‹ De Quelques Considérations à Propos de Plusieurs Cas de Diverticules du DuodénumChapitre 19 sur 27 · DORA QUE · texte numérisé non relu

DORA QUE

Antécédents :

Pneumonie à l’âge de 20 ans.

Forte hémoptysie (?) de sang rouge, à l’âge de 23 ans, sans renseignement précis. Cette hémoptysie fut suivie d’une assez longue période d’inappétence avec amaigrissement très prononcé (10 kg. environ). Depuis ce temps, petits crachements de sang préiodiques au printemps et en automne.

Seconde pneumonie avec pleurésie, à 25 ans.

Diphtérie à 28 ans. |

Troisième pneumonie à 30 ans.

Début. — En 1923, à 25 ans, commence à souffrir véritablement de l’estomac : lourdeurs épigastriques, sensation de plomb sur l’estomac, durant toute la jorunée et même la nuit. Appétit très fortement diminué ; pas de vomissements, mais fréquentes nausées.

Elle n’était calmée par aucune médication, sauf par des purgations ; elle avait la sensation d’être « toujours pleine d’eau ». Elle n’avait de véritables douleurs que sous l’influence de grosses fatigues.

En dix ans, elle a eu seulement trois indigestions avec vomissements clairs, sans aliments, très difficiles à avoir.

En 1931, elle alla passer l’année à Nice et fut très bien portante, ne souffrant plus du tout de son estomac ; elle était obligée, cependant, de surveiller son alimentation.

Revenue à Belfort en 1932, elle recommença à souffrir. Depuis ce moment, elle eut des nausées presque continuelles, généralement déclenchées par des odeurs ; des vomissements clairs, sans aliments, qui ont toujours été causés par une alimentation riche en graisses, allèrent en augmentant jusqu’à se produire en moyenne deux fois par semaine au début de 1933. Après tous les repas, elle avait des renvois ai-

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gres et brûlants et se plaignait de violentes céphalées frontales. Ces céphalées expliquent ses insomnies sans cauchemars.

Pour la première fois, à la fin de février 1933, elle a eu deux vomissements alimentaires dans la même semaine.

Un examen radiologique fait le 28 février 1933 par le Docteur CHARMOILLE (Belfort) montra :

« Estomac modérément ptosé mais sans autre anomalie. »

Il existe un diverticule de la deuxième portion du duodénum, de la grosseur d’une noix, à bords nets et arrondis, en contact étroit avec le bulbe. Le pédicule difficile à mettre en évidence, paraît se rattacher au genu superius. Le diverticule se remplit entièrement de bouillie barytée, sans liquide intermédiaire, ni bulle d’air. Une radiographie faite quinze heures après l’absorption de bouillie barytée montre une « tache suspendue » avec niveau liquide et petite bulle d’air.

La malade accepta de se faire opérer.

À son entrée dans la clinique, on nota les renseignements suivants : Taille: 1 m. 60; poids: 48 kg. 300; T. A. au Vaquez : 8-13 ; absence de sucre et d’albumine dans les urines.

Une intervention fut pratiquée par le Docteur Po- LONY le 10 mars 1933. Il trouva un diverticule de la grosseur d’une noix siégeant, non sur la deuxième portion, mais sur la face antérieure du bulbe. Il fit une simple résection du pédicule.

Anesthésie au rectanol.

Suites opératoires absolument normales.

Un examen anatomo-pathologique de la pièce fut pratiqué par M. le Professeur HocHEe (Nancy) :

Le fragment fixé par le fixateur formolé est durci et les membranes repliées l’une sur l’autre sans ordre repérable.

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