LT
Dans 27 cas sur 32, soit 84,3 0/0, il y a eu augmentation de poids, et l'augmentation moyenne a été de 6 kil. 100. Celle-ci s’est faite très rapidement
dans les sept premiers mois (en moyenne) qui ont
suivi l'intervention.
Dans 3 cas, le poids est resté le même, avant et après l'opération, quoiqu'il y ait eu amélioration très nette de l’état général.
-Rafin, dans la thèse de Pagès, conclut à un chiffre voisin du nôtre ; il constate, en effet, l'augmentation du poids dans 86 0/0 des cas.
2° Modifications de l’état vésical.
En ce qui concerne la douleur à la miclion, nous -pouvons conclure, de létude de nos 32 observations : que dans 4 cas (obs. 1, 10, 13, 41), il n’y avait de douleur à la miction ni avant, ni après la néphrectomie ; à
Que ce symptôme existait donc 87,5 fois pour cent avant l’opération ;
Que dans 12 cas il y a eu guérison complète. 5 (obs. 2,4, 9, 0/714 19,17, 18, 21,85 97,38) dans 11 cas : amélioration très nette.
(obs. 5, 8, 12, 19, 20, 35, 26, 98, 31, 33, 94.) dans 1 cas: amélioration légère:
(obs. 11.) |
dans 4 cas : amélioration nulle.
:(obs. 7, 30, 36, 39.)
Or, dans deux de ces cas, l'amélioration était impossible à escompter, les lésions étant bilatérales (obs., 7 et 39.)
Soit au total, amélioration dans 85 0/0 des cas,
Quant à la Pollikiurie :
dans un cas seulement (obs. 1) elle n'existait pas avant l'intervention. |
dans 13 cas il y a eu gucrison complète.
(obs. 4, 5, 6, 8, 10, 14, 17, 21,31, 33, 35, 37,38.) dans 10 cas : amélioration très nette.
(obs. 2.513 5319, 10:20, 26,08 501) dans 5 cas : amélioration légère.
(obs. 7 (T. BiraT.) 11, 12, 34, 41) dans 3 cas : amélioration nulle.
(obs. 23:30:30.)
Soit au total amélioration dans 90 0/0 des cas et, plus par ne guérison complète dans 49 ,/0 des cas.
L'amélioration aette des phénomènes VéSICaux Se : produit en moyenne du troisième au sixième mois post-opératoire. Chez quélqües malades elle s’est produite presqu'immédiatement (obs.. 4, 10, 211) Cette disproportion, quelquefois importante, dans le temps nécessaire à la disparition de la pollakiurie s'explique par les causes mêmes de celle-ci.
Dre
La pollakiurie peut être en effet :
40/ réflexe : Le nombre des mictions n’est pas en relation avec l'existence de lésions de cystite.
2%/ due à une cystite banale.
3/ due à une cystite tuberculeuse, reconnaissable le plus souvent par la cystocopie à ses lésions spéciales (plaques de rougeur diffuse, granulations, ulcérations peu profondes.)
Nous avons justement constaté que chez les ma-
lades des obs. 4, 10, 37, malades chez lesquels la disparition de la pollakiurie s’est effectuée en quelques jours, le nombre des mictions était considéra-
ble, la cystite légère et même nulle. Enfin, dans
tous les cas où nous avons constaté à la cystoscopie des lésions vésicales vraiment tuberculeuses, la guérison à demandé souvent près d’un an avant de se produire. .
On voit donc, en résumé, qu’une fois la néphrectomie effectuée, la disparition des phénomènes vésicaux suit, pas à pas, la régression des lésions de cystite, |
Au point vue comparatif rappelons :
qu'israël (1) a constaté une amélioration de la pollakiurie dans 45 0/0 des cas, et une amélioration de la douleur à la miction dans 80 0/0 des cas et que Rafin, dans la thèse. de Pagès, a exposé les résultats suivants :
(1) Israël. Folia Urologica, 1907,
PPT
« Sur 57 cas d’unilatéralité des lésions, la néphrec- « tomie a influé dé la façon suivante sur les symp- « tomes vésicaux.
« 1°/ amélioration légère, 11 cas.
. € 2/ amélioration nette, 18 cas « 30/ guérison complète, 23 cas « 40/ pas d'amélioration, D Cas soit 91 0/0 d'amélioration.
« et sur 15 cas de bilatéralité des lésions : «-19/ amélioration nulle, 7 « 2/ améliortion passagère, 2 « 3/ amélioration légère, 4 « 40/ amélioration nette, 2 « soit ici 53 0/0 d'amélioration ».
8° Modification des urines.
a/ Pyurie. — La pyurie a disparu 90 fois (obs. 2, 45,0, 8-10, 13, 14, 15, 17, 19,°20,,24, 26, 28; 31, 33, 34, 35, 38) sur 50 observations examinées à ce point de vue soit 66 fois sur 100,
Elle s’est améliorée d’une façon is nette, 5 fois sur 30 (obs. 1, 3, 18, 93, 37.)
