NOTRE ARRIVEE
on dirait qu'ils veulent saluer notre arrivée par leur joyeux concert.
Oubliant que sous cette latitude les jours sont de six à six heures et qu'il n'y a presque pas de crépuscule, je commence à murmurer contre Faurore aux doig'ts de rose qui ne a'empresse guère de venir nous féliciter de notre heureux voyage et nous faire admirer cette contrée lointaine. Mais tout à coup nos cœurs sont remplis d'une bien douce éraotion : la cloche sonne l'Angelus. Nous allons donc trouver dans ces régions des frères qui^ comme nous, prient et invoquent la Yierge Immaculée, Chapeau bas, nous récitons avec ferveur la prière de l'ange. A cette fervente prière se mêle le souvenir de mes amis du Canada. Je suis ému jusqu'aux larmes.
A peine avons-nous terminé notre Ave Maria que le soleil se montre à nos regards dans