‹ De quelques Résultats de Néphrectomies dans la Tuberculose RénaleChapitre 4 sur 67 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Trente années s’écoulèrent entre le moment où Rayer et Dufour, en 1841, attirèrent les premiers l'attention sur la tuberculose rénale et celui, en 1869, où Simon osa tenter la première néphrectomie. [l est vrai que, moins de trois ans après, en 1872, Péters, en Amérique, répéta le geste hardi de Simon : après avoit diagnostiqué une pyélite calculeuse droite chez un homme de 36 ans, il pratiqua l'ablation du rein malade; ce rein était tuberculeux. L'opération fut laborieuse et longue, se compliqua d'hémorragies et le malade succomba à des accidents urémiques (1). NRA

Brodeur, en France, publie en 1886 une première statistique, où il réunit 16 cas de néphrectomie dont 8 décès opératoires, soit une mortalité de-50 )0. Mais dans les années qui suivirent, grâce aux tra-

(4) New-York. Médecine Journal, 1872,

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vaux de Tuffier et Guyon, en France, Kuster et

Israël en Allemagne, la néphrectoinie devint une opération moins meurtrière et plus courante.

En 1892, dans le traité de chirurgie Duplay et Reclus, Tuffier consacre à la tuberculose rénale un article intéressant, où il réunit le nombre, considérable pour l'époque, de 65 néphrectomies avec une mortalité opératoire de 36,3 0/2.

En 1893, à Lyon, la thèse de Palet est consacrée la première à l'étude des résultats éloignés de la néphrectomie pour tuberculose du rein. Mais les statistiques vraiment intéressantes, à l'heure actuelle, sont postérieures à l’année 1896, époque où notre maitre, M. Albarran, en ajoutant au cystoscope de Nitze l'onglet mobile, rendit le cathétérisme urétéral une manœuvre pratiquement réalisable et d'exécution facile ; dès lors on put, d’une part diagnostiquer d’une façon précoce la tuberculose rénale, d'autre part s'assurer de l'intégrité de l’autre rein et appliquer un traitement rationnel aux foyers tuberculeux ainsi découverts et localisés.

Depuis cette époque, nombreuses furent les né-

phrectomies pour tuberculose du rein, nombreuses également en furent les publications, et nous pouvons citer : en 1902, les cinquante premières observations d’Albarran dans la thèse de Lorenzo ; en 1906, les quarante premières de Rafin dans la thèse de Reynaud (Lyon), bientôt suivies, en 1909, des cinquante-déux suivantes, dans la thèse de Pagès.

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