‹ De Quelques Affections Chroniques De La Moëlle Épinière Et De Ses Ménignes d’après des observations recueillies à l’Hôpital de BâleChapitre 15 sur 15 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Il est évident qu'en publiant ce petit travail, nous ne pouvions avoir la prétention de présenter une étude un peu complète et approfondie des maladies chroniques de la moëlle épinière. Il eût fallu pour cela passer en revue et motiver les nombreuses théories qui s’y rapportent, ce qui nous eût conduit à dépasser dès l’abord les limites que nous nous étions proposées.

Pour tout ce qui concerne la partie théorique de cette petite étude, nous nous en sommes rapportés essentiellement aux grands ouvrages de Charcot!, Leyden? et Erb*, ainsi qu'aux excellentes leçons cliniques de MM. les professeurs Immermann, Erb et Friedreich.

Une fois ces restrictions admises, il nous à paru intéressant d'examiner, à un point de vue clinique, c’est-àdire pratique, quelques-unes des principales affections chroniques spinales.

Qu'il nous soit permis à ce propos d'exprimer à M. le professeur fmmermann nos sentiments de vive gratitude pour l’extrême obligeance avec laquelle il nous a toujours prodigué ses précieux conseils et pour l'autorisation qu’il

Charcot. Leçons sur les maladies du système nerveux. ? Leyden. Krankheiten des Rückenmarks.

8Erb. Xrankheiten des Rückenmarks und seiner Hüllen.

nous à si aimablement accordée de publier ces observations.

Les affections chroniques spinales énumérées ci-dessus ont toutes à leur base un processus pathologique identique. C’est une inflammation se traduisant par un épaississement des membranes, une disparition plus où moins accentuée des éléments cellulaires, une prolifération du tissu conjonctif, etce., ete. Ge qui diffère essentiellement dans l’une ou dans l’autre de ces maladies, ce sont les régions et l'étendue plus ou moins considérable du système nerveux spinal affecté.

Il est aisé de déduire de ces quelques lignes que plus une affection sera localisée et répartie sur une petite étendue, que plus aussi elle sera attaquée dès ses débuts, plus grandes seront les chances de succès avec lesquelles elle sera combattue.

C’est ainsi que notre thérapie, dont l'effet se montrera souvent peut-être bien négatif dans le traitement des méningites spinales chroniques et de la sclérose en plaques disséminées, est loin de se montrer aussi impuissante appliquée au tabes dorsal spasmodique ou à la poliomyélite antérieure chronique. |

Mas c’est surtout en atlaquant le tabes dorsal dans sa période initiale, que nous avons eu à constater des résultats dépassant même de beaucoup notre attente. Il en a été de même encore dans un cas de sclérose amyotrophique latérale où, en dépit d’un pronostic des plus défavorables, nous avons eu, sinon une guérison complète, du moins une amélioration des plus prononcées.

Ces résultats, certainement encourageants, obtenus à l'hôpital de Bâle, à l’aide d’une thérapie composée essentiellement de la combinaison rationnelle de ces trois agents : électricité, hydrothérapie et emploi prolongé du nitrate d'argent, nous ont paru mériter d’être relevés et nous ont encouragés à tenter la publication de cet essai.

k Le BAR

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