‹ De quelques points relatifs aux récidives et aux généralisations des cancers du sein chez la femmeChapitre 17 sur 17 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

C’est bien à dessein que nous écrivons : résumé, et non : conclusions. Nous ne saurions, en effet, en fournir qui soient valables et acceptables dès à présent. Dans des questions si contft>versées, des conclusions définitives ne pourront être formulées que le jour où on connaîtra plus intimement la nature et l’origine du carcinome.

Nous avons essayé de montrer avec quelle circonspection il convient de choisir les matériaux qui permettent d’étudier scientifiquement les récidives des cancers, ou, ce qui est à peu près identique, les résultats obtenus par l’intervention chirurgicale. Les examens histologiques complets sont indispensables et c’est peutêtre pour avoir enfreint ce précepte ou ne point l’avoir observé dans toute sa rigueur que quelques auteurs ont enregistré dans leurs statistiques un nombre de récidives tardives relativement si élevé, qu’en nous basant sur les faits publiés nous devons rejeter, au moins pour la mamelle, l’axiome de Volkmann.

La pathogénie des récidives tardives nous échappe encore totalement, il n’en est pas de même de celles qui surviennent dans la région du sein opéré au cours des deux ou trois premières années qui suivent l’intervention. Elles sont imputables :

1“ A une ablation imparfaite de la glande mammaire ; les prolongements irréguliers qu’elle pousse parfois dans tous les sens doivent toujours être présents à l’esprit de l’opérateur.

2“ Si la totalité du sein a été enlevée, à uneextension, encore inappréciable macroscopiquement, du carcinome qui a déjà franchi les limites du parenchyme glandulaire. Il peut alors se fixer dans la peau, le tissu cellulaire sous-cutané, le grand pectoral. Car, tout en reconnaissant avec Ileidenhain la prédominance des répullula-

tiens dans le grand pectoral, nous pensons que les récidives primitivement mobiles dans les tissus prémusculaires ne sauraient être rejetées.

Qu’on appelle récidive ou généralisation la réapparition des éléments néoplasiques dans les ganglions axillaires, sous-claviculaires, etc., il paraît incontestable que les ganglions du médiastin doivent être rangés parmi les organes qui reçoivent une partie des vaisseaux lymphatiques delà région mammaire. Cette donnée anatomique pourrait peut-être nous servir à expliquer l’immense fréquence des pleurites carcinomateuses et la prédilection remarquable avec laquelle le foie est frappé dans le cours du cancer du sein.

L’étude des points précédents offre un certain intérêt chirurgical et prête à d’importantes déductions pathologiques que nous nous proposons de développer ultérieurement. Mais nous marchons sur un terrain d’évolution que transforment chaque jour les recherches des anatomo-pathologistes et les progrès de la thérapeutique contemporaine. Aussidansleprésent travail n’avons-nous eu qu’un but : celui d’étudier la fréquence et le mécanisme des récidives locales, d’appeler l’attention sur une voie à peine explorée de propagation des cancers du sein, enfin d’indiquer la nécessité absolue de la distinction scientifique du curage préventif et du curage forcé. Nous croyons que l’étude de ces points particuliers peut être de quelque ut ilité tout à la fois pour approfondir le développement des reproductions néoplasiques et pour acquérir des notions détaillées sur l’avenir réservé aux malades opérées de carcinome mammaire.

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