OBSERVATION de M. G...(17 ans) commis métreur
Ce malade entre le 6 octobre 1908 salle Velpeau, pour hé-
maturie..
A, H. — Père bien portant, mère morte de tuberculose pulmonaire ; une sœur morte à 2 ans.
A. P. — Nisyphilis, ni blennhoragie.
Histoire de la Maladie. — Début le 15 février 4908 : Le malade est exposé au froid toute une journée, il sentit suivant son expression le froid.lui tomber dans les * reins. Le 15 mars 1908 G... remarque que ses urines ‘sont troubles, en même temps qu’il ressent une douleur à la fin de la miction. On note alors de petites hématuries terminales apparaissant le soir vers 6 heures, tous les 4 ou 5 jours et durant toutes les mictions de la nuit, Durée totale : 3 semaines.
(1) Obs. publiée par P. Braun et P. Cruet dans « Diagnostic précoce de la Tuberculose rénale ».
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Le 98 mars vers cinq heures du soir, sans avoir fait d'excès d’aucune sorte, le malade fait une hématurie abondante totale, de sang brun noir avec caillots du volume d’une noisette qui dilatent l’urèlhre au passage : durée : 3 jours.
L'hématurie détermine un état d'anémie marquée avec tendance syncopale. La pyurie persiste avec des alternatives d'amélioration et d’aggravation, Pas de pollakiurie : 4 à 5 mictions le jour, une la nuit. :
Au mois de mai 1908 G... recommence à travailler et le 15 juin à la suite d’une promenade en tramway de 20 minutes, nouvelle hémalurie, mais terminale cette fois et qui cède au [pos |
Pendant le mois d'août pas d’ hématurié, les urines restent troubles. En septembre hématuries terminales survenant toujours à la suite de fatigue.
EXAMEN DU MALADE : À j
1° Appareil Urinaire. — Reins. — Pas de douleur ; à la palpation on sent nettement le pôle inférieur du rein droit qui estaugmenté de volume, mais non douloureux. ;
Le rein gauche n’est pas senti.
Vessie. — Pas de pollakiurie, plus de douleur à la miction. Capacité : 310 eme, Sensibilité au contact et à la disten-
sion : moyenne. Contraclilité médiocre.
Urines. bolyurie (4 1.4/2 à 2 litres). Urines troubles à l'émission ne s’éclaircissant pas par le repos et Es déposer une couche de pus blanchàtre.
90 Appareil Génital. — L’épididyme droit à la tête augmentée de volume et la queue indurée. L’épididyme gauche #, .
présente deux noyaux au niveau de la queue,
se 2
La prostate est hyperlrophiée. La vésicule séminale droi-
te est augmentée de volume,
3 Examen général. — Le sommet droit est suspect. Eréthisme cardiaque sans souffle pathologique. Tention : 47.
Culti-réaction négative. Température : 37.
40 Urines totales. — a) Hislo-Bactériologie. — Cellules épithéliales plates. Leucocytes assez nombreux, peu altérés. Bacilles de Koch. Inoculation dans le parenchyme rénal d’un cobaye : positive.
b} Examen chimique. — Réaction acide ; urée (au Hit.) : 49 gr. 7; chlorures (au lit.) : 8 gr. 15 ; albumine (au Hit) 3 gr. ; glucose : néant.
5o Cystoscopie..— Vessie très rouge, très congestionnée, Trigone rouge saignant facilement. Col oédématié. L’orifice urétéral droit est à contours irréguliers oédémateux, présentant en arrière de lui une petite ulcération recouverte de pus ; une sonde sifflet n° 7 est arrêlée à 2 em et ne donne rien. L’orifice uréléral gauche présente des lésions identiques mais une sonde n° 7 y passe facilement ; de l'urine louche s'écoule. On laisse une sonde vésicale pour recueillir les urines du rein droit.
Epreuve polyuriqu: et phlorhydzine.
6° Urines séparées. — à) Ecamen Hisio-Bactériologique.
“— Rein droit (sonde vésicale) : Cellules épithéliales. Très.
nombreux leucocytes p£u altérés. Nombreux b.cilles acidorésistants. |
Rein gauche (sonde urélérale) : Quelques cellules épithéliales plates. Pas de micro-organismes.
b) Chimie el examen fonctinmel :