki route rotoie

Winder, X ew-Oxler et quelques autres.

Partout, dans ces ranchés le touriste est le bienvenu, et l'hospitalité est un des ‘traits caructérictiques de E Vie qu'on y mène. |

C est, du reste un- rude métier que celui de ranchere. ét il comprend bien dés uenn:s d'ouupation. LEute saison, et même-chaque jour impose ses tavans farticuliers.” I faut faire les semences, les fuins le récoltes:

il faut Téparer les bâtisses et les chitires. douter

chevanx, traire les vaches, faire le beurre, ! le mirage

JE Pond us Ebiusous cÈ jupes, api fn TT ET

dois je frbiraes (PONENETETENTTE cufjsfaitiee sh

RS Uohpioauge fers upon

pt: jte 1À RARDTE 3! IDURE TE CT cs sl

CS ‘, io à pl 5 du jiare shot . tir gui oeres Her css print ‘ : 0 l Or mn, | ‘ ! ‘ ’ FH gp i ee puit vou de

ni ; 4 / L n : 1 pot je { ce 5 b: 1 4 3 { - L ne ÿ3 i $ v , ti api LE nu t .

x , fa o Ta £ t $ à . . , 2 ol n Le e ‘4 . Les :

‘ Ê ! vit pont 5 L ct J- :

' ' os ë Ts :

is ‘ î us , : 4 ” : P ho punto ous Le et *, L i , : , ; , | : ' ‘ d * ii free ko y ss 4 Fe .

è nl # . sl : . Ü PES LT à th.

tt

hoc 4 EE eut bn ue ya À

shit si; iptus +

4 ou ROULE n Ldegheds it rage nl

si . s

ous rush. juil i soute

e 4 ces où sb Bo oi plais ie

eppiis LÉC ape DE dois ce à à Î | - toute Repas he t} ës heros N La ‘ { Î ' Dot is 1h ba t 1} joie tes ' 4 cit :

da s 3 : nl { D ou rat 3 noté Pie os es Phor 4 s î- 4 4° ü $ dis TR F { 3" 1 Hhots fi hu is ; * : ‘ hit ess ii ° Los on our “rt, Louis n Four { - frites - pi 4 ! n je ER i ON Ü 4 ‘ Ë - -

fair ed is

do odus hee.

amour pit

Page 1