LA AE
risme urétéral n’est possible. Les deux orifices urétéraux sont trouvés facilement. Ils sont à peu près normaux, un peu plus ouverts que d'habitude. Une sonde 7 s'enfonce de 4 cent, dans le droit, de 5 cent. dans le gauche, mais il est absolument impossible de pénétrer plus haut, quelque maœuvre que l’on emploie, La vessie n’est pas très atteinte, un peu irrégulière et présentant des ecchymoses multiples,
Une seconde cystoscopie est pratiquée le 1er octobre 1909, Dans ure vessie de capacité très réduite (75 cc.) on découvre un orifice urétéral droit en entonnoir, à contour régulièrement arrondi. Une sonde y pénètre de 5"m, mais ne peut êlre poussée plus loin L’orifice urétéral gauche paraît plus normal, en fente allongée, avec deux lèvres; peut-être un peu œdématiées, mais blanches. Une première sonde y pénètre de 2 em. puis butte. Une seconde, plus rigide,butte au même endroit, mais grâce à des mouvements de va et vient elle franchit l'obstacle et remonte sans peine jusqu’à 95 cent.
Capacité du bassinet gauche : 7 cent, c.
On place une sonde vésicale pour recucillir l'urine du rein droit. |
59 Urines séparées. — a) Æislo-bactériologie. — Rein droit (sonde vésicale) : éléments du sang ; pas de microbes banaux, Pas de bacilles de Koch.
Rein gauche (sonde urélérale) : Eléments du sang. Pas de microbes.
b) Examen fonctionnel (Polyurie expéranentale et phlorhydzine) :
REIN DROIT REIN GAUCHE
Guanthtésunams À 14 se 900 CC" 146 cc Ufée (au litre)... Fra SET. - 44,7 Sucre (quant. réelle élim.) (0 0,43 Albumine (au litre)...... traces mor
Chlorures (au litre) .....: 3,6 6,7.
Le rein droit paraissant tuberculeux, on propose au mâladè une néphrectomie qu'il refuse et il'quitte l'hôpital le 10 octobre 1909.
M... rentre de nouveau à Necker le 15 janvier 1910, parce que la souffrance de plus en plus vive qu'il éprouve au niveau des reins l'empêche de marcher. Cette douleur semble localisée à gauche.
1° Examen histo-bactériologique des urines totales. — Hématies en certaine quantité. Leucocytes polynueléaires en proportion du pus et quelque peu dégénérés. Aucun microbe. Pas de bacilles de Koch.
2° Cystoscopie.— On fait une 3° cystoscopie le 18 janvier 1910. Grâce à une solution de cocaïne à 40/0, on peut rem. : plir la vessie à 120.
pag Le orifice urétéral droit apparait très augmenté de volume, ob profond, très'rouge. Une sonde no 16 s’ y arrête à 3 centimètres.
L’orifice urétéral gauche, plus petit présente des lésions identiques. Une sonde n' 16 y est facilement introduite jusqu’à 25 cm. Pas de rétention. L’urine qui s’en écoule est parfaitement limpide. |
Une sonde vésicale recueille l'urine du rein droit. (L'examen histo-lactériologique des urines séparées dénote Ja présence de bacilles de Koch dans l'urine du rein droit).
3° Examen fonctionnel. — (Polyurie expérimentale) : ï REIN DROIT REIN GAUCHE (sonde vésicale) \(sonde urétérale) Quant inner 196 ce 272 ce Urée (au litre).......... 3,8 16,7
Chlorures (au litre) PEAR E,7 2,5
SH
Détail de la polyurie expérimentale :
Aw4/9h":"9%41/9h. : 31/9h. 4 402h RD TE 30 148 82 (HE 00 31 4 4102
Opération: Néphrectomie droite le 21 janvier 1 1910 (Doc- | teur Heitz- -Boyer). Le rein hypertrophié présente à la coupe une immense caverne au pôle supér ieur bourrée de caséum | et une seconde, de dimensions plus restreintes au Le infé-
rieur. j
HR une amélioration passagère, le malade succombe le 11 juillet 1910, six mois après l'opération, de septicémie très probable, avec une plaie opératoire infectée et béante,