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1° Chez le sujet endormi, les paupières ont animées de sortes de battements ;
2° Sous les paupières, on chti globes Ab se mouvoir ;
30 On peut ouvrir la bouche du malade, mais on observe que les massélers sont contracturés ;:
49 Le malade accomplit dans cet état les actes qui lui ont été suggérés à l'état de veille ;
5° Réciproquement : le malade accomplit à l’étal de veille les actes qu’on lui a suggérés à l’état de sommeil : |
60 Dans cet état de sommeil provoqué, le malade sent. Ex.: On lui dit: « À votre réveil, la jambe que Je touche deviendra raide », et elle le devient en effet. |
Cela tient à ce que chez les hyslériques, les contacts sont transmis en réalité, mais inconsciemment ;: les sensations s'emmagasinent, mais ne deviennent conscientes que dans un nouvel état du sujet.
Pour M. Raymond, la thèse est fout autre :il pense que ce sommeil se rapprocherait plutôt du sommeil naturel. Il en donne pour preuves :
1° L'absence complète d'hyperexcitabilité neuromuseulaire ; et l’on sait que cette hyperexcitabilité est le signe caractéristique du sommeil hypnotique :
2° Le sommeil que provoque Strümpell est produit, non par l’excitation forte et exclusive d’un
sens aux dépens des autres, mais par la suppression de tous les sens (1).
Le mécanisme qui l'amène se rapproche done beaucoup des conditions où nous nous mettons nous-mêmes quand nous cherchons le sommeil naturel. Pour nous endormir, en effet, nous cher chons une position commode, un lit plutôt doux pour supprimer, autant que possible, les sensations tactiles : nous"évitons qu'une source de.lumière vienne frapper nos paupières ; enfin, nous nous placons dans le silence le plus complet qu'il nous soit possible d'obtenir.
Le dernier malade dont nous avons rapporté l’observation se réveille si on lui enlève le bandeau qui couvre ses yeux. Cependant, quand il dort, il n’est pas en état d'inactivité cérébrale. Il rêve, iaconsciemment suggestionné par des actes accomplis ou des choses vues un peu avant le sommeil.
La suggestion, à l’état de veille, lui donne pendant le sommeil des hallucinations qui persistent quelque temps au réveil ; mais cette suggestion ne donne pas de résultats bruts. L'objet dont on lui a suggéré la vue n’est que le point de départ de tout un rêve échafaudé pendant le sommeil. Si on lui sugeæère par exemple, qu'il verra un bouquet de
(1) M. Raymond tire de ce fait la conclusion suivante : L'activité cérébrale qui constitue l’état de veille ne peut se maintenir qu’à la faveur des excitations du dehors.
EE fleurs, il voit un parc avecdes arbres, des parterres de fleurs, etc. Ce fait seul de la suggestion à effets agrandisseraitencoreen faveur du sommeilnaturel. Nous savons en effet, quemême à l’élat normal, un objet effrayant vu dans la journée, une conversation roulant sur des faits plus ou moins terrifiants amènent fréquemment des cauchemars chez les personnes nerveuses. On peutsrapprocher ces faits de ceux observés chezle malade en question et voir dans les deux cas l'effet d’une suggestion bien nette, et de tous points identique.
M.Raymond d’ailleurs ne cherche pas à assimiler d'une façon absolue le sommeil de ses malades au sommeil naturel : Fun d’eux était habituellement en proie à l’insomnie. M. Raymond en conclut que le sommeil provoqué par l'expérience de Strümpell n’est pas non plus tout à fait naturel. Ce dernier argument nous semble avoir toute limportance que notre maître y attache.
Il ne nous appartient pas d’ailleurs de trancher la question ; tout au plus croyons-nous pouvoir avancer que, même en laissant à chacune d'elles son caractère exclusif, les opinions de MM. Raymond et Ballet contiennent toutes deux en particulier une part de la vérité. Le sommeil provoqué chez les anesthésiques généraux ne serait spécialement ni du sommeil naturel, ni du sommeil hypnotique : nous serions très disposés à admettre qu'il s’agit ici