‹ De Quelques Considérations à Propos de Plusieurs Cas de Diverticules du DuodénumChapitre 4 sur 27 · LA PRE · texte numérisé non relu

LA PRE

bile, soulageant généralement le malade. Si ces vomissements ne se produisent pas, aux crampes succèdent de violentes coliques aboutissant à des expulsions diarrhéiques contrastant avec de longues périodes de constipation. On note déjà une légère altération de l’état général et l’on posera le diagnostic d’entérite ou d’appendicite chronique à réaction solaire.

FORME ULCUS

Ce n’est qu’une exagération des douleurs des formes intestinales avec irradiations fréquentes dans le dos et pression sensible à l’épigastre. Forme très fréquente : il ne faut pas oublier cependant qu’il y a souvent coexistence d’ulcus et de diverticule.

FORME DE STÉNOSE PYLORO-DUODÉNALE

C’est le diagnostic que l’on portera car la sténose est la principale affection donnant le syndrome d’intoxication duodénale.

Le malade se plaint de céphalées intenses surtout occipitales, d’asthénie physique et intellectuelle ou d’irritabilité, souvent successives, parfois même de troubles nerveux vrais (beaucoup de ces malades sont considérés comme névropathes).

Mais, de tous les symptômes précédents, un domine réellement le tableau clinique : ce sont les vomissements incessants survenant souvent sans nausées.

L'état général de ces malades est très altéré car, ayant remarqué depuis longtemps déjà, que moins ils mangeaient et mieux ils se trouvaient, que les douleurs survenaient après les repas, les malades arrivés à cette phase d'intoxication ont peur de manger.

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FORME NÉOPLASIQUE

L’amaigrissement finit d’ailleurs par être tel qu’il fait penser à une cachexie d’origine néoplasique s’accompagnant souvent de dégoût pour la viande.

Ces formes sont très rares à l’état de pureté, cependant on les rencontre parfois ; dans notre observation VII, la malade présentait un syndrome typique de sténose pyloro-duodénale. L'observation de TizLIER et CLAUDE concernant un homme de 71 ans porteur d’un diverticule de D3 est probante :

A 30 ans, digestions pénibles et lourdeurs ;

A 60 ans, syndrome douloureux ;

À 68 ans, syndrome très douloureux.

DUVERDIER

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