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compagnés parlois de fractures partielles, et compte 83 décollements pour 4 fractures. Pour R. Withmann, au contraire, une violence directe aménerait toujours une lracture du col, le décollement survenant plutôt d'une lacon insidieuse et surtout chez les adolescents.
Dans les cas qui nous occupent, en l'absence de douleur et de signes fonctionnels, le diagnostic rétrospectif doit être établi par la radiographie.
En théorie, dans un décollement, on devrait voir l'épiphyse sous la forme d'un croissant osseux à concavité externe restée dans ses rapports normaux avec la cavité cotyloïde, tandis que le col et la tête seraient remontés et déviés en dehors. Mais, en fait, Sprengel, Brunn et Hoffmeister, sont unanimes à conclure que si elle n'est pas faite immédiatement, par suite des modifications qui surviennent dans le col, la radiographie est incapable d'apporter la preuve de la fracture ou du décollement. EL en effet, les tracés radiographiques donnés par Purckhaüer à l'appui de ses observations, ne nous per mettent pas de conclure nettement en faveur de l’une ou de l’autre hypothése.
Pourtant, étant donné l'état de moindre résistance de ces articulations, et l'effort considérable rapporté plus haut qu'on a exercé sur elles, nous pensons que la coxa vara survenue au cours du traitement a une origine traumalique et qu'il faut incriminer la mise secondaire en rolation interne lorcée.
2° CoxA VARA TARDIVES.
a) Elude clinique. Envisageons maintenant les cas du deuxième groupe, qui sont infiniment plus nombreux et dont nous avons pu relever 57 cas dans la littérature
ss VORE
médicale. Celle fois, les faits se passent lout différemment. On ne retrouve chez ces malades aucune trace de lraumatisme antérieur, et pour beaucoup, la réduction s'est faite avec une grande facilité. C'est tardivement, el d'une facon progressive, que la lésion s'installe en revélant une symplomalologie assez analogue à celle de la coxa vara des adolescents.
Trois mois, plusieurs années, quatorze ans, même, après la réduction, dans une observation de M. 'Nové- Josserand, rapportée plus bas, alors que rien ne le faisait prévoir, de graves modifications survinrent dans la hanche. La réduction a été parfaite, la radiographie montre un résultat très salisfaisant, l'opéré sort du plâtre et récupère peu à peu tous ses mouvements, il marche, saute et court comme les enfants de son âge. Un jour, à la suite d’une fatigue, d'une marche, où même sans cause apparente, sa hanche commence à le faire souffrir, les douleurs s'amendent par le repos et reprennent ensuite parois plus violentes. I se met à boiter, puis la démarche devient tous les jours plus difficile et plus douloureuse et il est bien souvent forcé de s’aliter.
Le chirurgien constate alors que le membre est en rolation externe el qu'il présente un certain degré de raccourcissement, le grand {rochanter est saillant, au-dessus de la Hgne de Nélaton Roser. La rolation externe est augmentée, la rotation interne diminuée. La flexion et l'adduction généralement normale, l'abduction limitée. Le phénomène de Trendelenbourg net.
Ces signes font souvent penser qu'il ÿ à reluxation, il n'en est rien. La radiographie montre que la tête est res-
lée au centre du cotyle, mais parfois atrophiée, au point
Sn
d'avoir presque complèlement disparu; le col est raccourcl, quelquefois atrophié, souvent épaissi et en coxa vara manifeste.
Felest le tableau clinique qui se retrouve dans presque toutes les observations qu'il nous parait fastidieux de rappeler.
Nous en donnons ici 3 inédites, dues à l’obligeance de NM. le professeur agrégé Nové-Josserand, dont d'une est particulièrement intéressante, en raison du temps considérable qui s'est écoulé entre la réduction et les accidents. Nous les faisons suivre de 3 autres, prises dans la Hitté-
rature allemande.
OnBsERvATION VII
P... Germaine, 3 ans. Luxation congénitale bilatérale; vaété inguinale. La réduction est pratiquée des deux côtés le 23 décembre 1905, Elle est très facile des deux côtés, avec un ressaut assez net à droite et très faible à gauche. La stabihté primaire est assez bonne.
Le 15 mars 1906. on constate que les têtes sont en place el on fait un deuxième plâtre.
Le 28 juin, même remarque : les têtes débordent légèrement les vaisseaux des deux côtés. On enlève le plâtre.
Le 29 mars 1910, on note que les suites du traitement on été normales, sauf que l'enfant a été très longue à se remettre à marcher.'I] lui à fallu un an avant d'y parvenir normalement, Mais alors son état était tout à fait satisfaisant. Elle ne boitait pas, marchait bien, pouvait courir, sauter et allait à l'école comme ses camarades. Mais, depuis un an, elle se plaint de la hanche gauche et boite légèrement. L'examen montre que la réduction s’est maintenue, et qu'il n’y a pas de différence de longueur. Les mouvements sont tout à fait normaux à droite. À gauche, 1] y a une légère limitation de lab-
nt, HER
duction. Sous l'influence du repos conseillé à l'enfant, la douleur et la boilerie disparaissent. Au bout de deux mois, elle recommence à souffrir et, après une nouvelle période au ht d'environ six semaines, la guérison est suffisante pour lui permettre de retourner à l'école. À la fin de décembre 1910, les douleurs reparaissent el elles persistent malgré le repos.
On examine l'enfant le 24 mai 1911; elle se refuse à marcher, disant qu'elle souffre, et cependant l'examen ne montre rien d'anormal, et en particulier les mouvements sont entièrement libres.
Une radiographie faite à ce moment montre que la réducon est bonne des deux côtés; les têtes sont placées au centre du cotyle, mais il v a une inflexion des cols fémoraux, surtout prononcée à gauche. L’angle d'inclinaison du côté droit mesure environ 110°. Du côté gauche, il mesure environ 104° et on remarque de plus un certain enroulement de la tête, comme s'il y avait eu un décollement épiphysaire (fig. IT).
Fig. II, — Obs. VII — P... Germaine, mai 1911.
5 octobre 1912. — On revoit l'enfant qui n’a présenté qu'une légère crise douloureuse au printemps; sa marche n’est pas encore très bonne, quoi qu'elle tende à s'améliorer d’une façon
POPIO ES
constante. L'enfant tient ses cuisses en abduction légère, ce qui lui donne une démarche un peu oscillante; mais elle n’a pas de claudicalion vraie, les mouvements de la hanche sont normaux.
OBservatTioN VIII
R.. Rose. Luxation double. La réduction faite à l’âge de » ans est très dure des deux côtés. À la sorte du plâtre, les têtes sont en bonne position. La flexion est complète, ainsi que l’abduction. Il n’y a pas de différence de longueur. L’enfant marche au bout de trois mois; la claudication a complètement disparu.
Actuellement, la malade est âgée de 10 ans. La boiterie n'a pas reparu; mais, depuis son opération, elle ressent, dans la hanche, environ une fois par mois, des douleurs survenant par crises, notamment aux changements de temps. Ces douleurs cèdent toujours au bout d’un où deux jours de repos au lt,
| Sa
et Fig. II. — Obs. VIIL. — R... Rose, 10 ans.
La radiographie montre une réduction bonne des deux côtés. À droite, un col légèrement imfléchi, une tête aplatie en calotte, un acétabulum large, avec une arête du toit mal formée. À gauche, une tête bien développée, un toit bien formé, avec une arête saillante recouvrant la tête et arrivant au niveau du cartilage épiphysaire (fig. IT).