‹ De quelques causes de la mort inattendue du foetus pendant le travailChapitre 5 sur 36 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les causes de la mort du fœtus pendant le travail sont nombreuses ; elles peuvent dépendre, soit de la mère, soit de l'œuf. Dans le premier cas elles résultent d’un état général mauvais tel qu'éclampsie, asystolie, maladie grave et mort de la mère, ou d’une affection localisée utérine ou péri-utérine, d’une contraction spasmodique des fibres de l'utérus. Lorsque la mort du fœtus est due à un état pathologique de l’œuf, on peut avoir affaire à un décollement du placenta, à une compression du cordon, à des circulaires ou à des nœuds funiculaires. La mort peut encore arriver dans tous les cas où l’accouchement marche péniblement par suite d'une mauvaise présentation du fœtus.

Dans certains cas, en outre, le fœtus meurt tout d'un coup pendant le travail, et lorsqu'il est expulsé on se trou-

Castets 2

pee

ve en présence d’un monstre. Souvent en effet ceux-ci succombent pendant le travail, ilsemble qu’à ce moment

la circulation fœto-placentaire est arrêtée.

Enfin le fœtus mourra s’il est atteint par un traumatisme quelconque, accidentel ou opératoire.

Nous n'avons pas l'intention de parler ici de toutes les causes de mort que nous venons de rapporter. Nous nous bornerons à étudier les décollements prématurés du pla-

.centa, les procidences du cordon et le tétanisme utérin.

Dans les décollements prématurés du placenta nous nous eforcerons de montrer que, quoique l’albuminurie joue dans leur produclion un grand rôle, on est souvent obligé de les rattacher à toute autre cause. C’est principalement sur l’éliologie et la pathogénie de cet accident que

se porteront nos recherches.

Pour les procidences du cordon ombilical nous étudierons un point particulier dans leur histoire, les procidences méconnues. Elles sont d'autant plus graves que, comme leur nom l'indique, elles ne sont pas diagnostiquées et nous verrons que dans beaucoup de cas on pourrait peut-être leur attribuer la mort imprévue du fœtus.

Enfin nous nous occuperons du tétanisme utérin.

Mais avant d'entrer en matière qu’il nous soit permis de rendre hommage aux maîtres de la Faculté de Bordeaux qui nous ont guidé dans nos études et particulièrement à M. le professeur Pitres pour la bienveillance qu’il nous a loujours montrée.

M. le professeur Tarnier nous a fait le très grand honneur (l’accepler la présidence de notre thèse: qu'il nous

ee 7e permette de lui en exprimer ici toute notre gratilude et nos respectueux remerciements.

Nous devons rendre hommage à M. le D' Porak qui, avec une rare bienveillance et une compétence sans égale, a bien voulu nous favoriser de ses conseils. C'est à lui que nous devons l’idée de ce travail et une partie des observations recueillies dans les hôpitaux ou dans sa clientèle privée. Nous avons à cœur de l'en remercier.

Nous adressons l’expression de notre gratitude à M. le D’ Courtin pour la sympathie qu'il nous a témoignée et pour les conseils qu’il n’a cessé de nous prodiguer.

Merci à M. le D' Audebert pour l'observation qu'il a mise gracieusement à notre disposition.

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. https://archive.org/details/ lA41552014 0075 . |

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