ETUDE CLINIQUE
Jusqu’aux travaux de MEYER, on s’est toujours efforcé de diviser cliniquement les diverticules du duodénum en deux grands types : diverticules latents et diverticules présentant des signes cliniques.
Le diverticule simple de MEYER, ou diverticule latent, c’est-à-dire sans phénomènes inflammatoires ni rétention compliquée de la stase, représente seul le diverticule à l’état pur. Il ne donne aucun syndrome clinique ou, peut-être, tellement fruste que l’on porte un diagnostic de légère dyspepsie dont le traitement lui suffira. Aussi le diverticule latent restera-t-il toujours une découverte radiologique. C’est pourquoi on le découvre radiologiquement, même à l'heure actuelle où ses signes radiologiques sont bien connus, rarement avant l’âge de 30 ans, car il reste muet jusque-là.
GRÉGOIRE a pu dire, le premier, que le diverticule simple est toujours muet et que, lorsqu'il révèle son existence, c’est qu’il y a une complication.
La principale et généralement la première en date de ces complications est la stase, et diverticulaire et duodénale : c’est le diverticule compliqué de MEYER.
La stase diverticulaire est l’aboutissement normal de la rétention, peu prolongée d’abord, du chyme au fond du sac. Pour expliquer cette rétention, GREDER et MaruANI invoquent la situation plus basse du fond du sac par rapport à son orifice, le manque fréquent de musculeuse et la mauvaise digestion gastrique.