‹ De Quelques Petits Signes Des Lésions Des Lésions Du Sciatique Et De Ses Branches En Particulier De L'Augmentation Du Reflexe Patellaire Et Du Signe De La Flexion Du Gros OrteilChapitre 9 sur 29 · PATHOGÉNIE · texte numérisé non relu

PATHOGÉNIE

L’exagération de la réfleclivité neuro-musculaire des Jumeaux et des autres muscles innervés par un nerf lésé est de compréhension facile. On sait que la contractilité neuro-musculaire est indépendante de la réflectivité osseuse, tendineuse, cutanée, à tel point qu'il est juste de parler de réflectivité neuro-musculaire, car c'est un vrai réflexe (Dejérine, Babinski). Par suite, il n'est pas surprenant qu'il n'y ait pour un même muscle coexistence de la diminution de la réflectivité tendineuse et de sa réflectivité neuro-musculaire. C’est d’ailleurs normal au cours des paralysies d'ordre périphérique, organique ou non. Ceci résulte des recherches de MM. Sicard et Cantaloube, Pierre Marie et Foix, qui ont étudié à ce point de vue les petits muscles de la main et des pieds.

Le phénomène de la flexion du gros orteil est lié étroitement à la réflectivité neuro-musculaire : nous avons vu qu'il.est plus évident, si, au lieu de percuter le tendon d'Achille, on percute le long de son bord interne, dans la gouttière rétro malléolaire interne. Or, ce faisant, on pereule le bord interne du fléchisseur propre du gros orteil, qui, encore en partie charnu à ce niveau, vient dépasser le bord interne du tendon d'Achille.

Ce petit signe est donc un réflexe neuro-musculaire. Le fléchisseur propre du gros orteil et le triceps sural reçoivent la même innervation et leur réflectivité neuromusculaire subit de toute nécessité les mêmes variations dans des circonstances identiques.

Or, comment se fait-il qu'à lélat normal, quand on percule, dans la gouttière rétro-malléolaire interne, à la

SONT fois le fléchisseur propre du gros orteil et le bord interne des Jumeaux, on n'assisie qu'à une flexion plantaire du - pied non à celle du gros orteil? Comment se fait-il plutôt qu'il n’y ait pas, à l’état normal, d'écart entre cette flexion plantaire du pied et celle du gros orteil ? I faut de toute nécessité admettre que, dans la variation dé son intensité, c'est la réflectivité neuro-musculaire des petils muscles qui augmente surtout.

D'ailleurs, en percutant le tendon d'Achille, on explore la réflectivité lendineuse qui, en cas de lésion du sciatique, est diminuée ou même abolie, suivant le degré d’altération du nerf, et, par contre-coup, on explore la réflectivité neuro-musculaire du fléchisseur propre du gros orteil, qui est, au contraire, augmentée.

Une conclusion pratique s'impose : dans la recherche de cette reflectivité neuro-musculaire du gros orteil, il faut percuter en haut de la gouttière rétro malléolaire, afin de bien percuter le muscle et non le tendon de ce muscle.

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