‹ De Quelques Cas d'Anesthésie Généralisée Dans l'HystérieChapitre 14 sur 17 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE. NATURE DE L’AFFECTION · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE. NATURE DE L’AFFECTION

Nous avons vu que dans les deux cas où la nécropsie a été possible, l’étude minutieuse des organes n'avait rien donné. Ni les centres, ni le système nerveux périphérique n'ont présenté de lésions appréciables en rapport avec les troubles observés durant la vie du malade. Le silence des autopsies semble rendre inutile une discussion sur la nature propre et la pathogénie d’une affection dont la signature anatomique est inconnue (1).

(1) Pétrina, en 1881, a publié 6 observations démontrant que des lésions corticales de la zone psycho-motrice peuvent occasionrer des troubles sensitifs intéressant en partie la sensibilité musculaire. — On attribue aujourd’hui les troubles de l’hystérie à des altérations des éléments nerveux qu’on a qualifiées de « trouble dynamique », Des méthodes d’instigation plus perfectionnées permettront peut être un jour de définir la nature de ces altérations qui restent encore dans le domaine de l'inconnu.

BP Nous avons vu d'ailleurs que Panesthésie généra- Jisée he survient jamais seule chez un malade. Ils sont tous hystériques, et ils ont tous les stigmates de la grande névrose : stigmates sensitivo-sensoriels, stigmates moteurs et stigmates mentaux. L'anesthésie généralisée, considérée dans ses rapports avec la diathèse nerveuse du sujet, n’est donc en réalilé qu'un syndrome qui la manifeste, mais. un Syndrome rare et d’un haut intérêt par le caractère de généralisation qu’il présente.

Geei nous ramène à l'étude du problème le plus déhcat de notre étude. Nous lavons volontairement laissé de côté jusqu'à présent mais il est temps d'y revenir, maintenant que nous nous sommes dégagé des considérations générales à quoi notre sujet nous obligeait.

Nous avons suffisammentinsisté sur l'expérience de Strümpell pour n’avoir plus à la raconter en détail. Nous avons vu que lorsqu'on la pratiquait sur un malade (et elle réussit chez tous), le sujet tombait dans un profond sommeil. Un problème s’est posé pour tous les expérimentaleurs, problème que dans ces derniers temps MM. Raymond et Ballet se sont efforcés de résoudre, chacun de son côté, avec des vues différentes.

M. Ballet essaye de prouver qu'il s'agit d'un sommeil hypnotique et voici quels sont ses arguments :

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