‹ De quelques Résultats de Néphrectomies dans la Tuberculose RénaleChapitre 15 sur 67 · II. — OBSERVATION de M. GC... (21 ans) mécanicien · texte numérisé non relu

II. — OBSERVATION de M. GC... (21 ans) mécanicien

Le malade entre le 7 octobre 1908, salle Velpeau, pour des douleurs à la miction, des hématuries terminales légères et de la pollakiurie. |

AH, Néant: À

A. P.— Tuberculeux : Rhumes fréquents. — Généraux : Scarlatine, Oreillons. — Vénériens : 0.

Histoire de la maladie. — Début en juillet 4908, par des douleurs à la fin de la miction, qui augmentent progressivement, Les urines sont pâles et troubles à émission.

En août 1908, hématuries terminales répétées, pollakiurie diurne et surtout nocturne (7 à 8 mictions), aggravation

des douleurs. Le malade vient en consultation à la Terrasse et l'examen des urines révèle la présence de.bacilles de Koch.

EXAMEN DU MALADE. — 1° Appareil Urinaire. — Vessie. — Douleur à la palpation hypogastrique, Douleur à la miction. Sensibilité au contact et à la distension : très vive. — Capacité extrêmement réduite : 50 à 60 centimètres cubes.

Reins. — On sent nettement le pôle inférieur du rein droit augmenté de volume. Il n’est pas douloureux.

Urines. — Forte polyurie. Les urines sont très troubles à l'émission et ne s’éclaircissent pas par le repos. Dépôt abondant.

2° Appareil Génital. — [La prostate est augmentée de volume et présente dans son lobe gauche, un noyau dela grosseur d’une noisette à surface mamelonnée,

(1). Observation publiée par P. Braun et P. Cruet dans « Diag « nostic précoce de la Tuberculose rénale. »

ie

30 Examen général, — lPoumons : signes très légers d'induration du sommet droit, où l’on trouve un peu dé submatité, avec augmentalion des vibrations et diminution du murmure vésiculaire. Pression : 17. — Bon état général: Ophtalmo-réaction négative. Cuti-réaction négative. Tem-

pérature : 37.

4° Urines totales. — a) Histo-Bactér.ologie. — Hématies. Leucocytes plus ou moins bien conservés. Nombreux bacilles de Koch (plusieurs recherches faites successivement ont montré que par intermittence les bacilles disparais-

saient des urines). # \

b) Chimie. — Volume : 2.400 ce. Urée (24 h.): 97 gr. 24, Cklorures (24 h.) : 20, 40. Albumine (24 h.) : 4 gr. Sucre : 0.

5° Cystoscopie. — La cystoscopie n’a pu être faite qu'un mois après l'entrée du malade, après amélioration sensible des phénomènes vésicaux par instillation d'huile gaïacolée.' Col congestionné avec deux pelites cicatrices. - L'orifice urétéral droit est neltement marqué ; toute la région urétérale est malade, présentant des végétations et de grandes dépressions allongées transversalement,

L’orifice urétéral gauche, en forme de fente est normal ; tout le reste de la vessie est sain.

Le cathétérisme de lurelère droit ne peut être fait,tandis qu’à gauche une sonde n° 7 monte facilement,

Epreuve polyurique et phlorhydzine.

Go Urines séparées. — Examen histo-bactériologique. == Rein droit : (sonde vésicale) : Hemalies. Leucocytes. Pas de microbes.

Rein gauche : (Sonde urétérale) : cellules épithéliales, + 3 < L”

ve

Ni EU D) Examen fonclionnel.

R. DROIT R. GAUCHE D'aantité ne sel ee TOUS 6 417 cc Urée (auhire)eiscrtu) DOS BP 00 SE 18 gr. 60 Chlorures (au litre)... 5 gr. 30 FRA

+ Albumine (au litre)... 8 gr. traces

Glucose (au litre). ..... 9 &r..50 20 gr. 75

Détail de la polyurie expérimentale :

1e 4/2h, 2%4/2h. œ4/2h 41/2h, A. D. 25cC 29 ce lhce 24% ce Ce CC SOLE 20e 11 CC

Opération. — Le 16 novembre 1908, néphreclomie droite p ; Nef

(D: Albarran). Le rein est volumineux, bosselé et réduit à une coque, logeant six cavernes. :

G:.., sort de l'hôpital le 8 décembre +908.