Elle a persisté 9 fois sur 30 (obs.-7, 11, 12, 30, 36) soit dans le sixième des cas.
Nous avons éliminé les observations 39 et #1 dans lesquelles les néphrectomies sont de date trop récente pour que la clarification ait eu le temps de se produire.
Au bout de combien de temps la pyurie des raît-elle ?
IS
Chez 6 de nos malades elle a disparu presqu’immédiatement, dans le cours du premier mois (obs. 2210:43;:99 34 58): ?
Chez les autres, la disparition du pus-a demandé de six mois à un an.
Pagès a noté dans sa thèse que la pyurie persistait dans le quart des cas.
b) Hématurie.
Six fois sur 32 observations, nous n'avons noté la présence d'hématuries ni avant ni après l’intervention (obs. 6, 10, 21, 3%, 37, 39) soit 18 fois sur 100.
15 fois sur 26 observations les hématuries ont
disparu (obs.1,2, 3,4,:5,:8, 41143, 144,120, 28,31, 39, 39, 38) après la néphrectomie soit 57 fois sur 100,
o fois sur 26 observations il y a eu amélioration très nette (obs. 15, 17, 18, 23, 26).:
G fois sur 26 observations les hématuries ont persisté (obs. 7, 19, 19, 30, 36, 41) soit 23 fois sur 100 el voici pourquoi :
La malade de l'observation 7 est une tuberculeuse rénale bilatérale. |
Dans les observations 12, 19, 30, 86 il s’agit
d'hématuries terminales légères et peu fréquentes,
dues dans deux cas à la persistance des lésions vésicales, reliquats dans les deux autres, d’une cystite extrêmement intense.
Enfin chez le malade de l'observation 41 il s’agit de 2 hématuries totales abondantes (le cathétérisme :
urétéral n’a jamais été possible).
Réunion de la plaie opératoire
Un organe aussi volumineux que le rein, crée déjà de par son ablation une cavité considérable qui met longtemps à se cicatriser ; d'autre part la lenteur de la cicatrisation ne parait pas être proportionnelle à la gravité des lésions rénales elles-mémes, mais être surtout en rapport avec la gravité et l'étendue des lésions de périnéphrite tuberculeuse.
Nous avons en effet constaté que la cicatrisation était d'autant plus longue que les lésions de périnéphrite étaient plus accentuées.
On a dit aussi, avec juste raison, et Garceau en 1902 (1) en a fourni un très bel exemple, que les lésions de l’uretère entretenaient la suppuration. C'est cette remarque, qui a justifié l’urétérectomie, pratiquée par queiques chirurgiens mais condam-
(1) Garceau, 1902. Annals of Surgery. — « Si l’urétère est maledé, dit-il, il y a nécessité absolue de procéder à son ablation». — Sur 16 cas en dix ans, de néphrectomie avec urétérectomie, il a en eflet constaté 1 cas de mort opératoire, 2 morts ultérieures, 1 amélioration et 12 guérisons. -— Sur 36 cas en 10 ans, de néphrectomie sans uréterectomie (lésions urétérales constatées), il a enregistré {1 décès opératoires, 7 décès uliérieurs, 5 améliorations et 13 guérisons.
‘} mr De
née par M. Albarran dans sa médecine opératoire des voies urinaires de 1908.
Enfin il est une chose indéniable, c'est que la néphrectomie secondaire favorise elle aussi les longs retards de cicatrisation : ne
Sur nos 41 néphrectomies, à furent secondaires (obs. 12, 25, 33) et sur ces 3 opérés, un seul (obs. 33)
vit la cicatrisation de sa plaie s'effectuer dans un.
temps normal: 3 mois.
Le malade de l’obs. 12 présente encore un fistule 4 an et 5 mois après l'intervention. PIS
Celui de l'observalion 25 est mort 9 mois1/2 après
la néphrectomie, avec une plaie opéraloire suppu-
rante et non fermée.
Tout ceci, explique la raison pour laquelle nous avons constaté dans quelques cas, après une période de temps assez longue après la néphrectomie, la sn sistance de fistules rebelles.
Les injections bismuthées, étudiées par les Dies
teurs Heitz-Boyer et Moreno (1), ont donné deux résultats excellents : |
Le malade de l'observation? voit, sous l'influence de ces injections un trajet fistuleux, vieux de 95 mois se tarir.
Celui de l'observation 12, soumis au même trai-
() Le DrIfeitz-Boyer a montré que, si dans quelques cas les -
injections bismuthées ne comblaient ras définitivemen les fistules, elles en aseptis 7 CUT trajet et en tarissaient la purulence,