AGRICULTURE
éréales aux Indes, à rArgentine, à l'Australie et aux Itats-Unis. La France, l'Italie et l'Allemagne ont protégé ette culture sur leur sol en frappant rimjx^rtation des blés trangers d'un droit qui varie de 7 à 8 fr. 75 les cent ki- )gs. La Russie, la Roumanie et la Hongrie vendent chaue année l'excédent de leur production. Quant à l'élevage u mouton il a presque entièrement disparu de l'Europe.
Rien que l'extension des prairies artificielles et l'alimenilion plus substantielle des animaux, les procédés perîctionnés de sélection et de croisement aient sensiblelent accru la productivité de l'élève du bétail des conseres de viandes sont expédiées en quantités de plus en plus otables par les pays neufs d'Amérique. De même, l'ex- 3usion de la pêche en haute mer, l'emploi de chalutiers à apeur et de filets très étendus ne peuvent suppléer àl'inuflisance des ressources agricoles de certaines régions.
Chaque année l'Angleterre achète à l'étranger pour I milliards de francs de produits alimentaires, l'Allemagne
milliards, la Suisse 150 millions, la Relgique 100 millions t la Hollande 80. La France et l'Italie se suffisent à peu rès à elles-mêmes. L'Espagne, le Danemark, l'Autriche- [ongrie et la Russie produisent plus qu'elles ne consomlent. 11 est à noter que le développement des moyens de [•ansport et principalement des chemins de fer, dans l'Emlire moscovite rapprochera en quelque sorte ses centres ie production du marché anglais tandis que ceux des :]tats-Unis ont une tendance à se déplacer vers l'Ouest et )ar suite à s'éloigner des ports de l'Atlantique.
Tous les Etats de l'Europe demandent aux pays lointains les denrées coloniales : thé, café, riz, cacao, bananes, etc. it certaines matières premières, soie, laine et coton, caoutchouc et bois précieux, peaux et graines oléagineuses.
Les progrès incessants de l'agriculture, encore que moins •apides que ceux de l'industrie, sont comme ceux-ci le 'ésultat de la collaboration incessante de tous les peuples îuropéens.
122 LES RELATIONS IiNTERELROPÉENNES.
En octobre 1908 s'est tenu à Paris le premier congrès international du froid dont les résultats peuvent être féconds pour le développement de certaines branches de l'activité agricole. Une association, la Croix blanche, s'est fondée qui s'efforce de définir les aliments purs et de poursuivre les fraudes alimentaires. Enfin depuis 1906 existe à Rome un Institut international d'agriculture.
L'exploitation des gisements miniers s'est grandement développée sur notre continent mais leur abondance et leur variété sont moindres que ceux des Etats-Unis.
L'Europe produit actuellement assez de houille pour satisfaire les besoins de sa consommation. L'Autriche- Hongrie et la Russie, qui n'y figuraient pas jadis, sont apparues sur la liste des pays producteurs. L'emploi de la force hydraulique se généralise de plus en plus et les chutes d'eau sont nombreuses dans les régions pauvres en charbon, France, Italie, Suisse. L'Angleterre, l'Allemagne, la Belgique achètent du minerai de fer à l'Espagne, à la Suède^ à l'Algérie-Tunisie, à la Grèce. Notre continent, qui ne possède plus aucun gite de métaux précieux, or et argent, est pauvre en cuivre et doit chaque année en importer du Chili et des Etats-Unis. Par contre l'Allemagne est au premier rang des nations qui produisent le zinc et l'Espagne de celui des territoires riches en mercure.
Les industries sont aussi actives que diversifiées. Les quantités de fonte et d'acier produites par chacun des Etats donne une idée assez exacte de son degré d'industrialisation (chitï'res de 1907) :
Fonte. Acier.
Tonnes. Tonnes.
Allemagne 12.600.000 11.000.000
Angleterre 10.000.000 6.400.000
France 3.000.000 1.700.000
Russie 3.000.000 2.200.000
Autriche-Hongrie 2 . 800 . 000 »
Belgique . 1.500.000 »