‹ De quelques sépultures d'anciens indigènes de l'Amérique découvertes à Montréal [microforme]Chapitre 5 sur 9 · partie · texte numérisé non relu

partie

Jartie

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de la réponse à la question si elles appartienuent aux aborigènes qui habitaient Hochelaga à l’époque de sa découverte par Cartier, ou si elles doivent se rapporter à une occupation antérieure ou subséquente de l’Ile par les Sauvages.

Le 3 Octobre 1535, Jacques Cartier débarquait dans l’Ile de Montréal et visitait un village sauvage qu’il appelle Hochelaga, nom qui parait désisner le district plutôt que la ville elle-même. En 1540 (1), dans son troisième voyage, dont il ne reste malheureusement qu’une partie, il indique, vraisemblablement à la même place, un village qu’il appelle Tutonaguy ; et comme il avait appris en même temps à donner le nom d’Hochelaga à une étendue de pays, il est probable que c’est le même endroit appelé précédemment Hochelaga. En 1603 (2) Champlain laisse voir que Hochelaga avait disparu, ou n’existait plus. 1: n’en est plus question jusqu’en 1642, époque de la fondation ds Montréal par les Français sous le Sieur Maisonneuve (3). A cette occasion les relations des Jésuites nous donnent des détails très-intéressants sur le sort d’Hochelaga (1642 ch. 9). Ils nous apprennent qu’alors il ne restait plus d’autres traces de l’Hochelaga de Cartier qu’un nom donné à l’Ile par les sauvages, indiquant qu’elle avait été le site d’un village ou d’un fort. De plus deux sauvages âgés, qui accompagnaient quelques-uns des nouveaux colons au sommet de la montagne, affirmèrent qu’ils étaient les descendants des anciens habitants ; que leur tribu avait jadis habité tout le pays environnant, même le sud du fleuve et possédait plusiears village popu- Jeux ! les Hurons qui étaient leurs ennemis les en avaient chassés, et quelques-uns d’entre eux s’étaient réfugiés chez les Abénaquis, d’autres chez les [roquois, d’autres chez les Hurons même. Un de ces Sauvages ajouta que son grand-père avait cultivé la place même où ils étaient, et s’étendit sur l’excellence du sol et du climat pour la culture du blé d’Inde ; mais les Iroquois étaient trop redoutables pour leur permettre d’occuper lile de nouveau. Les

(1) M. Dawson a suivi la traduction du 3me voyage de Cartier, publiée par la Société Historique de Québec. Mais c’est en 1641 que ce voyage a eu lieu, [Red, 3. I. P,]

(2) La relation du voyage de Champlain en 1603, est extrêmement rare, Il n’y en a peut-être en Canada qu’une copie, qui appartient à M. l’abbé Verreau. [ Red.]

(3) M de Maisonneuve, comme on sait, avait été nommé gouverneur par la Société Au Montréal. [Red.]

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