‹ De Quelques Petits Signes Des Lésions Des Lésions Du Sciatique Et De Ses Branches En Particulier De L'Augmentation Du Reflexe Patellaire Et Du Signe De La Flexion Du Gros OrteilChapitre 5 sur 29 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

TRAVAUX RÉCENTS SUR LA SÉMÉIOLOGIE RÉFLEXE DES LÉSIONS DU SCIATIQUE EN PARTICULIER, ET DES AUTRES PLAIES DES NERFS EN GÉNÉRAL.

Le besoin d'une symptomatologie plus précise et surtout plus précoce, besoin résultant de la possibilité de la simulation dans toute affection du membre inférieur, à caractère de sciatique, purement névralgique, la nécessité de pouvoir déterminer dans les psycho-névroses associées, si fréquentes dans la pathologie de cette guerre, ce qui est dû à la névrose d’une part, à la névrite d'autre part, se sont imposés à l'attention des neurologistes.

Sicard et Barré marquent un premier pas dans cette vole ; ce dernier auteur dans un article intitulé « Signes objectifs des sciatiques vraies», paru dans la Presse - médicale du 31 janvier 1916, publie un ensemble de signes qui, d'après lui, suffisent à caractériser une atteinte, légère peut-être, mais réelle du sciatique.

D’autres ont insisté sur les troubles de la trophicité et de la vaso-motricité: striation des ongles (Henri

Claude et Chauvet); atrophie osseuse calcaire des os des extrémités (A. Imbert, Legueu, Henri Claude, Villaret); modification de la sudation provoquée (Henri Claude ét Parok) ; modification de la sudation spontanée (Maurice Villaret) ; saignements à la piqûre et troubles trophiques à la galvanisation prolongée. (Maurice Villaret) ; hypotrichose et hypertrichose (Maurice Villaret).

La relation entre ces troubles et le degré de lésion du nerf a élé établie, précisée. Maurice Villaret paraît avoir montré qu'à l'hypertrichose et l'hyperhidrose correspondaient des modifications de réactions électriques, banales, légères ou nulles, tandis que l’hypotrichose et l'hypohidrose s'’accompagnent pour ainsi dire toujours de réactions de dégénérescence.

L'absence de modification de la secrétion sudorale et du système pileux devrait faire soupçonner une impotence purement névrosique. L’hyperhidrose et l’'hypertrichose correspondaient donc à une névrite légère, susceptible de régression, l'hypotrichose et l’hypohidrose à une section complète, définitive, ou à une névrite grave, non susceptible de guérison. |

Les troubles qui précèdent sont intéressants à un double point de vue, d'abord parce qu'ils concordent très souvent avec les troubles des réactions électriques, et peuvent, par conséquent, les remplacer, jusqu'à un certain point, dans l'établissement du diagnostic et du pronostic.

Ensuite, parce qu'ils peuvent exister seuls ; on peut observer de l’hypertrichose et de l'hyperhidrose, alors qu'il n'existe encore aucun trouble des réactions électriques. Ce sont donc là des signes précoces, dont la valeur diagnostique paraît maintenant bien précisée.

Sicard et Cantaloube, dans le diagnostic de la réalité

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de la douleur invoquée au cours de la sciatique, ont attiré l'attention sur l'utilité pratique de la recherche de l'apparition spontanée ou provoquée des contractions fibrillaires, indices de la variation de la contractilité idiomusculaire. L'observation, faite de manière comparative, bilatérale et symétrique, au niveau des masses postérieures de la jambe, montre, dans le cas d’exagération de la contractilité idio-musculaire, des contractions fibrillaires, variables d'intensité, de durée, d'extension.

Sicard et Cantaloube ont aussi étudié la réflectivité neuro-musculaire. On sait que celte réflectivité neuromusculaire, indépendante de la réflectivité tendineuse, osseusé, culanée, est un vrai réflexe (Dejérine, Babinski). Il suffit pour l’interpréter d'apprécier l'acte moteur du muscle à distance.

Or, cette réflectivité neuro-musculaire des petits muscles peut être troublée à l’état pathologique, quantitalivement où qualitativement. Elle peut être augmentée, diminuée ou abolie. Elle est augmentée dans certains syndromes d’immobilité (Claude), d'inertie (Dejérine),

de passivité (Sicard et Cantaloube), diminuée ou défor-

mée dans les lésions graves des troncs nerveux.

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