‹ De quelques éléments du pédicule pulmonaireChapitre 6 sur 36 · BRONCHES · texte numérisé non relu

BRONCHES

Pour avoir une idée exacte de la direction des conduits aériens et de leurs rapports vasculaires, ainsi que pour faciliter nos dissections, nous avons, après injection au suif de l'artère pulmonaire, rempli les bronches par la trachée tantôt avec un mélange de cire et de suif (1) donnant une injection suffisamment rigide et relativement peu cassante (commode par conséquent pour la dissection des bronches intra-pulmonaires) et tantôt en y injectant du plâtre (2). Celui-ci a le gros avantage de très bien fixer la forme des conduits aériens, mais il est cassant et d'un emploi peu pratique dès qu'il s'agit de bronches d'un calibre réduit.

Nous avons disséqué l'arbre bronchique de 18 sujets(13 adultes et 5 enfants) en bornant notre étude aux deux bron-

ches issues de la trachée et à leurs grosses divisions.

(1) Injection à chaud avec la seringue et sans trop de force d'un mélange coloré contenant 7 parties de suif pour 3 de cire. Quelques gouttes d'essence de térébenthine sont ajoutées à ces produits une fois fondus.

(2) L’injection au plâtre est faite avec une bouillie extrêmement claire, bien passée. Un entonnoir muni d'un court raccord en caoutchouc et d'un ajutage fixé à la trachée permet de faire entrer sous faible pression le liquide dans les voies aériennes, Il faut que le plâtre en suspension dans l'eau vienne pour ainsi dire se déposer dans les bronches du fait de la pesanteur avant de s’y solidifier.

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