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lonté de l'artiste, tous ces drames individuels expirent subitement devant une pierre nue qui.
laisse à l'esprit toute latitude dans ses hypothèses
sur l'au-delà. Môme dans une méditation sur la
mort nous né sortons pas de la vie, et la mort ainsi concue est non pas ce qui suit l'existence, mais pour ainsi dire l'existence elle-même. Nous mourons en effet tous les jours, et la vie construit la mort. La dernière minute n’est pas celle qui finit une vie, mais qui laccomplit, et le moment où la vie cesse est aussi le moment de son maximum. Dans le geste le plus vivant, il y a la mort, puisque ce geste va être fait, et détruit du fait mème qu'il aura été réalisé. Aïnsi la mort est parallèle à l'existence, l'accompagne et ne s’en différencie pas. Ainsi nous la lisons dans les personnages de M. Bartholomé et nous
n'avons pas besoin, en arrivant avec eux au
terme, de voir autre chose que le mur qu'ils voient eux-mêmes. Il ne se passe rien derrière
ce mur, tout s’est passé auparavant, il n’y arien
à voir, sinon une idée abstraite, et cette idée
varie avec chacun des êtres qui s'avancent au-
devant d’elle.
Ces nus et ce mur où ne s'inscrit même pas une maxime, c'est tout ce qu'il faut à M. Bar-
tholomé. L'organisme humain, s'il le veut, si.
gnifie toute l'âme. Les combinaisons de mouvements cherchées par le sculpteur sont plus psychologiques encore que. plastiques. Le corps
lui sert tour à tour à exprimer la fatigue, là, résignation, l'amour, l'espoir, le regret, sans w
horreur et sans héroïsme. Et il sort de ces nudi-
= SARA 4e ù x