‹ De Sofia à TchataldjaChapitre 6 sur 23 · L'Europe et la politique orientale. Pion» éd · texte numérisé non relu

L'Europe et la politique orientale. Pion» éd

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A onze heures, il y a eu un Te Deum à la cathédrale. La reine y assistait. Elle a été acclamée à son arrivée sur la place par quelques milliers de Macédoniens. Ces volontaires sont, dans Taprësmidi, retournés faire l'exercice en dehors de la ville, dans les prairies qui entourent le vélodrome. Les popes surveillaient leurs exercices et les entraînaient à crier en chœur : « Vive le général ! Hourra ! » Puis on les formait par files de quatre, leur apprenant surtout à s'aligner. Combien de temps faudra-t-il pour en faire des soldats ? Ou bien est-ce une simple manière de donner une sorte de cohésion à tous ces efforts individuels ? Une chose touchante, c'est le mélange de toutes les classes sociales, depuis le petit bourgeois en pardessus et melon jusqu'au berger aux longs cheveux bouclés. Il y a même une femme qui joue le rôle de porte-drapeau. Et le plus curieux de tous ces exercices est cette école d'enthousiasme, cette importance attachée aux hourras criés au commandement. Peut-être n'est-ce pas une mauvaise psychologie de Félan dçs foules.

Pendant qu'on nous laisse le loisir d'agiter ces questions, l'armée bulgare a dû franchir la frontière.

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