‹ De quelques maladies de la hanche: consécutives à la réduction non sanglante de la luxation congénitale et notamment de la coxa varaChapitre 21 sur 34 · AE · texte numérisé non relu

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nail pas moins la même origine, la surcharge ou toute autre cause nocive n'intervenant alors que pour l’augmenter ou la révéler.

IT. — De la coxa vara consécutive à la réduction non sanglante

Beaucoup plus souvent, c'est à la suite de l'interven- Hon non sanglante qui a pour but la réduction que l'on constate une Inflexion du col en coxa vara.

Historique. — Cette complication fut signalée pour la première fois par Alsberg, en 1898 (Zeit. für Orl. Clir., Bd VI), puis par Ludloff (Pathogénie el traitement de la luxalion congénilale de la hanche), enfin, par Curüllet, puis Curüllet et Bullinger-Müller, au Congrès de Pédiatrie d'Alger, 1907. 4 observations dues à Frœlich paraissent ensuite dans la Revue médicale de l'Est, et une, due à Nové-Josserand (thèse Morel, Lyon 1907). En 1908, Redard fait une communication sur ce sujet au Congrès de chirurgie de Paris, et en 1909, Joachimsthal en relate 4 cas dans le Münchener Medizinische Wochenschrijl. L'année suivante, le Congrès de la Société allemande d'orthopédie s'en occupe avec Ludloff et Bôcker. En France, les années 1910 et 1911 voient paraître la thèse de Le Hérissey et une nouvelle communication de Redard au Congrès de chirurgie. En Allemagne, le Zettschrijl jür Orthopedische chirurgie publie successivement les travaux de Horväth (Bd XXV), de Purckhaüer (Bd XXV) et de Preiser (Bd XXIX) et Egloff traite le sujet dans une thèse de Munich. La littérature française s'enrichit pendant ce temps de la thèse de Bienvenue (Bordeaux, 1911- 1912) et du travail de Perrin, qui elfleure la question. Puis

de nouveau paraît un arlicle de Bibergeil dans le Zeit. ur Or CRT AOL:

Aiünsi, la coxa vara, comme complication de la luxation congénitale de la hanche, paraît fréquente, surtout aux yeux des auteurs allemands. Mais nous croyons, avec Purckhaüer, qu'il faut séparer nettement deux catégories de faits :

1° Ceux où la coxa vara survient au cours du traitement.

2° Les cas où la coxa vara apparaît plus ou moins longtemps après la réduction.

Relevant en bloc la fréquence de ces faits, Frœhch constate que pour Horväth la coxa vara apparaît 12 fois sur 120 cas, 4 fois sur 150 pour Joachimsthal, 6 fois sur 380 pour Frœlich et 2 sur 500 pour Redard.

Mais si l’on sépare les deux catégories, on voit Redard déclarer, en 1911, au Congrès de chirurgie, que s'il trouve la coxa vara précoce dans 8 à 10 pour 100 des cas, il considère, par contre, la coxa vara tardive comme très rare. Purckhaüer, au contraire, en trouve 10,98 p. 100 en cours du traitement, et 47 p. 100 par la suite, el Egloff, abondant dans son sens, donne les chiffres de 7,5 p. 100 pour le premier groupe et 48 p. 100 pour le second.

Avant d'analyser ces faits, 1] convient de dire que Purckhauer pose trois appareils d'immobilisation de trois mois chacun : le premier en rotation externe et en abduclion à angle droil, le deuxième en rotation interne et en abduction à 120°, le troisième en rotation interne forcée et abduction à 150°. Un dernier appareil permet la station et la marche. Des radiographies sont prises après chaque plâtre et à la fin du traitement.

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1° CoxA VARA SURVENUES AU COURS DU TRAITEMENT.

Purckhaüer trouve, sur des hanches précédemment saines, une Inflexion du col en coxa vara dans 7,5 p. 100 des cas dès la sortie du deuxième appareil et après le troisième, 2,8 p. 100. ,

À l'appui de ces résultats, publiés dans la Zeit. für Orth. Chir., Bd XXV, il donne trois observations :

Dans la première, chez une fillette de 7'ans, il est dit que « la rotation interne s'obtient après que l’on a vaincu la résistance considérable de la capsule articulaire ». On constate plus tard une coxa vara prononcée, « la tête de l'épiphyse ayant glissé vers le bas ».

Dans le 2° cas, 8 ans, on a simplement fait, au début de la rotation interne légère, qu'on a transformée, dans le deuxième appareil, en rotation interne forcée. Enfin, dans la troisième observation, nous lisons : « Kgr. 8 ans, 2° appareil, sous anesthésie, après avoir vaincu la résislance énergique de la capsule, en rotation interne, abduclion à 140° et extension. À l’ablation du plâtre, la radiographie montre une coxa vara modérée ».

Pathogénie. — Quelle peut être la pathogénie de celle complication ?

Ces enfants n'ont pas marché, il est donc évident qu'on ne peut incriminer la surcharge. Ludloff, le premier, dans son livre sur le traitement el la pathogénie de la luxalion congénitale de la hanche, émet l'opinion qu'une pareille coxa vara peut être d'origine traumatique. « Il n'est pas invraisemblable, dit-il, que, après immobilisalion de la cuisse en hyperabduction et extension pendant des mois entiers, le fait de mettre le membre en rotation

— He interne produise un décollement épiphysaire avec coxa vara secondaire, et il l'explique, en disant que le col fémoral s'étant atrophié, cède en son point le plus faible, la ligne épiphysaire. lors de la pose du deuxième appareil.

Purckhatüer, qui trouve cette explication séduisante, ne s'y rallie pourtant pas complètement et écrit, dans le Zeil. f. Ort. Chir., t. XXV : « Comment expliquer les cas qui n'ont pas été plâtrés en rotalion externe dans le premier apparel, mais qui furent mis d'emblée en rotalion interne, conne cela s'est produit chez quelques-uns de nos malades ? On peut penser, en tout cas, que pour les fémurs placés en rotation externe, l'action musculaire constante des adducteurs trop courts provoque l'inflexion du col qui s'est alrophié », et il ajoute qu'il admet, avec Horväth, « qu'il faut regarder les réductions difficiles comme un traumatisme avant atteint l'articulation et le fémur, amenant l'atrophie réflexe aiguë de Sudek ».

Nous ne croyons pas qu'il soit nécessaire de faire appel aux adducteurs pour expliquer la coxa vara, car sur une arlculalion affaiblie, le passage de la rotalion externe à la rolalion interne, où comme dans le deuxième cas de Purckhaüer, le passage de la rotation interne légère à la rotation interne forcée, réalise un traumatisme suffisant pour produire un décollement épiphysaire ou une fracture du col.

En effet, il est admis, à l'heure actuele, qu'un traumalisme, même léger, peut provoquer une coxa vara. La discussion porte plutôt sur la nature de la lésion produite dans la hanche.

Hoffa, sur un total de S7 observations, conclut qu'il

s'agit presque toujours de décollements épiphysaires, ac-

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