‹ De Tolstoi à Lénine: Contribution à l'étude historique de l'évolution agraire en RussieChapitre 24 sur 41 · NI RES · texte numérisé non relu

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des députés paysans avaient indiqué au futur dictateur quelles étaient les volontés de la classe paysanne. Pour eux, la solution la plus équitable de la question agraire devait être la suivante :

« Le droit de propriété privée sur la terre est annulé pour toujours. La terre ne peut être ni achetée, ni donnée en location ou en gage, ni expropriée par quelque moyen que ce soit. Toutes les terres : seigneuriales, d’apanage, du cabinet de l'empereur, des monastères, des églises, des majorats, communales, paysannes et autres, sont confisquées sans rachat, deviennent propriétés nationales et passent à la disposition des travailleurs qui la cultivent...»

Suivaient les diverses modalités de l’organisation projetée. Résumons maintenant la loi de socialisation des terres, telle qu’elle a été publiée dans le Journal de Russie du 2 mars 1918. ;

Cette loi commençait ainsi :

« Toute propriété sur la terre, le sous-sol, les eaux, les forêts, est abolie pour toujours dans les limites de la République fédérative russe. »

La terre passait donc en jouissance à tout le peuple russe, sans qu'il puisse y avoir aucun rachat, fictif ou réel.

Le législateur décide ensuite que, par priorité, la terre est accordée à ceux qui veulent la travailler, non pour en tirer un profit personnel, mais au profit de la communauté. Pour le travail en vue de profits personnels, la loi énumère liitativement

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