RICHESSES NATURELLES
nines. — Forêts. — Ressources agricoles.
D'après le Dr Bell et autres explorateurs, la région de la Baie d'Hudson serait une des plus riches du monde en mines de toutes espèces. Comme mon expérience sur ce sujet est naturellement très bornée, je laisse la parole à ceux qui font autorité en cette matière.
Quant aux ressources forestières et agricoles, je me dispenserai de les traiter dans des paragraphes spéciaux, vu qu'elle trouvent naturellement leur place parmi les détails propres à cha-
cune des régions ou zones que nous allons passer en revue dans la seconde partie de cet ouvrage. C'est pourquoi je ne parlerai dans ce chapitre que des richesses minérales.
Richesses Minérales.
Voici ce qu'en dit le professeur Bell : " Tout ' ' autour de la Baie James et sur la côte est de la " Baie d'Hudson se trouvent des gisements de 4 ' fer et de charbon considérables, et si rapprof< chés les uns des autres, qu'en mettant à profit ' ' le bon marché des transports offerts par la na- " vigation de ces parages, toute la contrée avoi- " sinant la Baie James peut devenir une seconde " Pensylvanie. Les mines peuvent devenir plus " tard la plus grande richesse de la Baie d'Hud- " son."
' ' De vastes dépôts de fer natif ont été trouvés " sur la rivière Mattagami en 1867, et l'on a dé- " couvert des quantités inépuisables d'excellent " minerai de fer magnétique dans les îles voi- " sines de la côte est de la Baie James, ainsi que ' ' que des indices très favorables de galène."
" L/or, l'argent et le cuivre se rencontrent ' ' également aux environs de la Rivière à la Ba- " leine, et sur la côte est quantité de lignite."
Un autre explorateur faisant allusion aux riches dépôts de fer, de charbon et d'autres minerais qui se trouvent dans le voisinage de la Baie James s'exprime ainsi : "Je déclare, sans la moindre
il hésitation, que cette contrée est la plus riche eu " mines qui existe dans toute la Puissance et <l peut-être sur tout le continent."
L'anthracite et le fer se rencontrent le long des rivières au sud de la Baie James et des veines de pétrole sur la rivière Abittibi.
M. Borron, magistrat stipendiais pour le district de Nipissing, fait le rapport suivant au gouvernement d'Ontario.
" Il y a dans le voisinage de la Baie James, au " nord de la hauteur des terres, d'immenses et 1 ' profondes tourbières peut-être les plus consi- " dérables du monde. L'épaisseur de ces couches " varie de 8 à 20 pieds. En face d'une aussi pro- " digieuse quantité, on se demande à quoi cela " servira plus tard.
" Outre le lignite, on y trouve encore le kaslisi ' ' ou terre à porcelaine et le fer. ' '
" On a découvert également le lignite en1 " grande quantité, par lits de trois pieds d'épais- " seur, des deux côtés de la rivière Abittibi au 1 ' nord de la |hauteur des terres. ' ' Je pourrais multiplier les citations, mais je terminerai en ajoutant ce que j'ai été à même de constater tant sur T Abittibi que sur le lac Témiskaming. D'abord, les dépôts abondants de gypse au confluent de la Moose et de l' Abittibi, l'ardoise, en différents endroits remontant le fleuve, et la pierre à chaux à peu près partout ; le pyrite de fer au lac Obasatika ; l'ardoise sur la rivière Montréal, la galène argentifère sur le lac Témiskaming.
C'est sur ce même lac que se trouvent aussi les plus belles carrières de pierre de taille qui puissent se voir peut-être dans toute la Puissance, pour l'abondance et la qualité. Ce qui rend ces dernières plus précieuses encore, c'est que les blocs peuvent être détachés du rivage et déposés immédiatement sur des chalands sans le moindre trouble. Avec la belle navigation que possède le lac Témiskaming, cette pierre pourra être ainsi transportée en un circuit de 200 milles ; et l'on comprend l'importance d'une pareille ressource pour la construction à venir de cette région où très certainement s'élèveront des mines considérables avant longtemps.
Voilà ce que l'on connaît jusqu'à présent de la minéralogie de cette immense territoire. Mais, est-ce à dire qu'il ne se feraTpas encore d'autres importantes découvertes ? L,a disparition graduelle des forêts nous en révélera bien d'autres.