‹ De San Francisco au Canada, avec un index analytique de l'ouvrageChapitre 33 sur 59 · Quelle flatterie exagérée l · texte numérisé non relu

Quelle flatterie exagérée l

est démonlrée par l'histoire récente d'un certain M. Rûberts, de l'Uiah. Ce Mormon, légalement élu au Congrès, fut parla force du sentiment public américain chassé de la Chambre des Représentants, avec interdiction de siéger au Congrès. On eût dit qu'un désagréable scarabée noir était monté péniblement à travers les égouts jusqu'à la lumière d'une maison américaine et qu'en voyant cette hideuse présomption—vlan I pan ! — on se fût vite débarrassé de lui. Cet incident ne permet pas de douter du sentiment public en ce qui concerne le peu d'importance du Mormonisrae et la réprobation générale que suscite chez le peuple américain la moindre preuve de glorification des désirs sensuels.

« Vous semblez être constitutionnellement incapable de comprendre notre point de vue moral en ce qui concerne les rapports des sexes*. Malgré votre connaissance de l'Amérique qui vous a permis de constater l'existence d'un réel sentiment de décence publique, vous nous avez, sur ce point, accusés d'hypocrisie. Que l'homme — l'homme naturel — soit une bête sur toute la surtace du monde, je n'ai aucune raison de le contester; mais même l'intelligence du sultan de Guam, celle de n'importe qui, venu de n'importe où, sauf peut-être l'intelligence d'un Français de Paris, doit concevoir qu'un peuple, obligé par sa morale à agir en homme alors qu'il n'est qu'une bête, estinfiniment supérieur dans l'ordre des choses humaines et divines à un peuple qui a toute licence pour faire triompher en lui la bête. Nous ne déclarons pas devant la jeunesse, aux États-Unis, que

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