‹ De quelques Résultats de Néphrectomies dans la Tuberculose RénaleChapitre 44 sur 67 · XXII. — OBSERVATION de Mme M... (22 ans) couturière · texte numérisé non relu

XXII. — OBSERVATION de Mme M... (22 ans) couturière

La malade entre le 25 janvier 1910, salle Laugier pour

pyurie.

A. H. — Père fién portant. Mére avant: eu, il Y à un an,

une néphrile aiguë,

A. P. — La maladé est une tousseuse. Bronchite tenace en 1908. Un enfant de 8 mois se portant bien.

Histoire de la maladie. — Débutil v aun an, par dou- :

leur à la miction et pollakiurie.

La malade se levait 7 ou 8 fois dans la nuit pour uriner. La pyurie fit son apparition peu de temps après le début des phénomènes douloureux. Cet état de choses se continua sans changement appréciable jusqu’en décembre 1909, où la malade constate du sang dans ses urines et se plaint pour

la première fois de douleur rénale. Depuis,état stationnaire.

sé ti

EXAMEN DE LA MALADE. — 1° Appareil urinaire Reins. — Le roin droit très gros est abaissé et douloureux à° la pression. Lente tt

Le pôle inférieur du rein gauche est'également lpalpablé® : et douloureux à la palpation mais dans une étendue moin= dre “sv0mnin ee GAS DRE -

Points urétéraux non douloureux.

Vessie. — Capacité presque nulle. Le bas fond vésical est douloureux au toucher vaginal. ; She |

Douleur très vive à la miction. Pollakiurie : toutes les heures, nuit et jour. Hématuries journalières.

Urires. — Pyurie très accentuée.

2 Examen général. — Poumon : matité, cradüements et sous crépitants au sommet gauche. Malade amaigrie, sans appétit. : |

Transpirations nocturnes. Température tous les soirs.

30 Urines totales. — a) Zisto-bactériologie. — Nombreux leucocytes polynucléaires le plus grand nombre altérés. Nombreux bacilles de Koch.

b) Chimie.— Volume : 1.000. Urée : 20,5. Chlorures : 5,7.

- Albumine : 3,5. | Fe

4° RC ee capacité vésicale csf excessivement ; réduite. En maintenant dans la vessie 10 ce de cocaïne à 4 oJo pendant 10 minutes on parvient à obtenir 50 ce, à peine de capacité. es 3 S RILS

La vessie présente dans toute son étendue des lésions de: cystile intense. Le col est boursouflé, œdématié. Les orifices urétéraux sont perdus au milieu de zones rouges, ulcérées et végétantes. On parvient à cathétériser l’urélère gauche avec une sonde n° 15 jusqu’à 95 cm,

Ji ne s'écoule pas de liquide de rétention et on recueille un échantillon d'urine claire. |

Du côté droit, l'orifice uréléral est situé au milieu d’une Jarge plaque rouge et saignante, On parvient cependant : à cathétériser l'urétère droit avec une sonde n° 15 jusqu’à 25 cm. Il s'écoule aussitôt un liquide de rétention très purulent (66 cc.).

Capacité du bassinet droit : 120 co,

5° Examen des urines séparées.— a) Æislo-bactériologie. Rein droit : Nombreux leucocytes polynucléaires, Quelques amas de bacilles de Koch. Pas d’autres microhes.

Rein gauche : Cellules épithéliales. Pas de microbes,

b) Chimie, — (Polyurie expérimentale et phlorhydzine),

REIN DROIT REIN GAUCHE

Quantité totale Fa, 7 466 198 Urée Qulditre).::.1.. ê 1,3 32,3 Chlorures (au litre). ,... 3,9 57 Albumine (au litre). , (® 3 4,75 — Sucre (au litre).....:.. 4,3 roi

Opération. — Néphrectomie droite le # février 1910 par le Dr Marion. A la coupe, le rein hypertrophié présente plusieurs cavernes dont plusieurs communiquent largement ensemble.

Etat actuel. — (25 décembre 1910). Onze mois après la néphrectomie.

La malade a engraissé decinq kilos en huit mois. La dou: leur à la miction est moins vive, surtout depuis quelque temps ; les urines sont moins troubles mais Ja pollakiurie est toujours intense : miclions toutes les heures,

er r 7

Mme M... a eu deux crises douloureuses de courte durée, au niveau de la région lombaire en juin et en septembre.

L'état général est meilleur, surtout depuis un mois.

La malade avait fait en novembre dernier un nouveau

séjour. à Necker, pendant lequel il lui avait été fait quatre piqûres de tuberculine qui lavaient extrèmement affaiblie.

De nouvelles hématuries totales sont contemporaines de ces piqüres. Depuis un mois, les hématuries ont presque complètement disparu, la malade urinant senlement de temps en temps quelques gouttes de sang à la fin de la miction.

La plaie opératoire n’est pas encore complètement cica

trisée et suppure toujours un peu,

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