‹ De Scribe à Ibsen;Chapitre 8 sur 67 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

, .,ou se sont montrés soucieux de toutes complet

? sortes de problèmes, curieux d'idées, inquiets

du sens de la vie. C'est cette tendance qui a renouvelé déjà les autres parties de la littérature ; mais parce que le théâtre est toujours un peu en retard, et plus lent à se transformer, elle commence seulement à travailler la littérature dramatique. Les écrivains ne manqueront pas. Faut-il dire que c'est le public qui leur manquera et qu'ils n'obtiendront pas de lui cet encouragement et cette collaboration qui est aussi bien nécessaire à l'écrivain de théâtre? Or, il se peut que la foule aille toujours de préférence à ce qui a été écrit pour elle, et peut-être qu'en art une certaine médiocrité est la condition essentielle des gros succès. Mais ce qui importe, c'est qu'il y ait une élite capable d'accueillir les nouveautés et de les imposer ensuite à la masse des spectateurs. Cette élite se fait chez nous tous les jours plus nombreuse. Et elle a pris parti pour le théâtre d'idées.

René Doumic.

Février i8<j3.

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