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Fous lés journaux ont raconté avec force déails l'évasion sensationnelle du capitaine Lux. Mais le Temps, journal austère et qui hait la fantaisie, a démenti ces récits. « Le capitaine Lux, imprime-t-il, ne s'est point du tout évadé de la FT forteresse où les Allemañds le tenaient enfermé, par des moyens romanesques, mais seulement 4 par des moyens ordinaires. »
Et le Temps nous explique ce que furent ces moyens ordinaires : 1e Capitaine est descendu d’une hauteur de dix a par une fenêtre dont il avait préalablement scié les barreaux. Il a escaladé une grille de‘trois mètres sous le nez et-à la barbe d’une sentinelle.
Mais le Temps a raison de souligner que tout cela, le capitaine Lux l'a fait parles moyens les plus ordinaires. En effet, il a franchi la grille par un vulgaire rétablisseme ent: ilest descendu le long d’un mur par une simple échelle de corde et il à : coupé les barreaux tout platement ayeé une scie. | | I saute aux yeux ee était impossible d’employer des procédés plus connus et moins or igi- Daux. 2
. Dans le numéro qui portait la date du vendredi 6 janvier, le Temps publiait dans sa « dernière | heure » quelques intéressantes précisions sur le budget de la Nouvelle-Calédonie. Ces renseigneinents figuraient sous ce titre : « Le budeer de
l'Afrique Equatoriale. »
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Nous croyons rendre à notre grand confrère un signalé service.-en lui indiquant que la Nouvelle- Calédonie n’est pas en Afrique, mais bien en Australie, à 160 degrés de distance, autrement dit, à peu de choses près, de l’autre côté de la terre.
Il va de soi qué personne ne peut tout savoir et que si le Temps lui-même a déserté le boulevard des Italiens, il n apparait plus impossible que la Nouvelle-Calédonie ait émigré d'Océanie. Il semble, cependant, que l'on en aurait entendu parler.
Dans l'Action du 6 janvier, M. Henri Bérenger, nouveau sénateur dé la Guadeloupe, publie un véhément article contre « les coloniaux de Paris ».
C'est fort bien dit.
Le Journal raconte le terrible accident de Bondy:
« Des scènes d'horreur, qu’il est impossible de décrire, firent reculer plus d’un sauveteur. lei, c'était une pauvte jeune fille, couturière sans doute, dont la tête était complétement détachée du tronc. »
Dans ces conditions, il était facile de voir, en effet, que la victime était «une pauvre jeune fille ». Mais à quel signe pouvait-on bien reconnaître, dans cette horrible conjoncture, qu’elle était « sans doute couturière » P
On lit dans le Matin, à propos du récent mouvement dipl omatique :
On remarquera la nomination de M. Herbette comme ministre plénipotentiaire. M. Herbette, fils de l’ancien ambassadeur de France à Berlin, est le directeur du
cabinet de M. de Selves. Sa nomination, qui sera par= liculièrement bien accueillie, n’est que la juste récompense des brillants services qu’il a rendus à son pays — notamment lors des récentes négociations francoallemandes.
Puis, après un trait, et sans autre transition :
M. Dumesnil, député de Seine-et-Marne, vient d'adresser à M. de Selves, ministre des affaires étran gères, une lettre dans laquelle il l’informe de son intention de l’interpeller à la rentrée des Chambres «sur les conditions de l'avancement accordé à certains diplomates dont les services à l'étranger paraissent insuffisants ».
Cette interpellation vise la-nomination de. M: Herbette.
Et l'on frémit en songeant à ce qui se serait passé, si la nomination de M. Herbette n’eût pas été « particulièrement bien accueillie » !-