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Pour rechercher le phénomène de la flexion du gros orteil, la position que l’on pourrait appeler position «d'élection » est le décubitus dorsal, la jambe légèrement fléchie, la cuisse dans labduction. Le phénomène de la flexion du gros orteil acquiert plus de netteté si l'on percutele long du bord interne du tendon d'Achille, dans lalèvre postérieure de la gouttière rétro-malléolaire interne, c'està dire le bord interne du fléchisseur propre du gros orteil, qui, encore en partie charnue à ce niveau, vient dépasser le bord interne du tendon d'Achille. Remarquons encore qu'en cas d’hypotonie extrême du membre inférieur, la secousse imprimée au pied par le marteau percutant le tendon d'Achille peut se transmettre mécaniquement aux orteils et leur imprimer une sorte de nutation passive proportionnelle à leur masse ; il y aura alors apparence de flexion du gros orteil, bien facile cependant à distinguer du mouvement musculaire actif, plus ample et plus lent.
On recherche le réflexe achilléen sur le malade à genoux sur une chaise ou sur le bord du lit; il suffit de percuter le tendon d'Achille et d'apprécier le réflexe comparativement avec le côté sain. On peut également percuter le tendon d'Achille, le malade étant assis, le pied reposant par la pointe sur le sol, le talon légèrement surélevé.
Jumentié a ici encore fait appel à l'enregistrement graphique, et constaté, suivant les degrés de la lésion,soit une exagération de la réflectivité neuro-musculaire des jumeaux et l’état normal du réflexe achilléen, soit l'affaiblissement de ce réflexe et l'exagération de la réflectivilé neuro musculaire, soit l'abolition du réflexe avec exagéralion ou atténualion, voire même l'abolition de la réflectivité neuro-musculaire.
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