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Depuis, il est classique de distinguer deux formes de sciatique : la sciatique-névralgie er la sciatique-névrite.
Dans la première, la symptomatologie se réduit à la douleur, soit subjective, soit provoquée, que l’on pourrait encore appeler douleur objective.
Les différentes modalités que revêt la douleur dans la sciatique-névralgie sont décrites dans tous les classiques. Il serait inutile d’insister plus longuement là-dessus.
Ajoutons, cependant, qu'il est classique de rechercher cette douleur, de la contrôler par le signe de Lasègue et les points de Valleix.
Dans la sciatique-névrite, même symptomatologie que dans la sciatique névralgie ; nous avons ici encore le signe de Lasègue et les points de Valleix. auxquels viennent s'ajouter les signes communs à toutes les névrites : troubles de la sensibilité, de la motricité, vaso moteurs, sécrétoires, trophiques, et les réactions de dégénérescence.
Voilà donc les deux affections bien tranchées: d'une part, nous avons affaire à une névralgie pure ; de l’autre, à une névrile. D'un côté, des phénomènes douloureux, sans altération du nerf, de l’autre, dégénérescence profonde de celui-ci.
Pourtant la séparation des deux formes n’est pas absolue ; la classification anatomique ne se superpose pas à la division clinique et pronostique de Lasègue. Les symptômes peuvent se combiner, un peu de parésie et d’atrophie musculaire dans une sciatique n'implique pas son incurabilité.
D'autre part, dans ces derniers temps, grâce à des signes que l’on pourrait appeler les petits signes de la sciatique, beaucoup de cas, qui auraient élé classés auparavant scialique-névralgie, sont considérés, à juste titre, comme des sciatiques-névrites légères.