Etat actuel. — (25 décembre 1910). G.., à augmenté de 8 kilos durant le mois qui a suivi l'opération. Il pèse acluellement 70 kil., ce qui est un poids normal, pour un individu dont la taille est de 1 m. 70. Son état général actuel est excellent. Son appétit et ses forces peu altérés, il est vrai, avant son opération sont rapidement redevenus normaux.

Ïl tousse peu, et s’enrhume avec moins de facilité, quoiqu'il ait recom nencé à travailler depuis un an déjà,

Les phénomènes de cystite que présentait le malade avant sa néphreclomie, ont rapidement régressé. Le nombre des mictions est redevenu normal, en l’espace de trois mois environ.

4 % F2) A 4 4 , d Actuellement G..., à un maximum de 6 mictions diurnes

et de 2 nocturnes. En même temps que le nombre des !

mictions diminuait, les urines devenaient progressivement

plus limpides, et la douleur à la miction disparaissait sans retour.

Les hématuries ont complètement disparu.

Somme toute, l’état général de C... est actuellement, 25 mois après la néphrectomie, aussi satisfaisant que possible, malgré la persistance d’une fistule rénale qui a persisté en dépit de tous les traitements, mais qui paraît aujourd’hui, devoir se tarir dans un avenir peu éloigné, sous l'influence d’injections bismuthées, faites suivant la méthode indiquée par le D' Heïtz-Boyer.

IT, — OBSERVATION de M. F..., (32 ans) voyageur.

Ce malade entre le 30 novembre 1907, salle Velpeau, pour hématurie et pollakiurie.

A. — Rien de particulier:

A. P,— Syphilis probable à 26 ans. Blennhoragie aigüe à 15 ans, chronique depuis, avec de fréquentes recrudes cences aigües.

Histoire de la maladie. — En 1901, le malade vient et consultation à l'hôpital Necker pour faire dilater un retré: cissement blennhoragique." -

A cette époque, les urines claires, ne contenaient pas de bacilles de Koch.

En 1904, lors d’une nouvelle consultation à Necker, on constate de la pyurie, de la pollakiurie, une capacité vési« cale réduite et des hématuries terminales,

En 1905, deux orchi-épididymites successives.

En janyier 1907, les mictions se rapprochent davantage ; miclions tous les quarts d'heuré dans la journée, la nuit,

Me)

Jus

20 à 25 fois. La douleur à la mielion fait son apparition

peu après. En août 1907, hématurie terminale abondante.

EXAMEN DU MALADE. — 4° Appareil urinaire. — Reins. — Défense musculaire à droite. La recherche du rein est douloureuse, À gauche-le rein n’est pas senti,

Véssie: — Capacité : 75 eme. Sensibilité très vive à la : distension, Contractilité exagérée. È * Pollakiurie : miclions douloureuses toùs les 1/4 d'heure, nuit et jour.

Urines. — Uniformément troubles, souvent hémaluriques. Dépôt abondant. Poiyurie : 2.litres par 24 heures.

2 Appareil génital. — L'urèlhre présente deux rétrécissements blennhoragiques, admettant avec difficulté une sonde n° 18.

La tête de lépididyme gauche présente une induration

lisse, Les deux canaux déférents sont indurés.

3° Examen général. — [état général est relalivement bori: Poumon normal. T. A :17,5 — P : 75 — T: 97.

= L'examen histo-bactériologique des urines totales révèle

la présence de bacilles de Koch.

4 Cystoscopie. — Une première cysloscopie est faite le ‘9 décembre 1907. L'orifice urétéral gauche est: agrandi, mais non ulcéré. Une sonde sifflet n° 7, introduite dans l’uretète gauche, s'arrête à 44 em. Dix eme. d’urines purulentes en rétention s’écoulent par la sonde.

