‹ De quelques points des sciences dans l'antiquitéChapitre 31 sur 39 · CHEZ LES ANCIENS ET CHEZ NOUS · texte numérisé non relu

CHEZ LES ANCIENS ET CHEZ NOUS

fragment de couplet à Hercule, dont le dernier vers est TijyeAAa KccXXhiKs^ c'est-à-dire Ira la la^ beau vainqueur.

Ce n'est pas là , à beaucoup près, un perfectionnement du refrain; c'en est plutôt une dégradation et un abus inexcusable. Et toutefois il convient d'ajouter que, par suite de cet esprit positif et ami de la clarté qui distingue si éminemment les Français, nous avons donné à ceux de ces flans flon$ que nous avons conservés, un sens en quelque sorte conventionnel, et toutefois variable, par lequel ils se prêtent, selon la circonstance, à toute sorte de significations.

Ce système est fort bien expliqué par M. de Béranger,

dans une de ces chansons politiques et mordantes que le

régime de paix et de liberté, ramené en France par les

Bourbons, lui permettait d'imprimer et de faire chanter

partout:

Biribi veut dire en latin

L'homme de Sainte-Hélène.

Barbari c'est, j*en suis certain ,

Un peuple qu'on enchaîne.

Mon ami, ce n'est pas le roi.

Et Faridondaine Attaque la foi.

Ce déguisement léger, que tout le monde perce d'abord , sous lequel on reconnaît sans peine la pensée plaisante ou satirique, est devenu entre les mains de quelques poètes un moyen de succès aussi piquant qu'agréable.

Il fallait donc compter les fUms /Ions au moins comme une forme particulière du refrain, qui a concouru à varier nos plaisirs-, et ils complètent ainsi, avec les refrains ordinaires , les airs exactement figurés et distincts, le sens ^rminé à la fin des couplets, et la clôture consonnante et bien

• Yoyex le ScoUaste de Pindare; Olympique, 9, ¥. 6; et Kiister, Poésies populaires latities antérieures au douzième siècle, p. 37.

49a LA CllA?ISe?l CHtZ LES ANCIKNS ET CBB2 NOUS.

accentuée de nos vers, l'éial des causes physiques qai semblent avoir élevé la chanson firançaise au-dessos de h chanson grecque ou romaine.

Quelque lé^r que le sujet puisse paraître , ce rdevé méritait d'être isit, puisque rien de ce qui se rappcffte aux progrès de l'esprit humain , en quelque genre que ce soii, ne doit semUer indiffèrent au philosophe ou i rérudit

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