‹ De quelques Résultats de Néphrectomies dans la Tuberculose RénaleChapitre 47 sur 67 · XXVI. — OBSERVATION de Mme G... (31 ans), blanchisseuse · texte numérisé non relu

XXVI. — OBSERVATION de Mme G... (31 ans), blanchisseuse

La malade entre le 10 février 1910, salle faugier, pouf pollakiurie et douleur à la miclion.

A. IT. — Père mort de broncho-pneumonie. Mère vivante.

À, P. — Salpingite gauche à 95 ans. Une fillette morte dè broncho-pneumonie à l’âge de 2 ans.

HISTOIRE DE LA MALADIE, — Début en 1904, par des douleurs intermittentes au niveau du rein gauche, survenant le plus généralement à la suite d’une fatigue. Jusqu’en 1909 les douleurs restèrent ce qu’elles étaient. A cette époque, une violente crise douloureuse obligea la malade à garder le lit pendant quelques jours. C’est à partir de ce moment que les mictions augmentèrent progressivement de fréquence et que la douleur à la miction et la pyurie arparurent.

EXAMEN DE LA MALADE. — 40 APPAREIL ÜRINAIRE. = Reins. — Le gauche paraît volumineux, le droit n’est pas senti.

Vessie. — Capacité très réduite. Mictions tous les quarts d'heute, nuit et jour. Douleur vive, mais surtout terminale à [a miction, Hématuries terminales fréquentes.

Ürines. — Excessivément troubles. Dépôt abondant.

2 Érat GÉNÉRAL: Médiocre. Fièvre intermittente ave - poussées de température à 38,5 5, 39, tous les trois jours. Malade faible et amaigrie.

30 UnixEs TOrALES.— à) listo- Bactériologie. — Elèmerts du sang. Leucocÿtes en proportion supérieure à celle du sang. Ni microbes, ni bacilles de Koch.

b) Chimie, — Volume : 1,400. Urée (24 h.): 18,1. Nacl (24 h.) : 4,8. Albumine : 1 gr. 50.

4e Cysroscopie. — Vessie de capacité réduite. Lésions de cyslite, intenses.

L’orifice urétéral gauche est one au milieu de végé:

tations cédémateuses et ne peut être cathétérisé,

L'orifice urétéral droit paraît normal. Une sonde remonte facilement l’uretère droit. jusqu'à 25 em. L’urine qui s’en écoule est limpide. On place une sonde vésicale pour re-

cueillir les urines du rein gauche. à

59 URINES SÉPARÉES.— à) Iisto-Bactériologie.—R. droit (sonde urétérale) : Eléments du sang. Cellules épitéliales polymorphes. | |

. R. gauche (sonde vésicale) : Eléments.du sang. Augmentalion du nombre des leucocytes, Aucun microbe.

b) Chimie — (Examen des 2 heures. Polyurie expérimen-

tale et phlorhydzine.)

REIN DROIT REIN GAUCHE

(sonde urétérale) (sonde vésicale) Quantité totale........ 51 cc 299 cc Urée (au litre)...... Re Reel | 6,4 Chlorures (au litre)... 2,5 2,2 Albumine (au litre)... 0,25 3 gr.

Sucre QUE) MT TES | 3,1

Détail de la polyurie expérimentale :

1re1/2h. 2#41/9:h: 31/2 h: 4e 1/2 h.

RD. 31 102 180 198 R. G. ï LT GLS 178 1 A OPÉRATION. — Néphrectomie gauche le 11 mars 1910, | (D: Marion.) ÉTAT ACTUEL (25 déc. 1910). — 9 mois 1/2 après lané- =

» phrectomie. Bon état général. Jamais plus de fièvre. Forces et appétit normaux. La malade a engraissé de 4 kilos. Mictions plus espacées ; toutes les heures le jour, 4 fois la nuit, = Sept à huit hématuries terminales depuis l'opération. Lé-

cbr

gère douleur terminale à la miclion, se produisant seulement de temps à autre. Urines limpides.

Plaie opératoire cicatrisée en 20 jours.

XX VII. — OBSERVATION de M®° B... (36 ans) couturiére.

La malade entre le 23 février 1910, salle Laugier, pour pollakiurie et douleur à la miction.

A. H. et P. — Rien de particulier. Mme B..., mariée depuis:1901, prétend n’avoir jamais été malade ; elle n’a jamais

été enceinte.

HISTOIRE DE LA MALADIE.— Début en juillet 1909 : la malade, qu’un endolorissement lombaire, qu’elle attribuait à un rein mobile, tourmentait depuis deux mois déjà, est prise pendant la nuit d’une douleur excessivement vive, au niveau du rein. Cette douleur, accompagnée d’une hématurie totale peu abondante, se calme sans laisser de traces.

En décembre 1909, la même crise se répète plus tenace : les urines se troublent, la pollakiurie et de légères douleurs à la fin de la miction apparaissent ; des hématuries nouvel-

les se produisent. Ÿ

Enfin, en février 1910, la malade, horriblement gênée par une pollakiurie incessante et douloureuse, se décide à entrer à l'hôpital.

EXAMEN DE LA MALADE.— 1° APPAREIL URINAIRE.— Vessie. — Capacité très réduite : 69 cme, Le bas-fond vésical est douloureux à la pression par le toucher vaginal. Poillakiurie : toutes les 1,2 heures le jour comme la nuit.

Douleur.à la miction, surtout terminale.

Reins. — Le rein droit est très abeissé, hÿpertrophié et douloureux à la pression. Le rein gauche n’est pas senti, mais sa recherche détermine une douleur assez vive et un peu de défense musculaire. ;

Urines — Troubles à l'émission avec dépôt blanchâtre,

90 APPAREIL GÉNITAL. — Utérus rétro-fléchi, Métrite du col. ù

3% EXAMEN GÉNÉRAL. — Poumon : légère matité au som-

mét droit, avec diminution du murmure vésiculaire. La

malade, très amaigrie, présente un mauvais élat général,

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