L’oriice uréléral droit, normal, ne peut être cathétérisé. On place une sonde vésicale pour recueillir l'urine du rein droit. Une seconde cystoscopie, pratiquée le 46 décembre, donne les mêmes résullats.

j PO

5‘/ Examen des urines séparées. — a) Iisto-Baclério= logie, — KR. gauche : (sonde urétérale) : nombreux leucocytes très dégénérés. Cocci en faible proportion. ss

R. droit : (sonde vésicale) : hemalties el leucocytes en proportion du sang. Nombreux cocci.

B) Examen des 2 heures (polyurie expérimentale et

phlorhydzine).

R/ GAUCIIE R. DROIT:

#Düantité totale..." 4 46 cmc. 195 ec; Urée (au litre)...... NE D r-60 40.gr, 80:

Atbumine (au litre).….:.:. 9 gr. Serie

Détail de la polyurie expérimentale :

He RO. SL he 49 LR RD." Ce TECH OT 6EC 196

R26.2:1/DCC SCC dec 12 cme

Le malade sort de Necker, sans êlre opéré, le 16 décem-

bre 1907 et va séjourner à la campagne. Sous l'influence du :

repos et d’un régime son élat s'améliore. 1 recommence à.

travailler mais il est bientôt obligé de s’arrèler de nouveau,

En août 1908, pour la première fois, il souffre du rein gauche. Son état empirant.il entre à Necker pour la seconde fois, salle Velpeau, le 10 novembre 1908. F

EXAMEN DU MALADE (10 novembre 1908.) — 4 Anppareil urinaire. — Rcins. — À gauche, gros rein très dou- Joureux à la palpation. A droite, le pôle inférieur du rein est également senti, mais il est ni gros ni douloureux.

Vessie: Fes Excessivement sensible au contact. Capacité

très réduite : 20 eme. Mictions douloureuses et hémaluriques toutes les 20 minutes.

Urines. — Excessivement troubles la plupart-du ue Quelquefois urines claires, coïncidant avec poussée fébrile et douleur excessivement vive au niveau du rein gauche. Le bassinet se vidant, la douleur diminue et la pyurie reparait. :

.2° Etat général. — Lésions bacillaires légères mais nettes au sommet droit. Malade amaigri, très affaibli, Fièvre intermittente.

3° Urines totales. — «) listo-Bactériologie. — Nombreux leucocytes à noyaux polymorphes. Innombrables bacilles du genre coli. Pas de bacilles de Koch.

b) Chimie. — 2200 cc en 24 heures. Urée (24 h.) : 19,60. Chlorures (24 h.) : 11 gr. Albumine (24 h.) : 0,50.

Toute cystoscopie est impossible.

Opération. — Néphrectomie gauche, le 5 décembre 1908

(Dr Albarran). — La décapsulation est très difficile et la pa-

roi de l’abcès rénal tellement. mince, qu’elle cède en un point. Il s’en écoule une quantité énorme de pus crêmeux jaune-verdâtre. Le tissu rénal est enlevé par morceaux. On constate, au netloyage de la poche un abcès prérénal qui se prolonge au-devant du hile.

F... sort de Necker le 8 janvier 1909 avec une plaie presque complètement fermée.

Etat actuel (25 décembre 1910) 2 ans après l'opération. — Le malade a engraissé de 16 kilos pendant l’année qui a suivi sa néphrectomie.

Son état général est aujourd’hui excellent ; son appétit

parfait, mais ses forces ne lui p2rmettent qu'un travail peu fatiguant.

Le nombre des miclions à diminué de beaucoup, mais est encore assez élevé (8 à 10 le jour, 6 la nuit). Les urines ne se sont jamais éclaircies complètement et une douleur terminale légère à la miction persiste encore,

Jamais d’'hématurie depuis l'intervention.

La plaie opératoire est cicatrisée depuis fin janvier 1909,

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