‹ De Quelques Affections Chroniques De La Moëlle Épinière Et De Ses Ménignes d’après des observations recueillies à l’Hôpital de BâleChapitre 1 sur 15 · DES MÉNINGITES SPINALES CHRONIQUES · texte numérisé non relu

DES MÉNINGITES SPINALES CHRONIQUES

Comme l'indique le titre de ce chapitre, nous avons l'intention de présenter quelques observations sur les cas de méningites spinales chroniques traités à l'hôpital de Bâle pendant ces dernières années. Nous n'avons point la prétention de procéder à une étude complète et approfondie des méningites spinales en général; le cadre restreint de cette petite étude ne nous le permettrait pas; nous nous bornerons simplement à analyser quelques cas spéciaux, en consignant ici les réflexions que cette étude nous aura suggérées.

Ce n’est que depuis quelques années que le sujet qui nous occupe à commencé à attirer l’attention du monde médical. Lorsque les beaux travaux de Duchenne, Charcot,

an —

Leyden, Westphal, etc., vinrent nous offrir un guide sûr pour étudier les affections si compliquées de la moëlle épinière, toutes les recherches scientifiques médicales se portèrent de ce côté-là. On négligea assez naturellement les méningites spinales comme n'étant qu’un accessoire ; d’ailleurs, il faut l’avouer, on ne les connaissait que fort imparfaitement.

La littérature ne nous fournit qu'un nombre restreint de monographies se rapportant surtout à la forme connue sous le nom de méningite cérébro-spinale épidémique aiguë. Parmi celles-ci, nous nous plaisons à citer, comme étant une des plus complètes, celle de Kühler, Monographie des méningites spinales, publiée à Leipzig en 1861. Mais ce n’est que dans le courant de ces dernières années que Charcot, Jeoffroy, Leyden, Erb, ont abordé et commencé à résoudre les difficultés inhérentes à l'étude de ce sujet. Comment diagnostiquer et surtout différencier des symptômes souvent vagues, mal définis? Comment distinguer ceux qui se rapportent à l'affection même de la moëlle et ceux qu'a produits une inflammation de ses méninges”? Il à fallu, pour ainsi dire, disséquer patiemment la moëlle et en analyser les fonctions; ce n’est qu’ainsi que l’on a pu arriver à interpréter avec quelque certitude les symptômes produits par les méningites spinales.

Aujourd’hui nous admettons avec Erb quatre formes principales de méningites :

10 Affections de la Dure-mère se divisant en :

a) Pachyméningites spinales externes.

b) Pachyméningites spinales internes.

20 Affections de l’arachnoïde et Pie-mère se divisant en : a) Leptoméningites spinales aiguës.

b) Leptoméningites spinales chroniques.

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