‹ De quelques ouvriers-poètesChapitre 25 sur 28 · OUVRIER TYPOGRAPHE · texte numérisé non relu

OUVRIER TYPOGRAPHE

Gomme j'allais écrire le mot fin sur la page que je croyais la dernière de celle brochure, voilà que je reçois un charmant volume publié chez Le m erre, intitulé Brins d'Œ livres, poésies ouvrières, par Georges Nicolas.

Oh! je me garderais bien de ne pas joindre ce nom à ceux que j'ai cités dans les pages précédentes. Nicolas est bien le i'rère en poésie et en pensée de Poney, de Barillot, et de tous ceux qui ont mis leur âme et tout ce qu'ils avaient de bon en eux, dans les strophes ou les couplets qu'ils nous ont laissés.

Les sentiments du poète nous sont révélés à chaque feuillet de son livre : les deux cents pages qui le composent sont le fruit de trente années de travail intellectuel.

C'est peu produire, diront les lilléralcurs à qui leur situation a créé des loisirs, ici rien de semblable, Georges Nicolas est avant tout un ouvrier, c'est un habile typographe attaché douze heures de jour ou de nuit à la casse qui le fait vivre. Ecoutez le poète-travailleur, c'est en forts bons vers qu'il expose la théorie de sa vie, qu'il met chaque jour en pratique :

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