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“origine—a.commencé à grandir. Pendant près de
vingt ans la capitale d'Ontario a continué de se développer, dans une mesure tout Pt ait normale et ordinaire. Mais depuis trente ans ses progrès ont dépassé toutes les prévisions, et dans les dix derniètes années ils sont devenus prodigieux. TT NC
Les statistiques officielles établissent que la population de’ Toronto qui était de 96,196 en 1881 était en 1891 de 181,220, Elle aurait ainsi presque doùblé
Mais Toronto n'est pas seulement une grande ville; c'est uné belle ville, bien bâtie, bien aérée, recevant
d côté les arômes des grands bois et de l'autre les
effluv es d’une véritable mer intérieure. | :
Parmi ses édifices publics le ‘touriste admire son \Université, son Palais de Justice, son Hôtel du Gouvernerhent, son hôtél des Douanes, sa Banque de Montréal, son Bureau de Poste, ses églises de Saint-Jacques, (épiscopalienne), Saint-Michel (catholique), Säint:An- ‘dré, Métropolitaine Cméthodiste), son Hôtel-de: ville et son Opéra. - ‘* .
Ses hôtels laissent à ‘désirer ; "mais ses grands jou naux, le Globe, le Mail, l'Einpire, le.- World sont de véritables institutions.
Toïonto a plusieurs pares, et des jardins bétaniques, et si vous faites une course du coté Ouest en dehors de la ville vous di trouverez les terrains de l Exposition avec
ses | paiterrés . eé son Palais, de Cristal, que le soleil
inonde librement'de ses rayons et qui commandent ka
vue du grand lac Ontario. ., L'ouverture .de lExposition à hgftelle il m'a été
donné d'assister (septembre 1889) a été. plus ou moins
un succès. Les discours de circonstance ont éfé, médio=
crées, Sir John A. Macdonald a, été très’ gai, et” il a.
mgntré ‘comme toujours qu ‘il a beaucoup d’ésprit, Mais n j'aurais bieri voulu entendre tomber de sa bouche autre
chose que-des bons mots et des facéties. ‘ :
Après éela, peut-être'avait-il d'excellentes raisons-de
ne pas parler en homme d'Etat dans les circonstances.
Il est des jours où l’habileté d’un premier ministre con- :