‹ De Sporotrichose Généralisée: A Forme Pseudo-BacillaireChapitre 11 sur 15 · PR SE · texte numérisé non relu

PR SE

Quant aux autres lésions osseuses, elles paraissent être en bonne voie de guérison; les douleurs à la palpation ont diminué d’intensité, et les fistules ne coulent presque plus.

Le pronostic quoad vitam est donc très favorable, mais la petite malade n’en conservera pas moins une certaine impotence fonctionnelle, due à des lésions ostéo-articulaires ouvertes trop avancées, qui entraîneront fatalement des cicatrices vicieuses.

Une sporotrichose diagnostiquée au début et bien traitée est la plus bénigne des infections, car nous possédons, avec l’iodure, un médicament spécifique infaillible.

2° Du terrain sur lequel évolue l'affection. — Les sporotrichoses secondaires des cachectiques et surtout des tuberculeux sont particulièrement graves.

3° De la virulence du germe. — Dans certains cas, heureusement très rares (cas de Lagoutte et Brian, rapportés par Gougerot sous le nom de sporotrichose cachectisante mortelle) la mort est survenue « malgré un traitement ioduré général et local, longtemps et régulièrement suivi ».

Dans ces cas-là, comme le terrain paraissait excellent, exempt de toute tare organique, on est forcé d’admettre, comme cause de la mort, l’hypervirulence du germe.

En somme, la sporotrichose demeure une affection essentieliement bénigne, à condition que le diagnostic soit fait au début et le traitement régulièrement suivi.

Page 1